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		<title>Vos vacances en avion coûtent désormais 100 dollars de plus : la facture salée de la guerre en Iran</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Apr 2026 10:37:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Budget]]></category>
		<category><![CDATA[Conso]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[Un voyage Paris-New York alourdi de 129 euros rien qu&#8217;en carburant, un Barcelone-Berlin qui grimpe de 26 euros, des compagnies européennes qui prévoient déjà de faire passer l&#8217;addition aux passagers. Les chiffres publiés mardi par l&#8217;ONG Transport &#38; Environment mettent des euros précis sur ce que beaucoup de voyageurs pressentaient en consultant les comparateurs depuis ... <a title="Vos vacances en avion coûtent désormais 100 dollars de plus : la facture salée de la guerre en Iran" class="read-more" href="https://www.365euros.com/vos-vacances-en-avion-coutent-desormais-100-dollars-de-plus-la-facture-salee-de-la-guerre-en-iran/" aria-label="En savoir plus sur Vos vacances en avion coûtent désormais 100 dollars de plus : la facture salée de la guerre en Iran">Lire plus</a>]]></description>
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<p>Un voyage Paris-New York alourdi de 129 euros rien qu&rsquo;en carburant, un Barcelone-Berlin qui grimpe de 26 euros, des compagnies européennes qui prévoient déjà de faire passer l&rsquo;addition aux passagers. Les chiffres publiés mardi par l&rsquo;ONG Transport &amp; Environment mettent des euros précis sur ce que beaucoup de voyageurs pressentaient en consultant les comparateurs depuis quelques semaines : la crise énergétique déclenchée par la guerre au Moyen-Orient est en train de redessiner le budget vacances de millions d&rsquo;Européens.</p>



<p>L&rsquo;étude compare les tarifs du kérosène au 16 avril à ceux en vigueur juste avant le déclenchement du conflit opposant les États-Unis et Israël à l&rsquo;Iran, le 28 février. Bilan : un surcoût moyen de 88 euros par passager sur les vols long-courriers au départ de l&rsquo;Europe, soit environ 104 dollars, et 29 euros sur les liaisons intra-européennes. Pour arriver à ces montants, l&rsquo;organisation a calculé la consommation moyenne sur l&rsquo;ensemble des vols partant du continent, puis divisé le total par le nombre de passagers transportés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un kérosène qui a tout simplement doublé depuis février</h2>



<p>Le carburéacteur s&rsquo;est installé durablement au-dessus des 100 dollars le baril depuis le début des hostilités. En Europe du Nord-Ouest, la tonne s&rsquo;échange désormais autour de 1 700 dollars, soit environ deux fois et demie le prix moyen observé en 2025. Plusieurs facteurs expliquent cette flambée : le blocage quasi total du détroit d&rsquo;Ormuz par les Gardiens de la Révolution iraniens depuis début mars, qui coupe l&rsquo;un des principaux axes d&rsquo;approvisionnement pétrolier mondial, l&rsquo;arsenal de sanctions qui restreint l&rsquo;offre disponible, et une spéculation financière qui amplifie les mouvements sur les marchés à terme.</p>



<p>Pour les compagnies aériennes, l&rsquo;impact est brutal. Le carburant, qui représentait environ 25 à 30% des coûts d&rsquo;exploitation avant le conflit selon l&rsquo;Association internationale du transport aérien, s&rsquo;approche désormais des 45% chez certains transporteurs. Lufthansa, Ryanair et Air France-KLM avaient prévenu dès le mois de mars qu&rsquo;une fermeture prolongée d&rsquo;Ormuz les obligerait à répercuter la hausse sur les billets. La promesse est tenue : Air France a confirmé 100 euros supplémentaires sur un aller-retour long-courrier, tandis qu&rsquo;Air France-KLM applique des surcharges carburant pouvant atteindre 319 euros sur ses vols transatlantiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des annulations de vols déjà en cours et des pénuries qui se profilent</h2>



<p>Au-delà du prix, c&rsquo;est désormais la disponibilité des sièges qui commence à inquiéter. La compagnie scandinave SAS a annoncé la suppression d&rsquo;au moins un millier de vols en avril. Le low-cost franco-espagnol Volotea a coupé plusieurs liaisons devenues non rentables, notamment vers la Corse. Lufthansa a fermé sa filiale régionale CityLine plus tôt que prévu et cloué au sol ses appareils les plus anciens et les plus gourmands. easyJet anticipe une perte avant impôts comprise entre 540 et 560 millions de livres pour son premier semestre fiscal 2026. Les compagnies les mieux couvertes par leurs contrats d&rsquo;achat anticipé — Ryanair, easyJet, ou encore Swiss qui a sécurisé 80% de ses besoins 2026 via le hedging de Lufthansa — résistent mieux, mais cette protection s&rsquo;érodera mécaniquement dans les mois à venir.</p>



<p>Le patron de l&rsquo;IATA, Willie Walsh, a qualifié la situation d&rsquo;inquiétante et n&rsquo;écarte pas le scénario d&rsquo;annulations de vols faute de carburant dès la fin du mois de mai en Europe. L&rsquo;Italie a déjà mis en place un rationnement sur certains de ses aéroports. L&rsquo;Union européenne doit publier ce mercredi des lignes directrices sur la gestion des stocks limités de kérosène, et Bruxelles étudie la suspension temporaire de certaines taxes sur les billets pour amortir le choc sur le pouvoir d&rsquo;achat.</p>



<p>Diane Vitry, qui pilote le pôle aviation chez Transport &amp; Environment, met en garde contre la tentation d&rsquo;accuser la réglementation environnementale européenne de plomber un secteur déjà fragilisé. Pour elle, la dépendance aux importations pétrolières est le vrai point faible révélé par cette crise, et non les lois qui cherchent à en sortir. L&rsquo;ONG souligne d&rsquo;ailleurs que les surcoûts liés à la flambée pétrolière dépassent largement ceux induits par la mise en conformité avec les politiques climatiques européennes, notamment le mandat d&rsquo;incorporation de carburants durables à partir de 2030, que plusieurs transporteurs cherchent précisément à assouplir.</p>



<p>Cette séquence laisse entrevoir une recomposition durable de l&rsquo;économie du transport aérien européen. Les voyageurs devront probablement composer avec une fenêtre estivale 2026 plus chère de 20 à 40% selon les projections de l&rsquo;IATA, et surtout moins prévisible : réservations plus tardives, horaires volatils, routes allongées par l&rsquo;impossibilité de survoler certaines zones. Le train tire son épingle du jeu sur les courtes et moyennes distances, les alternatives ferroviaires étant redevenues compétitives face à un kérosène qui ne redescendra probablement pas tant que le détroit d&rsquo;Ormuz restera sous tension. À plus longue échéance, la crise pourrait paradoxalement accélérer les investissements dans les carburants aériens alternatifs et dans la production européenne de kérosène de synthèse, dossier jusqu&rsquo;ici freiné par le coût élevé de ces solutions face à un pétrole bon marché. La souveraineté énergétique, souvent évoquée pour l&rsquo;électricité et le gaz, s&rsquo;invite désormais avec force dans le débat aérien.</p>
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		<title>Pétrole sous les 90 dollars : la chute-surprise qui pourrait enfin soulager les automobilistes français</title>
		<link>https://www.365euros.com/petrole-sous-les-90-dollars-la-chute-surprise-qui-pourrait-enfin-soulager-les-automobilistes-francais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 09:41:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Budget]]></category>
		<category><![CDATA[Conso]]></category>
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					<description><![CDATA[Vendredi 17 avril 2026 a marqué un tournant sur les marchés de l&#8217;énergie. En l&#8217;espace de quelques heures, le baril de Brent a perdu près de 10 %, repassant sous la barre symbolique des 90 dollars pour la première fois depuis plus d&#8217;un mois. Le déclencheur : une déclaration du ministre iranien des Affaires étrangères, ... <a title="Pétrole sous les 90 dollars : la chute-surprise qui pourrait enfin soulager les automobilistes français" class="read-more" href="https://www.365euros.com/petrole-sous-les-90-dollars-la-chute-surprise-qui-pourrait-enfin-soulager-les-automobilistes-francais/" aria-label="En savoir plus sur Pétrole sous les 90 dollars : la chute-surprise qui pourrait enfin soulager les automobilistes français">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Vendredi 17 avril 2026 a marqué un tournant sur les marchés de l&rsquo;énergie. En l&rsquo;espace de quelques heures, le baril de Brent a perdu près de 10 %, repassant sous la barre symbolique des 90 dollars pour la première fois depuis plus d&rsquo;un mois. Le déclencheur : une déclaration du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, annonçant sur X la réouverture totale du détroit d&rsquo;Ormuz aux navires commerciaux pendant la durée du cessez-le-feu en cours au Moyen-Orient.</p>



<p>À la clôture européenne, le Brent pour livraison en juin s&rsquo;échangeait autour de 90,38 dollars, en recul de 9,07 %. Son équivalent américain, le WTI, plongeait davantage, à 83,85 dollars, soit une chute de 11,45 %. Ces niveaux n&rsquo;avaient plus été observés depuis le début du mois de mars, au moment où le conflit déclenché le 28 février par les frappes américano-israéliennes en Iran avait précipité les cours au-dessus de 119 dollars le baril.</p>



<p>L&rsquo;annonce iranienne a été perçue par les salles de marché comme le premier véritable signal de désescalade depuis le début des hostilités. Pour les analystes d&rsquo;Interactive Brokers et de Lipow Oil Associates, interrogés par l&rsquo;AFP, le pire de la crise géopolitique semble désormais écarté, même si aucun accord de paix définitif n&rsquo;a été signé entre Washington et Téhéran. Le cessez-le-feu entre les deux pays, officiellement en vigueur, expire théoriquement le 22 avril, ce qui maintient une part d&rsquo;incertitude sur la suite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un mouvement qui se propage bien au-delà du seul marché pétrolier</h2>



<p>La respiration a été immédiate sur les Bourses européennes. Paris a gagné 1,97 % sur la séance, Francfort 2,27 %, Milan 1,75 % et Londres 0,73 %. À New York, le S&amp;P 500 a atteint un nouveau sommet historique à 7 126 points, porté par la perspective d&rsquo;un allègement durable de la facture énergétique mondiale. Les valeurs aériennes, chimiques et industrielles, particulièrement pénalisées depuis le début du conflit, ont été les principales bénéficiaires du mouvement.</p>



<p>Les effets se sont aussi fait sentir sur les marchés obligataires. Le rendement du Bund allemand à dix ans, référence en zone euro, est repassé sous la barre des 3 %, à 2,97 %, contre 3,03 % la veille. L&rsquo;OAT française a suivi, tombant à 3,59 %. Aux États-Unis, le taux à dix ans est revenu à 4,24 %. Ces reflux traduisent un allègement des craintes inflationnistes qui s&rsquo;étaient réinstallées depuis mars, au moment où les cours du brut flirtaient avec les 120 dollars et où certains économistes évoquaient un scénario de stagflation en zone euro. Seul le dollar, qui s&rsquo;était renforcé à la faveur du conflit, a connu une journée de montagnes russes avant de reprendre un peu de terrain face à l&rsquo;euro en fin de séance.</p>



<p>Le détroit d&rsquo;Ormuz, rappelons-le, concentre à lui seul près de 20 % du commerce mondial d&rsquo;hydrocarbures, avec quelque 13 millions de barils transitant chaque jour par ses eaux. Sa paralysie quasi totale depuis fin février avait entraîné l&rsquo;ancrage de plus de 150 pétroliers en dehors du détroit, contraint plusieurs compagnies maritimes à suspendre leurs rotations, et provoqué la plus grave rupture d&rsquo;approvisionnement énergétique depuis les chocs pétroliers des années 1970.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La prudence reste de mise sur un dénouement durable</h2>



<p>La normalisation ne se décrétera toutefois pas en un jour. Plusieurs infrastructures gazières et pétrolières du Golfe ont été endommagées pendant le conflit, à commencer par la raffinerie qatarie de Ras Laffan, premier site mondial de production de GNL, touchée le 2 mars. Les spécialistes estiment qu&rsquo;il faudra plusieurs mois avant un retour à la normale des flux, et dans le cas de certains sites stratégiques, entre trois et cinq années de travaux de remise en état. Le blocus américain des ports iraniens demeure par ailleurs pleinement opérationnel, Donald Trump ayant précisé sur Truth Social qu&rsquo;il ne serait levé qu&rsquo;une fois la totalité des points de négociation avec Téhéran finalisée.</p>



<p>Cette confusion persistante a rapidement rattrapé l&rsquo;optimisme initial. Le lendemain même de l&rsquo;annonce, samedi 18 avril, l&rsquo;Iran a indiqué reprendre le « strict contrôle » du détroit en réaction au maintien du blocus américain, rouvrant la porte à de nouvelles tensions sur les cours. Les pétroliers et assureurs, échaudés par deux mois de crise, restent d&rsquo;ailleurs réticents à reprendre massivement la route du détroit sans garanties solides, notamment sur la couverture des risques de guerre qui avait été suspendue dès le 5 mars.</p>



<p>Pour les consommateurs français, la détente observée sur les marchés commence malgré tout à se matérialiser. Le litre de gazole s&rsquo;établissait à 2,273 euros en moyenne nationale mi-avril, en recul d&rsquo;environ neuf centimes sur une semaine. Le sans-plomb 95-E10 suivait la même trajectoire, à un rythme légèrement plus rapide en raison d&rsquo;une exposition moindre au gazole importé du Proche-Orient, dont la France tire 29 % de sa consommation. Bercy entend désormais accélérer cette répercussion et a brandi la menace d&rsquo;un décret d&rsquo;encadrement des marges, présenté comme un outil de dissuasion à l&rsquo;égard des distributeurs. La ministre déléguée à l&rsquo;Énergie, Maud Bregeon, a rappelé dans la presse qu&rsquo;en quelques jours, le baril était passé de 115 à moins de 90 dollars, et que la baisse devait se lire rapidement à la pompe. Le ministre du Commerce, Serge Papin, a de son côté évoqué dans le Journal du Dimanche la métaphore d&rsquo;un médecin qui prépare ses instruments sans nécessairement avoir à s&rsquo;en servir.</p>



<p>Un plan de soutien au transport routier, doté de 50 millions d&rsquo;euros et publié au Journal officiel le 18 avril, est par ailleurs entré en vigueur dans la foulée. Il prévoit une aide modulable en fonction du type de véhicule, avec un plafond de 60 000 euros par entreprise, à destination des sociétés de moins de 1 000 salariés exerçant dans le transport de marchandises, le transport de voyageurs par autocar ou le transport sanitaire. Une reconduction en mai est à l&rsquo;étude, tandis que les pêcheurs et les agriculteurs bénéficient de dispositifs parallèles, notamment un remboursement de 20 centimes par litre de gazole marin et une exonération de droit d&rsquo;accise sur le gazole non routier.</p>



<p>Au-delà du court terme, cette nouvelle flambée suivie d&rsquo;une correction brutale alimente les réflexions sur la dépendance énergétique européenne. La France importe aujourd&rsquo;hui 51 % de son gazole et une part significative de son GNL via la route du Golfe, ce qui l&rsquo;expose mécaniquement à chaque soubresaut régional. L&rsquo;épisode de 2026 aura probablement un effet d&rsquo;accélérateur sur plusieurs chantiers : relance des discussions autour des stocks stratégiques européens, accélération de l&rsquo;électrification du parc automobile, réflexion sur la diversification des approvisionnements via les terminaux GNL de la façade atlantique, et remise sur la table du dossier des biocarburants, dont l&rsquo;E85, produit à partir de betteraves et de céréales françaises, a démontré une nouvelle fois sa résilience face aux chocs pétroliers. La volatilité des cours du brut, qui ont oscillé entre 67 et 119 dollars en moins de deux mois, pèsera durablement dans les arbitrages budgétaires comme dans les choix industriels à venir.</p>
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		<title>Pétrole, gaz, engrais : pourquoi avril 2026 pourrait devenir le mois le plus noir de l&#8217;histoire énergétique mondiale</title>
		<link>https://www.365euros.com/petrole-gaz-engrais-pourquoi-avril-2026-pourrait-devenir-le-mois-le-plus-noir-de-lhistoire-energetique-mondiale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 11:59:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conso]]></category>
		<category><![CDATA[Budget]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[Le patron de l&#8217;Agence internationale de l&#8217;énergie (AIE) ne mâche plus ses mots. Lors d&#8217;une conférence de presse tenue ce lundi 14 avril, à l&#8217;issue d&#8217;une rencontre avec les dirigeants du FMI et de la Banque mondiale, Fatih Birol a posé un constat glaçant : la crise que traverse le marché de l&#8217;énergie depuis fin ... <a title="Pétrole, gaz, engrais : pourquoi avril 2026 pourrait devenir le mois le plus noir de l&#8217;histoire énergétique mondiale" class="read-more" href="https://www.365euros.com/petrole-gaz-engrais-pourquoi-avril-2026-pourrait-devenir-le-mois-le-plus-noir-de-lhistoire-energetique-mondiale/" aria-label="En savoir plus sur Pétrole, gaz, engrais : pourquoi avril 2026 pourrait devenir le mois le plus noir de l&#8217;histoire énergétique mondiale">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le patron de l&rsquo;Agence internationale de l&rsquo;énergie (AIE) ne mâche plus ses mots. Lors d&rsquo;une conférence de presse tenue ce lundi 14 avril, à l&rsquo;issue d&rsquo;une rencontre avec les dirigeants du FMI et de la Banque mondiale, Fatih Birol a posé un constat glaçant : la crise que traverse le marché de l&rsquo;énergie depuis fin février dépasse en ampleur tous les chocs précédents, y compris ceux de 1973, 1979 et la crise gazière liée au conflit ukrainien en 2022. Selon lui, si l&rsquo;on cumule les perturbations de ces trois épisodes passés, on reste en dessous du niveau de désorganisation actuel.</p>



<p>Le mécanisme est simple à comprendre. En mars, les tankers qui livraient encore du pétrole et du gaz dans le monde transportaient des cargaisons chargées avant le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, le 28 février dernier. Ce stock tampon est désormais épuisé. Depuis le début du mois d&rsquo;avril, plus aucun chargement n&rsquo;a pu quitter les ports du Golfe. La fermeture du détroit d&rsquo;Ormuz par l&rsquo;Iran, en représailles à l&rsquo;offensive menée par les États-Unis et Israël, bloque un passage par lequel transitent environ 20 % du pétrole mondial et une part comparable du gaz naturel liquéfié. Résultat : le marché perd environ 12 millions de barils par jour, et les pertes d&rsquo;avril seront selon l&rsquo;AIE deux fois supérieures à celles du mois précédent.</p>



<p><strong>Des dégâts matériels qui se compteront en années de reconstruction</strong></p>



<p>Au-delà du blocage maritime, ce sont les infrastructures elles-mêmes qui ont été touchées en profondeur. Plus de 75 sites énergétiques ont subi des dommages dans la région, dont un tiers se trouvent dans un état jugé proche de la destruction totale. Le Qatar, premier exportateur mondial de GNL avec environ 20 % de l&rsquo;offre planétaire, a déclaré la force majeure dès le 4 mars après qu&rsquo;une frappe a réduit les capacités du site de Ras Laffan. Ces installations représentent des décennies d&rsquo;investissements et leur remise en service prendra des mois, voire des années. Même un cessez-le-feu — comme celui, fragile, annoncé la semaine dernière entre Washington et Téhéran — ne suffira pas à rétablir rapidement la production. La directrice générale du FMI a d&rsquo;ailleurs souligné que les difficultés persisteront bien au-delà de la fin des hostilités, en raison de l&rsquo;ampleur des destructions physiques.</p>



<p>Et la crise ne se limite pas au brut et au gaz. Elle touche aussi les engrais, les produits pétrochimiques, le soufre et l&rsquo;hélium, autant de matières premières dont les chaînes d&rsquo;approvisionnement mondiales dépendent étroitement. Des tensions sur le kérosène et le diesel apparaissent déjà en Asie et pourraient gagner l&rsquo;Europe dans les semaines à venir. Dans plusieurs pays, la perspective d&rsquo;un rationnement énergétique n&rsquo;est plus un scénario théorique.</p>



<p><strong>Une riposte financière internationale à la mesure du choc</strong></p>



<p>Face à l&rsquo;urgence, les grandes institutions financières mondiales ont mis en place un dispositif de coordination inédit. L&rsquo;AIE, le FMI et la Banque mondiale ont formé un groupe de travail commun pour évaluer les besoins et piloter la réponse. Le FMI a indiqué s&rsquo;attendre à des demandes d&rsquo;aide d&rsquo;urgence comprises entre 20 et 50 milliards de dollars en provenance des pays les plus vulnérables, notamment les économies à faible revenu et fortement importatrices d&rsquo;énergie. De son côté, la Banque mondiale a précisé pouvoir débloquer 25 milliards de dollars à court terme via ses instruments de crise, et jusqu&rsquo;à 70 milliards en six mois en réorientant certains programmes existants. Le président de la Banque mondiale a qualifié la situation de « choc systémique », tout en rappelant que des crises avaient déjà été surmontées par le passé grâce à un leadership fort.</p>



<p>Pour gagner du temps, les 32 pays membres de l&rsquo;AIE, dont la France, ont déjà libéré 400 millions de barils de réserves stratégiques début mars. Le patron de l&rsquo;AIE rappelle que plus de 80 % de ces stocks restent disponibles. Mais il prévient lui-même que ces réserves ne constituent qu&rsquo;un palliatif temporaire : elles atténuent la pression sans résoudre le problème de fond. La seule véritable solution, selon lui, reste la réouverture du détroit d&rsquo;Ormuz.</p>



<p>Sur le plan macroéconomique, les dégâts sont déjà mesurables. La Banque mondiale a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour les pays émergents, désormais attendue à 3,65 % en 2026 contre 4 % estimés en octobre dernier, avec un scénario pessimiste à 2,6 % si le conflit s&rsquo;enlise. L&rsquo;inflation dans ces économies pourrait atteindre 4,9 % cette année, voire 6,7 % dans l&rsquo;hypothèse la plus défavorable. Le FMI estime que 45 millions de personnes supplémentaires risquent de basculer dans l&rsquo;insécurité alimentaire aiguë si les livraisons d&rsquo;engrais restent perturbées.</p>



<p>Paradoxalement, cette crise pourrait accélérer des mutations déjà en gestation. Le directeur de l&rsquo;AIE estime que l&rsquo;architecture énergétique mondiale va connaître une transformation profonde dans les prochaines années. Le déploiement des énergies renouvelables — solaire et éolien en tête — pourrait s&rsquo;intensifier à l&rsquo;échelle de quelques mois seulement, ces technologies ayant l&rsquo;avantage d&rsquo;une installation rapide. La relance de programmes nucléaires, notamment les petits réacteurs modulaires, fait aussi partie des pistes évoquées, de même que la prolongation de la durée de vie des centrales existantes. L&rsquo;AIE recommande par ailleurs des mesures de sobriété immédiates : réduction des limitations de vitesse, recours au télétravail et diminution de l&rsquo;usage des équipements énergivores. Des mesures qui rappellent, à bien des égards, les restrictions mises en place pendant la pandémie de Covid-19.</p>
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		<item>
		<title>Rupture de carburant : le fossé entre les chiffres officiels et la réalité des pompes</title>
		<link>https://www.365euros.com/rupture-de-carburant-le-fosse-entre-les-chiffres-officiels-et-la-realite-des-pompes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 11:46:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Budget]]></category>
		<category><![CDATA[Conso]]></category>
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					<description><![CDATA[En ce début avril 2026, faire le plein relève du parcours du combattant pour des millions d&#8217;automobilistes français. Les chiffres officiels sont formels : des centaines de stations-service affichent des ruptures sur au moins un type de carburant, et la situation s&#8217;est nettement dégradée au fil des jours. Le phénomène a atteint un pic spectaculaire ... <a title="Rupture de carburant : le fossé entre les chiffres officiels et la réalité des pompes" class="read-more" href="https://www.365euros.com/rupture-de-carburant-le-fosse-entre-les-chiffres-officiels-et-la-realite-des-pompes/" aria-label="En savoir plus sur Rupture de carburant : le fossé entre les chiffres officiels et la réalité des pompes">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>En ce début avril 2026, faire le plein relève du parcours du combattant pour des millions d&rsquo;automobilistes français. Les chiffres officiels sont formels : des centaines de stations-service affichent des ruptures sur au moins un type de carburant, et la situation s&rsquo;est nettement dégradée au fil des jours. Le phénomène a atteint un pic spectaculaire au lendemain du week-end de Pâques, avec près d&rsquo;un tiers des points de vente concernés par une indisponibilité partielle ou totale selon les relevés de franceinfo. Et pourtant, du côté de l&rsquo;exécutif, le mot « pénurie » reste banni du vocabulaire officiel.</p>



<p>Le réseau TotalEnergies concentre à lui seul l&rsquo;essentiel des tensions. En cause, la politique de plafonnement tarifaire mise en place par le pétrolier dès le 12 mars : l&rsquo;essence y est bloquée à 1,99 euro le litre, et le diesel a été successivement plafonné à 2,09 puis 2,25 euros. Face à des tarifs nettement plus bas que la concurrence, les automobilistes se sont naturellement rués vers ces stations. Les cuves se vident en quelques heures et les camions-citernes ne parviennent plus à suivre la cadence. Résultat : selon les données compilées début avril, environ deux stations TotalEnergies sur trois affichaient une rupture de stock. Le phénomène dépasse d&rsquo;ailleurs le seul réseau du géant pétrolier, puisque d&rsquo;autres enseignes comme Auchan, Elan ou les indépendants enregistrent elles aussi des taux de rupture supérieurs à la normale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le gazole en première ligne, l&rsquo;essence sous pression</h2>



<p>Parmi les carburants les plus touchés, le gazole arrive en tête. Ce n&rsquo;est pas un hasard : la France importe plus de la moitié du diesel qu&rsquo;elle consomme, dont une part considérable en provenance du Moyen-Orient. Le blocage du détroit d&rsquo;Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial, a provoqué un effet domino sur toute la chaîne d&rsquo;approvisionnement. Le baril de Brent a franchi la barre des 110 dollars, contre 70 dollars environ avant le déclenchement du conflit. Le SP98, le SP95-E10 et le SP95 sont également affectés par des tensions fortes, avec des taux de rupture dépassant parfois les 15 % des stations distributrices. L&rsquo;E85 et le GPLc ne sont pas totalement épargnés non plus, même si les difficultés y restent moins marquées. Les prix moyens à la pompe ont atteint des niveaux inédits depuis 1985 : autour de 2,30 euros le litre pour le gazole et 2 euros pour le SP95-E10, soit une hausse de plus de 50 centimes depuis le début des hostilités fin février.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un discours gouvernemental en décalage avec le terrain</h2>



<p>La communication officielle peine à masquer l&rsquo;ampleur du problème. La ministre déléguée à l&rsquo;Énergie a multiplié les interventions pour assurer que le pétrole arrivait bien sur le sol français, que les raffineries fonctionnaient normalement et que les dépôts étaient approvisionnés. Selon elle, les ruptures s&rsquo;expliquent par un « engorgement des réseaux de transport », aggravé par les jours fériés du week-end pascal, période pendant laquelle les camions-citernes ne circulent pas. Le président de l&rsquo;Union française des industries pétrolières a d&rsquo;ailleurs confirmé que la logistique souffrait particulièrement lors des week-ends prolongés, faute de livraisons le dimanche et les jours fériés. La France dispose en théorie de réserves stratégiques conséquentes : une centaine de millions de barils, dont une partie doit être progressivement libérée en coordination avec l&rsquo;Agence internationale de l&rsquo;énergie. Mais entre le stock théorique et la pompe du coin de la rue, le décalage reste criant pour l&rsquo;automobiliste qui tourne en vain d&rsquo;une station à l&rsquo;autre.</p>



<p>Du côté des mesures de soutien, le gouvernement a annoncé un dispositif d&rsquo;aides ciblées à destination des professions les plus dépendantes de la route : aides-soignantes, auxiliaires de vie à domicile, certains agriculteurs. Une enveloppe de 70 millions d&rsquo;euros a été débloquée pour financer du chômage partiel en avril. Mais les syndicats jugent la réponse insuffisante. Les transporteurs routiers ont bloqué une partie du périphérique parisien pour exprimer leur colère. En Corse, les pêcheurs ont paralysé les principaux ports de l&rsquo;île pour dénoncer le coût du carburant, déjà plus élevé qu&rsquo;en métropole. La CGT réclame un prix maximum à 1,70 euro le litre, une option que l&rsquo;exécutif a écartée. Quant à l&rsquo;idée d&rsquo;une aide universelle, elle a été repoussée au nom des contraintes budgétaires.</p>



<p>La situation pourrait évoluer dans les semaines à venir, dans un sens comme dans l&rsquo;autre. TotalEnergies a prolongé son dispositif de plafonnement jusqu&rsquo;à fin avril, mais en relevant le plafond du diesel à 2,25 euros, ce qui devrait mécaniquement réduire l&rsquo;écart de prix avec les autres enseignes et atténuer l&rsquo;afflux massif dans ses stations. Plusieurs pays européens, dont l&rsquo;Espagne, l&rsquo;Allemagne et l&rsquo;Italie, poussent pour instaurer une taxe sur les superprofits des entreprises énergétiques au niveau continental. En France, le ministre de l&rsquo;Économie a écrit aux distributeurs pour vérifier l&rsquo;absence de marges abusives. Par ailleurs, des analystes du secteur énergétique alertent sur un risque émergent de pénurie de kérosène dans les aéroports européens, un scénario qui a déjà frappé plusieurs hubs en Italie et au Royaume-Uni. Si le conflit au Moyen-Orient se prolonge, la pression sur l&rsquo;ensemble de la chaîne pétrolière ne fera que s&rsquo;accentuer, et les 100 millions de barils de réserves stratégiques ne constitueront qu&rsquo;un filet de sécurité temporaire.</p>
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		<title>Prêt entre particuliers : ce que personne ne vous dit avant de prêter ou d&#8217;emprunter</title>
		<link>https://www.365euros.com/pret-entre-particuliers-ce-que-personne-ne-vous-dit-avant-de-preter-ou-demprunter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 09:33:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Crédit]]></category>
		<category><![CDATA[Conso]]></category>
		<category><![CDATA[Immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[En France, le prêt d&#8217;argent entre particuliers séduit de plus en plus de ménages. Le principe est simple : deux personnes physiques s&#8217;accordent directement sur un emprunt, sans passer par une banque. Cette pratique, parfois qualifiée de « Peer to Peer Lending », repose sur un contrat de gré à gré où les deux parties ... <a title="Prêt entre particuliers : ce que personne ne vous dit avant de prêter ou d&#8217;emprunter" class="read-more" href="https://www.365euros.com/pret-entre-particuliers-ce-que-personne-ne-vous-dit-avant-de-preter-ou-demprunter/" aria-label="En savoir plus sur Prêt entre particuliers : ce que personne ne vous dit avant de prêter ou d&#8217;emprunter">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>En France, le prêt d&rsquo;argent entre particuliers séduit de plus en plus de ménages. Le principe est simple : deux personnes physiques s&rsquo;accordent directement sur un emprunt, sans passer par une banque. Cette pratique, parfois qualifiée de « Peer to Peer Lending », repose sur un contrat de gré à gré où les deux parties fixent librement le montant, la durée, les échéances et le taux d&rsquo;intérêt éventuel. Elle peut concerner des proches, des amis, des membres d&rsquo;une même famille, voire des conjoints. Aucun plafond légal ne limite la somme prêtée.</p>



<p>Ce type de financement répond à des besoins variés : acquisition d&rsquo;un bien immobilier, financement de travaux, constitution d&rsquo;un apport personnel pour décrocher ensuite un crédit bancaire classique, ou tout simplement coup de pouce ponctuel. Pour ceux dont le profil ne passe pas les filtres des établissements de crédit — jeunes entrepreneurs sans garanties solides, travailleurs indépendants aux revenus irréguliers, personnes fichées au FICP — le recours à un prêteur privé peut représenter la seule porte de sortie.</p>



<p>Mais cette souplesse a une contrepartie : l&rsquo;absence de cadre bancaire ne signifie pas l&rsquo;absence de règles. Dès que la somme dépasse 1 500 euros, un écrit est requis pour que le prêt soit juridiquement opposable, conformément à l&rsquo;article 1359 du Code civil. Ce document, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un contrat de prêt signé par les deux parties ou d&rsquo;une reconnaissance de dette signée par le seul emprunteur, doit mentionner le capital, les modalités de remboursement et, le cas échéant, le taux appliqué. Au-delà de 5 000 euros sur une même année civile, une déclaration fiscale via le formulaire Cerfa n°2062 est obligatoire lors de la déclaration de revenus. Sans cette formalité, l&rsquo;administration fiscale peut requalifier l&rsquo;opération en don déguisé, ce qui expose les deux parties à un redressement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des obligations fiscales souvent ignorées</h2>



<p>La dimension fiscale du prêt entre particuliers reste mal connue du grand public. Si le prêteur décide de facturer des intérêts, ceux-ci doivent rester en dessous du taux de l&rsquo;usure publié chaque trimestre par la Banque de France. Pour le premier semestre 2026, le taux d&rsquo;intérêt légal applicable aux créances entre particuliers a été fixé à 6,67 % annuel. Les intérêts perçus par le prêteur sont par ailleurs imposables au titre des revenus de capitaux mobiliers et doivent être déclarés.</p>



<p>Il est aussi possible de faire enregistrer l&rsquo;acte auprès du service de l&rsquo;enregistrement de l&rsquo;administration fiscale, moyennant un droit fixe de 125 euros. Cette démarche confère une « date certaine » au contrat, ce qui le rend incontestable en cas de litige avec des tiers ou lors d&rsquo;une succession. Le recours à un notaire, bien que non obligatoire, est vivement recommandé pour les montants élevés, notamment parce qu&rsquo;il permet de mettre en place une hypothèque au profit du prêteur, garantie qui le placerait en rang prioritaire si les biens de l&#8217;emprunteur venaient à être saisis.</p>



<p>Un point souvent négligé concerne l&rsquo;assurance. Rien n&#8217;empêche — et tout conseille — de souscrire une garantie décès-invalidité sur un prêt entre particuliers, comme on le ferait pour un crédit immobilier bancaire. En l&rsquo;absence d&rsquo;assurance, le décès ou l&rsquo;incapacité de l&#8217;emprunteur peut transformer un geste de solidarité en perte sèche pour le prêteur, voire en source de conflit familial.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un terrain de chasse pour les escrocs du web</h2>



<p>Le développement du financement participatif et la multiplication des annonces en ligne ont fait du prêt entre particuliers un terrain fertile pour les escroqueries. Le schéma classique fonctionne ainsi : un prétendu prêteur contacte sa cible par e-mail, sur un forum ou via les réseaux sociaux, en proposant un crédit à des conditions anormalement favorables — taux à 2 %, pas de condition de revenus, réponse garantie sous 24 heures. Une fois l&#8217;emprunteur ferré, on lui réclame des « frais de dossier » ou des « frais de déblocage », souvent par mandat cash ou virement vers l&rsquo;étranger. L&rsquo;argent encaissé, le soi-disant prêteur disparaît.</p>



<p>L&rsquo;Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) alerte régulièrement sur la recrudescence de ces pratiques. Les victimes sont le plus souvent des personnes en difficulté financière, déjà refusées par les circuits bancaires traditionnels et donc plus vulnérables à des promesses irréalistes. Les autorités rappellent un principe simple : aucun intermédiaire n&rsquo;a le droit de percevoir la moindre somme avant le versement effectif des fonds prêtés. Toute demande d&rsquo;argent préalable constitue un signal d&rsquo;alarme.</p>



<p>Ceux qui souhaitent passer par une plateforme de financement participatif plutôt que par un prêt de gré à gré doivent vérifier que l&rsquo;opérateur est bien immatriculé à l&rsquo;ORIAS et dispose de l&rsquo;agrément délivré par l&rsquo;ACPR. Ces vérifications sont accessibles en quelques clics sur les registres publics. En cas de doute, le numéro Info Escroqueries (0 805 805 817) ou le portail internet-signalement.gouv.fr permettent de signaler une offre suspecte.</p>



<p>Le contexte réglementaire évolue par ailleurs en 2026. Une directive européenne transposée en droit français en septembre 2025 va renforcer l&rsquo;encadrement des crédits à la consommation à partir de novembre 2026, avec des obligations accrues en matière de vérification de solvabilité et de transparence sur les coûts. Si cette réforme vise surtout les établissements de crédit et les découverts bancaires, elle traduit une tendance de fond : le législateur entend réduire les zones grises dans lesquelles prospèrent les offres frauduleuses. Pour les emprunteurs comme pour les prêteurs, la formalisation rigoureuse du prêt entre particuliers — contrat écrit, déclaration fiscale, vérification de la plateforme — reste la meilleure protection face à un marché où la confiance ne suffit pas.</p>



<p></p>
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		<title>Carburant en France : pourquoi les pompes se vident et ce que ça annonce pour les semaines à venir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 14:46:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[Fin mars 2026, trouver du carburant dans certaines régions françaises relève du parcours du combattant. Le nombre de stations-service en rupture a explosé en quelques semaines, passant d&#8217;une soixantaine fin février à près de 700 au 28 mars, selon les relevés du site prix-carburant.eu. Le diesel est le produit le plus touché, mais les essences ... <a title="Carburant en France : pourquoi les pompes se vident et ce que ça annonce pour les semaines à venir" class="read-more" href="https://www.365euros.com/carburant-en-france-pourquoi-les-pompes-se-vident-et-ce-que-ca-annonce-pour-les-semaines-a-venir/" aria-label="En savoir plus sur Carburant en France : pourquoi les pompes se vident et ce que ça annonce pour les semaines à venir">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Fin mars 2026, trouver du carburant dans certaines régions françaises relève du parcours du combattant. Le nombre de stations-service en rupture a explosé en quelques semaines, passant d&rsquo;une soixantaine fin février à près de 700 au 28 mars, selon les relevés du site prix-carburant.eu. Le diesel est le produit le plus touché, mais les essences SP95, SP98 et E10 connaissent aussi des tensions localisées.</p>



<p>La Haute-Garonne, les Bouches-du-Rhône et la Gironde figurent parmi les départements les plus affectés. À Toulouse, des automobilistes ont fait face à des stations entièrement vides le dernier week-end de mars. Le gazole est en première ligne, avec un taux de rupture trois fois supérieur à la normale d&rsquo;après le site l&rsquo;Automobiliste. Et la situation ne se limite pas au sud : la Seine-Maritime, le Bas-Rhin, le Nord ou encore le Loiret subissent également des difficultés d&rsquo;approvisionnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le plafonnement de TotalEnergies, un effet boomerang inattendu</h2>



<p>L&rsquo;une des causes directes de cette tension est liée au mécanisme de prix plafonné mis en place par TotalEnergies. Le 12 mars, le groupe a annoncé bloquer l&rsquo;essence à 1,99 euro le litre et le gazole à 2,09 euros dans ses 3 300 stations métropolitaines, autoroutes et zones rurales comprises. Une mesure pensée pour protéger les automobilistes dans un contexte de flambée des cours du pétrole. Mais l&rsquo;effet a été inverse sur le terrain : des centaines de milliers de conducteurs se sont rués vers les pompes TotalEnergies pour profiter de l&rsquo;écart de prix avec les concurrents. Résultat, les capacités de stockage et les délais de livraison n&rsquo;ont pas suivi. Selon les représentants de la filière, certaines stations ne disposent tout simplement pas de la logistique nécessaire pour absorber un tel afflux. La fédération Mobilians a d&rsquo;ailleurs souligné que cette course au prix le plus bas provoque mécaniquement des ruptures dans les points de vente les plus sollicités.</p>



<p>Ce phénomène de « plein préventif » ne se limite d&rsquo;ailleurs pas aux stations TotalEnergies. Les enseignes Leclerc, Carrefour, Intermarché et Super U ont toutes signalé une affluence inhabituelle depuis le début du mois, dans un climat où les automobilistes redoutent autant la hausse des tarifs que la panne sèche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La crise au Moyen-Orient, un facteur structurel derrière la flambée</h2>



<p>Au-delà du comportement des consommateurs, le contexte international pèse lourd. Depuis début mars, la paralysie du trafic maritime dans le détroit d&rsquo;Ormuz, par où transite une part considérable des exportations mondiales de pétrole et de gaz, a fait bondir le cours du Brent de plus de 13 %. Le baril a franchi la barre symbolique des 100 dollars le 11 mars, un seuil qui ne laisse rien présager de bon pour les prix à la pompe. La France, grande importatrice de diesel, est particulièrement exposée à ces variations. Le prix moyen du gazole dépassait déjà les 2,22 euros le litre à la fin mars.</p>



<p>Les départements d&rsquo;outre-mer et la Corse font figure de territoires encore plus vulnérables, leur approvisionnement dépendant de chaînes logistiques plus longues et plus fragiles. À La Réunion, le préfet a annoncé fin mars un sans-plomb à 1,96 euro et un gazole à 1,77 euro au 1er avril, en justifiant cette hausse par la contraction de l&rsquo;offre mondiale face à une demande toujours soutenue.</p>



<p>Le gouvernement tente de contenir la situation. Une cellule de crise se réunit quotidiennement à Bercy sous la direction du ministre de l&rsquo;Économie, et plusieurs réunions avec les distributeurs, les transporteurs et le monde agricole ont été organisées. Mesure exceptionnelle : une décision publiée au Journal officiel le 26 mars autorise à titre temporaire la commercialisation d&rsquo;un gazole non conforme aux spécifications habituelles, moins résistant au froid, afin de fluidifier l&rsquo;approvisionnement. Par ailleurs, la hausse de la contribution aux certificats d&rsquo;économie d&rsquo;énergie (CEE), passée de 11 à 16-17 centimes par litre depuis le 1er janvier 2026, ajoute une pression supplémentaire sur les tarifs, indépendamment de la conjoncture pétrolière.</p>



<p>À l&rsquo;étranger, certains pays envisagent des mesures plus radicales. Le Royaume-Uni étudie des dispositifs de rationnement et une réduction des limitations de vitesse pour diminuer la consommation. En France, les autorités assurent que les stocks stratégiques sont suffisants et que les sources d&rsquo;importation restent diversifiées, ce qui éloigne le spectre d&rsquo;une pénurie généralisée à court terme. Mais si le conflit au Moyen-Orient devait se prolonger ou s&rsquo;étendre, la marge de manœuvre pourrait se réduire rapidement. Le vrai risque, selon plusieurs analystes, n&rsquo;est pas tant de voir toutes les pompes à sec du jour au lendemain, mais plutôt de subir une érosion durable du pouvoir d&rsquo;achat automobile, avec un marché du carburant de plus en plus tendu et des ajustements tarifaires de moins en moins favorables aux consommateurs.</p>
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		<title>Flambée des carburants : pourquoi le plan à 70 millions d&#8217;euros du gouvernement ne convainc personne</title>
		<link>https://www.365euros.com/flambee-des-carburants-pourquoi-le-plan-a-70-millions-deuros-du-gouvernement-ne-convainc-personne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 17:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Crédit]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Epargne]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[La crise énergétique liée au conflit au Moyen-Orient continue de peser sur l&#8217;économie française. Le baril de Brent a franchi la barre des 110 dollars, et les conséquences se font sentir dans tous les secteurs qui dépendent du gazole pour fonctionner. Face à cette situation, l&#8217;exécutif a présenté vendredi 27 mars un dispositif d&#8217;aide d&#8217;environ ... <a title="Flambée des carburants : pourquoi le plan à 70 millions d&#8217;euros du gouvernement ne convainc personne" class="read-more" href="https://www.365euros.com/flambee-des-carburants-pourquoi-le-plan-a-70-millions-deuros-du-gouvernement-ne-convainc-personne/" aria-label="En savoir plus sur Flambée des carburants : pourquoi le plan à 70 millions d&#8217;euros du gouvernement ne convainc personne">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La crise énergétique liée au conflit au Moyen-Orient continue de peser sur l&rsquo;économie française. Le baril de Brent a franchi la barre des 110 dollars, et les conséquences se font sentir dans tous les secteurs qui dépendent du gazole pour fonctionner. Face à cette situation, l&rsquo;exécutif a présenté vendredi 27 mars un dispositif d&rsquo;aide d&rsquo;environ 70 millions d&rsquo;euros, restreint au mois d&rsquo;avril, pour soutenir les filières les plus exposées : transport routier, agriculture et pêche. Mais entre la colère des professionnels et les premières mobilisations sur le terrain, le compte n&rsquo;y est pas pour une large partie des intéressés.</p>



<p>Le choix du gouvernement est clair : pas de baisse générale des taxes à la pompe, pas de gel des prix. L&rsquo;exécutif refuse de toucher à la TVA sur les énergies, comme le demande le Rassemblement national, ou de bloquer les prix comme le réclame La France insoumise, par crainte de provoquer des pénuries. La stratégie repose sur des aides ciblées, financées non pas par de nouvelles dépenses mais par des annulations de crédits au sein des ministères concernés, sans passer par une loi de finances rectificative. Roland Lescure, ministre de l&rsquo;Économie, assume cette approche sectorielle et temporaire, en la présentant comme une réponse proportionnée à ce qu&rsquo;il considère comme un choc conjoncturel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des aides très inégales selon les filières</h2>



<p>Le transport routier capte la majorité de l&rsquo;enveloppe. Les TPE et PME du secteur bénéficieront d&rsquo;une aide forfaitaire de 50 millions d&rsquo;euros, représentant environ 20 centimes par litre de carburant consommé. Un guichet dédié doit être ouvert pour traiter les demandes, mais ni la date ni les critères précis n&rsquo;ont été communiqués à ce stade. Ce flou alimente la défiance des organisations professionnelles, qui redoutent un dispositif administrativement lourd et lent à déployer. La FNTR rappelle que les PME de transport ne disposent en moyenne que de 28 jours de trésorerie devant elles, ce qui rend toute attente supplémentaire potentiellement fatale.</p>



<p>Du côté agricole, l&rsquo;État a décidé d&rsquo;exonérer totalement le droit d&rsquo;accise sur le gazole non routier pour avril, ce qui revient à une baisse de 4 centimes par litre et coûtera environ 14 millions d&rsquo;euros au budget. Le gouvernement prévoit aussi de plaider auprès de Bruxelles pour une suspension du mécanisme d&rsquo;ajustement carbone aux frontières (MACF) sur les engrais importés, afin de limiter les surcoûts de production. Annie Genevard, ministre de l&rsquo;Agriculture, doit porter cette demande lors du conseil des ministres européens de l&rsquo;Agriculture et de la Pêche prévu le 30 mars.</p>



<p>Pour la pêche, l&rsquo;aide prend la forme d&rsquo;un remboursement de 20 centimes par litre de gazole marin sur facture, pour une enveloppe de 5 millions d&rsquo;euros. Le gazole de pêche étant déjà exonéré de taxes, le gouvernement ne pouvait pas agir par le levier fiscal. Pour certains navires, le carburant représente jusqu&rsquo;à la moitié des charges d&rsquo;exploitation, ce qui explique que des bateaux restent déjà à quai faute de rentabilité. En complément, Bpifrance lancera début avril une plateforme de prêts baptisée « Boost carburants », proposant aux TPE des prêts allant jusqu&rsquo;à 50 000 euros sur un à trois ans, et des facilités de report de cotisations sociales et d&rsquo;étalement fiscal ont été annoncées pour l&rsquo;ensemble des filières concernées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une colère généralisée, des mobilisations déjà en cours</h2>



<p>La réponse des professionnels a été quasi unanime : trop peu, trop tard. Le syndicat agricole majoritaire a vivement contesté la portée de l&rsquo;exonération sur le GNR, jugeant que 4 centimes de baisse face à une hausse de 60 centimes par litre en trois semaines revenait à offrir des miettes. La FNSEA a prévenu qu&rsquo;elle organiserait des actions si le monde agricole n&rsquo;était pas mieux entendu, alors que le début du printemps impose une activité intense dans les champs et donc une consommation élevée de carburant.</p>



<p>Chez les transporteurs, la grogne est encore plus visible. L&rsquo;OTRE a appelé à la mobilisation dès le samedi 28 mars dans plusieurs villes de France. Des opérations de barrage filtrant ont effectivement eu lieu sur l&rsquo;A7 au sud de Lyon, à hauteur de Chasse-sur-Rhône, où une vingtaine de poids lourds ont ralenti la circulation, ainsi qu&rsquo;à Clermont-Ferrand. Les routiers mobilisés décrivent une situation intenable : le gasoil livré en cuve aux entreprises coûte souvent plus cher que celui vendu en station-service, et les factures émises fin mars ne seront pas payées par les clients avant mi-mai au plus tôt. La FNTR a qualifié le dispositif gouvernemental de mécanisme trop complexe à mettre en œuvre, tandis que TLF a dénoncé une politique de « chèque » purement conjoncturelle. Plusieurs fédérations de transporteurs consultent leurs adhérents pour envisager des actions de plus grande ampleur dans les jours qui viennent.</p>



<p>Du côté de la pêche, les réactions sont légèrement plus nuancées. Les organisations de producteurs et les armateurs ont reconnu un premier signal positif, mais le comité national des pêches a rappelé que malgré cette aide, sortir en mer revenait toujours à travailler à perte pour de nombreux navires. Les pêcheurs normands, eux, ont parlé d&rsquo;une aumône insuffisante compte tenu du doublement du prix de leur carburant.</p>



<p>Au-delà des trois filières directement ciblées, d&rsquo;autres professions s&rsquo;estiment oubliées. Les infirmiers libéraux, gros rouleurs par nature, attendaient une aide sectorielle qui n&rsquo;est pas venue. Le gouvernement avait pourtant laissé entendre que des mesures pour les « gros rouleurs » étaient à l&rsquo;étude, mais rien de concret n&rsquo;a été annoncé à ce stade.</p>



<p>La question qui se pose maintenant est celle de la durée de la crise. En limitant ses aides au seul mois d&rsquo;avril, le gouvernement fait le pari que la flambée des cours se résorbera rapidement. Mais tant que le conflit au Moyen-Orient perturbe l&rsquo;approvisionnement mondial en pétrole, rien ne garantit un retour à la normale. L&rsquo;exécutif prévoit d&rsquo;accélérer la présentation de son plan d&rsquo;électrification de l&rsquo;économie, initialement programmé pour fin avril, avec l&rsquo;objectif de ramener la dépendance française aux énergies fossiles importées de 60 % à 40 % d&rsquo;ici 2030. En attendant, d&rsquo;autres pays européens ont déjà pris des mesures plus larges : l&rsquo;Espagne a abaissé la TVA sur les carburants de 21 % à 10 %, l&rsquo;Italie a instauré un crédit d&rsquo;impôt pour les transporteurs, et la Grèce a débloqué 300 millions d&rsquo;euros de subventions ciblées. Autant de comparaisons qui nourrissent le sentiment, chez les professionnels français, d&rsquo;être les parents pauvres de la réponse européenne à cette crise énergétique.</p>
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		<title>Prime d&#8217;activité : ce que la hausse d&#8217;avril 2026 va vraiment changer sur votre virement CAF</title>
		<link>https://www.365euros.com/prime-dactivite-ce-que-la-hausse-davril-2026-va-vraiment-changer-sur-votre-virement-caf/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 10:22:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Budget]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Emploi]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[La fiche de paie ne bouge pas, mais le complément versé par la CAF, lui, va prendre du volume à partir du mois d&#8217;avril. Pour des millions de travailleurs aux revenus modestes, la prime d&#8217;activité s&#8217;apprête à connaître sa plus forte augmentation depuis 2019. Deux mécanismes se cumulent cette année : la traditionnelle indexation sur ... <a title="Prime d&#8217;activité : ce que la hausse d&#8217;avril 2026 va vraiment changer sur votre virement CAF" class="read-more" href="https://www.365euros.com/prime-dactivite-ce-que-la-hausse-davril-2026-va-vraiment-changer-sur-votre-virement-caf/" aria-label="En savoir plus sur Prime d&#8217;activité : ce que la hausse d&#8217;avril 2026 va vraiment changer sur votre virement CAF">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La fiche de paie ne bouge pas, mais le complément versé par la CAF, lui, va prendre du volume à partir du mois d&rsquo;avril. Pour des millions de travailleurs aux revenus modestes, la prime d&rsquo;activité s&rsquo;apprête à connaître sa plus forte augmentation depuis 2019. Deux mécanismes se cumulent cette année : la traditionnelle indexation sur les prix et une mesure exceptionnelle inscrite dans la loi de finances 2026, adoptée par 49.3 en début d&rsquo;année. Le tout représente un effort budgétaire de près de 1,5 milliard d&rsquo;euros supplémentaires pour l&rsquo;État.</p>



<p>Concrètement, le gouvernement a prévu un relèvement significatif de la bonification individuelle, cette composante du calcul qui dépend directement du niveau de salaire de chaque travailleur au sein du foyer. Jusqu&rsquo;à présent plafonnée à 184,27 euros, elle passera à 240,63 euros à compter d&rsquo;avril. En parallèle, le montant forfaitaire de base — fixé à 633,31 euros pour une personne seule — sera revalorisé de 0,8 % pour s&rsquo;établir à 638,38 euros. Ce forfait ne constitue toutefois qu&rsquo;un élément parmi d&rsquo;autres dans une formule de calcul redoutablement technique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tous les allocataires ne sont pas logés à la même enseigne</h2>



<p>Le chiffre de « 50 euros de plus par mois » avancé par le Premier ministre Sébastien Lecornu dès janvier correspond à une moyenne. Dans les faits, le gain varie fortement d&rsquo;un foyer à l&rsquo;autre. Les profils les plus avantagés sont ceux dont les revenus se situent entre une et 1,4 fois le Smic, soit entre 1 440 et 2 000 euros nets mensuels environ pour une personne seule. Dans cette tranche, un célibataire sans enfant qui perçoit 1 660 euros par mois devrait voir sa prime grimper d&rsquo;environ 158 à 212 euros. Pour un revenu de 2 020 euros, le montant passerait de 16 à 70 euros.</p>



<p>En revanche, les travailleurs rémunérés en dessous du Smic ne profiteront pas de la mesure exceptionnelle. Le ministère du Travail a confirmé que le relèvement de la bonification individuelle ne les concerne pas. Pour une personne à temps partiel gagnant 800 euros mensuels, le gain se limitera à environ 5 euros supplémentaires, uniquement liés à la revalorisation de 0,8 % du forfait de base.</p>



<p>La situation familiale joue aussi un rôle déterminant. Un parent seul avec deux enfants touchant 1 660 euros nets pourrait passer de 113 à 168 euros de prime. En couple biactif avec deux enfants et un revenu cumulé d&rsquo;environ 3 560 euros, le gain serait de l&rsquo;ordre de 54 euros mensuels d&rsquo;après les exemples chiffrés diffusés par le gouvernement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un calendrier à ne pas confondre</h2>



<p>Le piège classique avec les prestations de la CAF, c&rsquo;est le décalage d&rsquo;un mois entre le droit et le virement. La revalorisation entre en vigueur pour les droits du mois d&rsquo;avril 2026, mais le versement correspondant n&rsquo;interviendra que le 5 mai. Les allocataires qui consulteront leur relevé bancaire début avril n&rsquo;y verront donc aucun changement — il faudra patienter jusqu&rsquo;au mois suivant.</p>



<p>Autre subtilité : la prime d&rsquo;activité est recalculée chaque trimestre sur la base des revenus déclarés. Selon le moment où chaque allocataire renouvelle sa déclaration trimestrielle, l&rsquo;effet concret de la hausse peut apparaître de manière légèrement décalée. Au total, ce sont environ 4,5 millions de foyers qui perçoivent cette aide, mais la réforme du bonus individuel cible spécifiquement près de 3 millions d&rsquo;entre eux.</p>



<p>Il faut rappeler que la prime d&rsquo;activité avait en réalité reculé en 2025. Son montant moyen par foyer était tombé à 185 euros en fin d&rsquo;année dernière, soit une baisse de 7,2 % sur un an, conséquence d&rsquo;ajustements défavorables dans la formule de calcul. La hausse d&rsquo;avril 2026 vient donc en partie compenser cette érosion récente. Pour juger du bénéfice réel, il faudra mettre en perspective les montants sur plusieurs exercices plutôt que de s&rsquo;arrêter à la seule comparaison mars-avril.</p>



<p>Du côté des syndicats, l&rsquo;enthousiasme est mesuré. Force Ouvrière et la CGT considèrent que ce type de dispositif ne remplace pas de véritables augmentations salariales versées par les employeurs. Pour ces organisations, la prime d&rsquo;activité revient à faire financer par l&rsquo;État — donc par le contribuable — ce que les entreprises devraient prendre en charge via la feuille de paie. Le débat n&rsquo;est pas nouveau, mais il prend une résonance particulière alors que le surcoût annuel de cette revalorisation est estimé à 700 millions d&rsquo;euros, dans un contexte budgétaire déjà sous tension.</p>
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		<title>L&#8217;or décroche de 20 % en quelques jours : ce que les investisseurs n&#8217;avaient pas vu venir</title>
		<link>https://www.365euros.com/lor-decroche-de-20-en-quelques-jours-ce-que-les-investisseurs-navaient-pas-vu-venir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 15:37:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Epargne]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[Le métal jaune traverse une séquence que peu d&#8217;opérateurs de marché avaient anticipée. En neuf séances consécutives de repli, le cours de l&#8217;or au comptant est passé sous la barre des 4 200 dollars l&#8217;once ce lundi 23 mars, affichant un recul de plus de 7 % sur la seule journée. Par rapport au sommet ... <a title="L&#8217;or décroche de 20 % en quelques jours : ce que les investisseurs n&#8217;avaient pas vu venir" class="read-more" href="https://www.365euros.com/lor-decroche-de-20-en-quelques-jours-ce-que-les-investisseurs-navaient-pas-vu-venir/" aria-label="En savoir plus sur L&#8217;or décroche de 20 % en quelques jours : ce que les investisseurs n&#8217;avaient pas vu venir">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le métal jaune traverse une séquence que peu d&rsquo;opérateurs de marché avaient anticipée. En neuf séances consécutives de repli, le cours de l&rsquo;or au comptant est passé sous la barre des 4 200 dollars l&rsquo;once ce lundi 23 mars, affichant un recul de plus de 7 % sur la seule journée. Par rapport au sommet historique inscrit le 29 janvier dernier, à près de 5 595 dollars, la perte dépasse désormais 20 %. Sur la semaine écoulée, le plongeon atteint environ 11 %, soit la pire performance hebdomadaire enregistrée par le métal précieux depuis février 1983, d&rsquo;après les données compilées par Reuters. En 53 jours, la destruction de valeur à l&rsquo;échelle mondiale est estimée à quelque 8 700 milliards de dollars, en tenant compte de l&rsquo;ensemble des produits indexés, des ETF aurifères et des positions institutionnelles.</p>



<p>Ce mouvement est d&rsquo;autant plus frappant qu&rsquo;il se produit dans un environnement de guerre ouverte au Moyen-Orient, un type de contexte géopolitique qui, historiquement, pousse les capitaux vers l&rsquo;or. Depuis les frappes américano-israéliennes contre l&rsquo;Iran lancées fin février, le conflit est entré dans sa quatrième semaine. Le détroit d&rsquo;Ormuz, passage maritime par lequel transite environ un cinquième du pétrole et du gaz mondial, fait l&rsquo;objet d&rsquo;un bras de fer direct entre Washington et Téhéran. L&rsquo;administration Trump a posé un ultimatum pour la réouverture de cette voie, brandissant la menace de frappes sur les centrales électriques iraniennes. En retour, les autorités iraniennes ont prévenu qu&rsquo;elles cibleraient les infrastructures énergétiques, hydrauliques et informatiques des pays voisins, et menacé de miner l&rsquo;intégralité des eaux du Golfe persique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pétrole monte, l&rsquo;or descend : le paradoxe expliqué par les taux</h2>



<p>Le brut Brent s&rsquo;est maintenu au-dessus de 100 dollars le baril au cours des dernières semaines, une envolée directement alimentée par les perturbations autour d&rsquo;Ormuz et les destructions d&rsquo;infrastructures pétrolières. Or, au lieu de soutenir le métal jaune, cette flambée énergétique a produit l&rsquo;effet inverse. Le mécanisme est assez limpide : le renchérissement du pétrole alimente les anticipations d&rsquo;inflation durable, ce qui pousse les marchés à revoir complètement le scénario de politique monétaire. Lors de la réunion du FOMC du 18 mars, la Réserve fédérale a signalé qu&rsquo;une seule baisse de taux était envisageable en 2026, contre deux précédemment. Le dot plot mis à jour a constitué une surprise restrictive qui a heurté de plein fouet les actifs non rémunérés. Le dollar s&rsquo;est raffermi, l&rsquo;indice DXY grimpant vers les 100 points, tandis que le rendement du 10 ans américain est remonté à 4,2 %. La BCE, la Banque d&rsquo;Angleterre et la Banque du Japon ont également maintenu leurs taux inchangés la semaine dernière, tout en laissant entendre que de nouveaux tours de vis restaient possibles si les pressions inflationnistes persistaient. D&rsquo;après l&rsquo;outil FedWatch du CME, les marchés intègrent désormais une probabilité de 50 % pour un relèvement des taux de la Fed d&rsquo;ici octobre.</p>



<p>Dans un tel environnement, les obligations offrent des rendements réels redevenus attractifs. L&rsquo;or, qui par nature ne distribue ni coupon ni dividende, perd de son attrait relatif. Ce raisonnement n&rsquo;est pas nouveau — il avait déjà joué lors des épisodes de 2008, 2020 et 2022 — mais la rapidité de la correction actuelle a pris de court la majorité des intervenants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des ventes forcées qui amplifient la spirale baissière</h2>



<p>Au-delà de la mécanique des taux, un phénomène de liquidations en cascade a accentué le mouvement. Quand les marchés actions corrigent violemment et que la volatilité explose, des investisseurs institutionnels se retrouvent contraints de solder leurs positions sur l&rsquo;or pour répondre à des appels de marge ou compenser des pertes subies ailleurs dans leurs portefeuilles. L&rsquo;annonce du déploiement par le Pentagone de trois navires de guerre supplémentaires et de milliers de Marines au Moyen-Orient a encore accentué cette nervosité. La liquidité du métal, habituellement un avantage, se retourne dans ces moments-là contre lui : c&rsquo;est précisément parce qu&rsquo;il est facile à vendre que les gérants l&rsquo;utilisent comme variable d&rsquo;ajustement.</p>



<p>Les autres métaux précieux ont suivi le même chemin. L&rsquo;argent a abandonné plus de 8 % pour revenir autour de 62 dollars l&rsquo;once, le platine a cédé près de 8 % et le palladium a reculé de 4 %. Les minières aurifères ont également décroché, avec des baisses hebdomadaires de 6 à 7 % sur les principaux ETF du secteur.</p>



<p>Le schéma actuel rappelle ce qui s&rsquo;était produit dans les premières semaines de la guerre en Ukraine en 2022 : l&rsquo;or avait d&rsquo;abord bondi de 12 % avant de corriger brutalement de 10 %. Fin février 2026, lors du déclenchement des frappes en Iran, le cours avait brièvement flambé avant de s&rsquo;engager dans une descente quasi continue. Certains stratégistes estiment que ces phases de purge créent en réalité des points d&rsquo;entrée pour les investisseurs à horizon long. La demande structurelle des banques centrales, notamment en Chine et dans plusieurs pays émergents, n&rsquo;a pas disparu. Si le conflit venait à se stabiliser ou si l&rsquo;inflation reculait suffisamment pour que les banques centrales retrouvent des marges de manœuvre sur les taux, le métal pourrait reprendre son rôle traditionnel de protection patrimoniale. En attendant, la dynamique reste dictée par le triptyque dollar fort, taux orientés à la hausse et besoin de liquidité immédiate — trois forces qui, pour l&rsquo;heure, neutralisent le statut de valeur refuge de l&rsquo;or.</p>
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		<title>Crédit immobilier en mars 2026 : les taux continuent de monter</title>
		<link>https://www.365euros.com/credit-immobilier-en-mars-2026-les-taux-continuent-de-monter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 16:24:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Immobilier]]></category>
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					<description><![CDATA[Le printemps ne s&#8217;annonce pas sous les meilleurs auspices pour les candidats à l&#8217;accession. Après une phase d&#8217;accalmie observée fin 2025, les taux de crédit immobilier repartent à la hausse depuis le début de l&#8217;année 2026. Mois après mois, les barèmes bancaires se tendent, et mars ne fait pas exception. Selon les données de l&#8217;Observatoire ... <a title="Crédit immobilier en mars 2026 : les taux continuent de monter" class="read-more" href="https://www.365euros.com/credit-immobilier-en-mars-2026-les-taux-continuent-de-monter/" aria-label="En savoir plus sur Crédit immobilier en mars 2026 : les taux continuent de monter">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le printemps ne s&rsquo;annonce pas sous les meilleurs auspices pour les candidats à l&rsquo;accession. Après une phase d&rsquo;accalmie observée fin 2025, les taux de crédit immobilier repartent à la hausse depuis le début de l&rsquo;année 2026. Mois après mois, les barèmes bancaires se tendent, et mars ne fait pas exception. Selon les données de l&rsquo;Observatoire Crédit Logement/CSA, le taux moyen des prêts accordés atteint désormais 3,25 % sur 20 ans hors assurance, contre 3,06 % au milieu de l&rsquo;année 2025. La progression reste mesurée — une vingtaine de points de base en neuf mois — mais elle suffit à modifier les plans de financement de milliers de ménages.</p>



<p>L&rsquo;inversion de tendance remonte à septembre 2025. Entre juin et décembre, les taux ont grimpé de 11 points de base, terminant l&rsquo;année à 3,16 %. Puis le mouvement s&rsquo;est accéléré en ce début 2026, avec quatre points de hausse en janvier suivis de cinq en février. Les courtiers constatent que les grilles tarifaires reçues des banques en mars prolongent cette trajectoire, même si certains établissements tentent de freiner la hausse pour ne pas décourager les acheteurs du printemps.</p>



<p>Deux facteurs principaux expliquent cette remontée. D&rsquo;abord, la politique monétaire européenne : la BCE maintient une posture prudente face à une inflation qui reste au-dessus de son objectif. Ensuite, le rendement des OAT françaises à 10 ans, référence utilisée par les banques pour calibrer leurs barèmes, est reparti à la hausse depuis le début de l&rsquo;année. Les débats budgétaires à répétition à Paris n&rsquo;ont rien arrangé : fin décembre 2025, l&rsquo;OAT 10 ans avait dépassé les 3,6 % dans un contexte d&rsquo;incertitude lié à l&rsquo;absence prolongée de budget voté. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Des mensualités en hausse et une capacité d&#8217;emprunt rognée</h2>



<p>Concrètement, le recul du pouvoir d&rsquo;achat immobilier se traduit de manière très directe. Avec la règle du taux d&rsquo;endettement plafonné à 35 %, même une hausse modérée peut réduire la capacité d&#8217;emprunt de certains ménages et les contraindre à viser un bien moins cher ou à renforcer leur apport personnel. Les données de CAFPI le confirment à l&rsquo;échelle locale : pour une mensualité de 1 000 € sur 25 ans, les Lyonnais gagnent certes quelques décimètres carrés par rapport au mois précédent, mais d&rsquo;autres villes comme Lille ou Reims voient leur pouvoir d&rsquo;achat reculer sous l&rsquo;effet combiné de la hausse des taux et de la progression des prix.</p>



<p>Pour compenser ce renchérissement, les banques continuent d&rsquo;allonger la durée des prêts. En février 2026, la durée moyenne atteignait 252 mois, soit 21 ans, avec des crédits pouvant aller jusqu&rsquo;à 264 mois dans le neuf. L&rsquo;allongement de la durée reste le principal levier utilisé par les établissements pour maintenir des mensualités supportables, mais il alourdit mécaniquement le coût total du crédit. On note d&rsquo;ailleurs une évolution dans la structure des prêts : la part des emprunts de 25 ans et plus recule à 48,8 % contre 54,1 % un an plus tôt, tandis que la tranche 20-25 ans progresse.</p>



<p>Les candidats au rachat ou à la renégociation de crédit, qui avaient pu espérer une fenêtre de tir en 2024-2025, se retrouvent eux aussi pénalisés. Avec des barèmes en remontée, l&rsquo;opération perd son intérêt financier dans la plupart des cas. Le volume de renégociations tend à se réduire, les écarts entre ancien et nouveau taux n&rsquo;étant plus suffisants pour couvrir les frais de dossier et les indemnités de remboursement anticipé. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Les banques restent offensives, mais de plus en plus sélectives</h2>



<p>Malgré ce contexte moins favorable, le marché du crédit ne s&rsquo;est pas grippé. La production de prêts immobiliers progressait encore de 25,4 % sur un an en février 2026, et le nombre de crédits accordés affichait une croissance de 33,4 % en rythme annuel glissant. Les établissements bancaires, qui gardent des objectifs de conquête ambitieux, ne veulent pas lâcher le terrain. Le marché est actuellement porté par les primo-accédants, qui représentent environ un emprunteur sur deux d&rsquo;après le Haut Conseil de stabilité financière. Pour séduire cette clientèle, les banques multiplient les offres complémentaires : prêts bonifiés, enveloppes « coup de pouce », frais de dossier réduits, le tout en complément du PTZ et des dispositifs d&rsquo;Action Logement.</p>



<p>Reste que les critères d&rsquo;acceptation des dossiers se durcissent. Le taux d&rsquo;endettement, la stabilité professionnelle et surtout l&rsquo;apport personnel pèsent de plus en plus dans la balance. Les ménages modestes disposant d&rsquo;un apport limité ont plus de mal à accéder au crédit, alors même que le coût moyen des opérations immobilières a progressé de 4,3 % sur un an. Les établissements observent une forme de décorrélation partielle entre l&rsquo;OAT et les taux proposés aux particuliers, signe que les banques acceptent de rogner leurs marges pour rester compétitives, mais cette stratégie a ses limites.</p>



<p>Les mois qui viennent s&rsquo;annoncent déterminants. Avec l&rsquo;adoption du budget de l&rsquo;État et le repli de l&rsquo;OAT 10 ans sous les 3,40 %, certains courtiers estiment que les taux pourraient se stabiliser au printemps, voire amorcer un léger recul si les conditions de refinancement s&rsquo;améliorent. Mais cette hypothèse repose sur un scénario de calme politique et financier qu&rsquo;un regain de tensions internationales ou une nouvelle poussée inflationniste pourrait rapidement invalider. L&rsquo;instabilité politique française et le contexte géopolitique mondial restent des facteurs de fragilité susceptibles de relancer la hausse des coûts de financement à tout moment.</p>
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