vers la suppression du crédit revolvingSelon le ministre délégué à la consommation, Benoît Hamon, interviewé récemment par le Journal du dimanche, la loi Lagarde de 2010 est insuffisante pour bien encadrer les pratiques des organismes prêteurs.

Selon lui, ce type de crédit « incite à s'endetter davantage » et d'évoquer les pratiques parfois douteuses de certains sous un terme clairement réprobateur de « business (...) qui prospère sur le dos du consommateur et l'entraîne dans la spirale du surendettement. » Mais que faire pour enrayer ce phénomène ? Selon Benoît Hamon, deux pistes sont à l'étude : « une suppression pure et simple, ou un encadrement et un contrôle renforcés. Nous n'avons pas encore tranché. »

Clairement, le crédit revolving doit se moraliser ou disparaitre. Pour choisir la meilleure option, le gouvernement a demandé au comité consultatif du secteur financier (CCSF) de la Banque de France un rapport d'évaluation de la loi Lagarde qui encadre ce type de crédit aujourd'hui. En fonction des résultats transmis, le gouvernement envisage de faire passer une loi spécifique à l'automne qui serait applicable dès 2013.

Par ailleurs, le ministre a également annoncé que le gouvernement réfléchit actuellement à la mise en place d'une action en justice de groupe. « Elle permettra aux plaignants qui partagent le même sort de saisir collectivement le juge pour bénéficier d'une indemnisation. C'est une promesse de François Hollande ».

Pour mémoire, au mois d'avril dernier, l'UFC Que Choisir a assigné en justice pour non respect de la loi les organismes Cetelem, Cofidis, Sofinco, Financo et Cofinoga, ainsi que les enseignes But, Fly, Carrefour et Cora.