Le LDD devient LDIDEn janvier dernier, Nicolas Sarkozy annonçait lors de ses vœux que les PME industrielles allaient bénéficier de l'équivalent de 3 milliards d'euros de prêts supplémentaires chaque année. Selon le président de la République, cette « nouvelle » manne serait alimentée par la mobilisation de 75% des dépôts supplémentaires sur les Livrets A et Livrets de développement durable (LDD).

Cette annonce très officielle était un premier coup de semonce contre le Livret de Développement Durable (LDD) tel que nous le connaissons aujourd'hui. Et en effet, le 18 octobre dernier, Eric Besson, ministre de l'Industrie l'a confirmé lors des dernières assises de l'industrie : début 2012, le LDD sera transformé en Livret de Développement Industriel Durable (LDID).

Cette transformation fera donc revenir le LDD à son point de départ, autrement dit au Codévi (Compte pour le Développement Industriel). Un recyclage des termes qui ne change finalement pas grand chose pour les titulaires d'un compte puisqu'a priori, le LDID réglementé restera identique dans son fonctionnement (liberté de retrait et de dépôt, intérêts sans impôt) au LDD et à l'ex-Codevi.

Pourquoi le transformer alors ? En fait, la transformation est purement administrative. Les fonds récoltés qui profitaient sous la forme LDD au seul développement durable profiteront en 2012 au développement durable industriel. Une nuance subtile pour les épargnants mais non sans conséquences pour les industries comme le soulignait Eric Besson : la transformation en LDID permettra de « renforcer le financement des PME ». La mesure qui devrait être prise par arrêté ministériel interviendra à l'issue de toute une série de consultations actuellement en cours.

Eric Besson a également annoncé en complément de cette transformation, que OSEO, la banque publique d'aide aux PME allait prochainement mettre en place « une mission d'appui aux fusions-acquisitions ». Cette mission devrait permettre « d'aider nos PMI à grandir, se regrouper et se développer ».