le cout des mutuelles en hausse en 2012Selon une récente estimation de la Mutualité Française, en 2012 nous allons probablement connaître une hausse de nos cotisations de mutuelles santé de l'ordre de + 4,7 %. La faute à la hausse de la taxation décidée par le gouvernement sur les contrats de santé !

Dans le cadre du plan de rigueur actuellement en débat au sein du Gouvernement, une idée fait son chemin : faire passer de 3,5 % à 7 % la taxe sur les contrats de santé « solidaires et responsables » des complémentaires santé, autrement dit les mutuelles mais aussi les assurances et la prévoyance. Cette hausse annoncée vise à limiter le trou de la Sécu. Elle rapporterait selon les estimations du Gouvernement 1,1 milliard d'euros en 2012. Si le Gouvernement insiste sur le fait que les Mutuelles peuvent tout à fait décider de ne pas répercuter cette hausse sur les cotisations, dans les faits, le relèvement de la taxe aura bien une conséquence sonnante et trébuchante sur les cotisations des mutualistes.

En effet, selon les estimations de la Mutualité Française, cette répercussion pourrait être de l'ordre de + 3,2 % pour les mutualistes. Un chiffre auquel il convient d'ajouter l'augmentation classique des mutuelles d'année en année (estimée à + 1,5 % pour 2012) due à l'évolution des dépenses de santé des ménages mais aussi aux nouvelles économies prévues par la Sécu pour l'an prochain dans son budget, comme notamment le déremboursement de certains médicaments. Annoncée récemment, cette hausse de la taxation a provoqué au sein des sociétés mutualistes un tollé général.

Pour la Mutualité Française, cette taxe supplémentaire est un véritable « impôt sur la santé ». Les Français interrogés dans la foulée par l'institut de sondage Harris Interactive sont du même avis : 3 Français sur 4 (76%) sont défavorables à cette taxe. 86 % pensent que cette mesure « va entraîner une nouvelle baisse du pouvoir d’achat » et à 84 %, le relèvement de la taxe pourrait « pousser certaines personnes à ne plus prendre de mutuelle. »

Si la nouvelle majorité socialiste au Sénat s'est récemment prononcée contre cette proposition, le dernier mot reviendra en tout état de cause à l'Assemblée Nationale qui devrait confirmer la mesure.