imposition du Livret AAlors que le contexte économique international et notamment européen s'enlise, que la consommation ralentie, les Français misent toujours plus sur l'épargne pour faire face aux éventuels imprévus. Et parmi les supports les plus sollicités, le Livret A fait recette ! Ainsi, en 2011, le livret A a réalisé la deuxième meilleure année de son histoire, avec une collecte record de 17,38 milliards d'euros supplémentaires.

Ce résultat est principalement du au climat économique morose actuel mais aussi au taux de rémunération attractif du Livret A (2,25 %), et à sa particularité fiscale d'exonération totale de prélèvement. C'est justement sur ce point que la Cour des comptes est récemment montée au créneau. En effet, en France, le Livret A reste l'un des rares placements à échapper à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, comme la CSG et la CRDS. Quasiment tous les autres revenus du capital sont ponctionnés de 15,5 %. Or sachant que le trou de la Sécu devient abyssal (15,5 milliards d’euros prévus à la fin 2012, après 17,4 milliards en 2011), la Cour des comptes trouverait assez normal de taxer le livret A pour que ce support très populaire, contribue aussi à l'effort demandé pour résorber les déficits.

Cette proposition qui a fait grand bruit, se justifie d'autant plus que le gouvernement prévoit à terme le doublement du plafond du Livret A. Dans cette hypothèse, la Cour des comptes propose ainsi de taxer les revenus tirés des dépôts supérieurs au plafond actuel. Combien cela rapporterait-t-il à l'Etat ? La Cour des comptes ne le précise pas... A suivre.