hausse des impôts en 2013La rigueur s'installe sur la France, et pour boucler le budget de l'Etat en 2013, le Gouvernement a du faire des choix parfois difficiles mais indispensables pour tenir son engagement de ramener le déficit de l'Etat à 3 % du PIB.

Dans la présentation lors du Conseil des Ministres, le ministre de l’économie et des finances, Pierre Moscovici et le ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget, Jérôme Cahuzac ont résumé ainsi les grandes lignes suivies pour l'année à venir : « Pour 2013, les projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale prévoient un partage entre 10 Md€ d’économies réalisées sur la dépense de l’Etat, 10 Md€ d’impôts pesant essentiellement sur les plus grandes entreprises et 10 Md€ de contributions demandées aux ménages, principalement les plus aisés. Ces mesures seront complétées par les économies réalisées sur le champ de l’assurance-maladie, à hauteur de 2,5 Md€ ».

Pour les ménages français l'effort national implique des hausses d'impôts sur les très hauts revenus, mais aussi sur les plus modestes. Dans le détail, le budget 2013 prévoit notamment la mise en place d'une tranche d'imposition à 45 % pour les contribuables gagnant plus de 150 000 euros par an et l'instauration d'une taxe exceptionnelle à 75 % au-delà d'un million de revenu pour deux ans. Les revenus du capital seront également imposés sur le même barème que ceux du travail et l’impôt de solidarité sur la fortune sera relevé.

Pour tous les Français, le gel de la désindexation du barème de l'impôt sur l'inflation institué par le Gouvernement Sarkozy est maintenu. De plus, le cumul des avantages dont bénéficie tout foyer fiscal sera abaissé à 10 000 euros.