Qu’est-ce que l’assurance vie ?

L’assurance vie est souvent confondue avec l’assurance en cas de décès et l’assurance en cas de vie. L’assurance en cas de décès est plutôt un acte de prévoyance que d’épargne. Elle consiste à verser au(x) bénéficiaire(s) un capital fixé lors de la souscription en cas de décès de l’assuré. L’assurance en cas de vie permet à l’assuré de toucher un capital ou une rente s’il est encore en vie à échéance du contrat. S’il décède en cours de contrat, ses successeurs n’ont aucun droit.

En fait, l’assurance vie est une combinaison de ces deux types d’assurance appelée aussi assurance-mixte. Si l’assuré est encore en vie à la fin du contrat dont la durée est déterminée au moment de la souscription, il peut choisir entre une rente ou un capital. Si le contrat est renouvelable, il peut le proroger d’année en année. S’il décède avant l’échéance, le capital et ses intérêts sont transmis au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) au moment de la signature du contrat. Le bénéficiaire n’est pas forcément un membre de la famille.

Le contrat permet de se constituer un capital par le biais de primes versées régulièrement et qui engendrent en plus, des intérêts. C’est donc un véritable compte d’épargne qui permet à l’assuré de se donner les moyens pour réaliser ses projets d’avenir. C’est un contrat souple car l’argent placé en assurance vie n’est pas bloqué. En cas de besoin, il est possible de faire un retrait ou de demander une avance exonérée d’impôt.

Les modalités d’un contrat d’assurance vie

Le souscripteur est celui qui signe le contrat avec l’assureur et qui choisit les bénéficiaires en cas de décès. L’assuré est celui sur lequel repose le risque de décès. Le bénéficiaire peut-être le souscripteur en cas de vie au terme du contrat. Sinon, il est celui qui a été désigné par le souscripteur à la signature du contrat. Le plus souvent, le souscripteur, l’assuré et le bénéficiaire en cas de vie sont une même personne.

Pour honorer son contrat, le souscripteur dispose de trois modes de versements. Il peut opter pour des versements libres. Dans ce cas, il décide lui-même du montant et des dates de ses versements avec néanmoins un montant plancher prévu. Il peut choisir la prime unique qui consiste à alimenter le contrat par un seul versement assez élevé. Enfin, il peut verser des primes périodiques ou programmées. Il s’agit de verser une somme préalablement définie suivant un calendrier précis pendant une période déterminée, généralement comprise entre 10 et 20 ans.

Des frais sont à prévoir lors d’une souscription d’assurance vie. Certains assureurs prévoient des frais de dossier. Les frais de gestion sont prélevés chaque année sur les sommes en compte et ne devraient pas dépasser 0,75%. Les frais d’entrée sont prélevés sur chaque versement. Enfin, pour les frais d’arbitrage et les frais de gestion annuels, il faut se renseigner auprès de l’assureur. Ces différents frais sont à connaître absolument car ils influent sur le rendement du contrat.

L’assureur a l’obligation de faire figurer sur la proposition d’assurance, diverses mentions destinées à informer le souscripteur comme les modalités du contrat en termes clairs et précis, la date précise d’expiration du contrat ou l'échéance, l’identité du ou des bénéficiaire(s), les modalités en cas de renonciation…etc. Le contrat d’assurance vie peut être résilié à tout moment sans aucun risque de poursuite judiciaire. Il suffit d’arrêter le paiement des primes et de ne pas répondre aux lettres de mises en demeure que l’assureur ne manquera pas d’envoyer.

Choisir son type de contrat d’assurance vie

En France, on a le choix entre un contrat d’assurance vie en euros et un contrat en unités de compte. Le contrat en euros est gage de sécurité. Le capital et les intérêts sont garantis par l’assureur. Les primes sont investies dans des obligations avec un taux minimal de progression annuelle de 3,25%. Les gains sont définitivement acquis et ne peuvent être repris ultérieurement. La plupart des contrats d’assurance vie sont des contrats en euros même si les taux de rendement des obligations ne cessent de baisser depuis quelques années.

Le contrat en unités de compte autorise l’investissement des primes sur les marchés immobiliers et boursiers mais aussi dans des actions ou des obligations. Bien entendu, le rendement est fonction des variations des marchés choisis. C’est un contrat à risque car les gains ne sont pas garantis. La décision finale appartient au souscripteur quant aux risques à courir. C’est lui qui décide du type d’orientation de gestion à adopter : dynamique, prudent…etc. C’est le type de contrat adapté à ceux qui veulent tirer le meilleur profit de leur argent à long terme car les perspectives de gain sont supérieures à celles des contrats en euros. Le seul inconvénient c'est qu'il n’y pas de taux minimal garanti. Ce qui signifie que de mauvais résultats risquent d’anéantir les gains déjà obtenus.