impots locaux 2013Toujours plus lourds, les impôts locaux voient régulièrement leurs taux prendre quelques pour cents chaque année ou presque. Mais en 2013, échéances électorales imminentes obligent, la plupart des élus ont choisi de mettre en sourdine les augmentations classiques pour mieux s'assurer d'une réélection. La démarche peut paraître démagogique, mais elle est pourtant largement partagée par les élus cette année.

La preuve : selon le Figaro, les grandes villes que sont Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Bordeaux, Nice, et Nantes notamment ont d'ores-et-déjà annoncé ne rien changer à leurs taux d'imposition en 2013. La même stabilité sera de mise pour les métropoles régionales de Rouen et Angers, ainsi que pour les villes moyennes, comme Châtellerault, Niort, Saint-Nazaire, Agen, ou encore Cagnes. Du côté des départements aussi, selon l'Assemblée des départements de France (ADF), 70 % des conseils généraux garderont leurs taux d'impôts locaux inchangés, tandis que le reste prévoit une augmentation très restreinte oscillant entre 0,5 % à 2 %. Ceci est évidemment une bonne nouvelle pour les contribuables, mais comme le note le Figaro dans son article dédié, même à un taux inchangé, l'impôt augmentera au minimum de + 1,8 %. Pourquoi ? En fait, le calcul de la taxe d'habitation ou de la taxe foncière se base sur la multiplication de la valeur locative par un taux d'imposition.

Sachant que chaque année, la valeur locative est revalorisée par le Parlement, au final les impôts augmentent de façon mécanique. Pour 2013, le Parlement ayant voté une revalorisation de 1,8 % des valeurs locatives, les impôts locaux augmenteront au minimum d'autant.