<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" >

<channel>
	<title>365EUROS</title>
	<atom:link href="https://www.365euros.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.365euros.com</link>
	<description>Votre argent, jour après jour</description>
	<lastBuildDate>Thu, 17 Sep 2026 06:21:19 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://www.365euros.com/wp-content/uploads/2023/06/cropped-SCR-20230619-jruo-32x32.png</url>
	<title>365EUROS</title>
	<link>https://www.365euros.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Retraites Agirc-Arrco : la hausse du 1er novembre n&#8217;est pas encore fixée</title>
		<link>https://www.365euros.com/retraites-agirc-arrco-revalorisation-novembre-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Bernanque]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 06:21:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Budget]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4834</guid>

					<description><![CDATA[Le taux de revalorisation des retraites complémentaires Agirc-Arrco pour le 1er novembre 2026 n&#8217;est pas encore officiel. Les chiffres d&#8217;inflation publiés en septembre permettent de comprendre la tendance, mais pas de calculer seul le pourcentage qui sera appliqué aux pensions. Au 17 septembre, le barème de l&#8217;Agirc-Arrco affiche toujours une valeur de service du point ... <a title="Retraites Agirc-Arrco : la hausse du 1er novembre n&#8217;est pas encore fixée" class="read-more" href="https://www.365euros.com/retraites-agirc-arrco-revalorisation-novembre-2026/" aria-label="En savoir plus sur Retraites Agirc-Arrco : la hausse du 1er novembre n&#8217;est pas encore fixée">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le taux de revalorisation des retraites complémentaires Agirc-Arrco pour le 1er novembre 2026 n&rsquo;est pas encore officiel. Les chiffres d&rsquo;inflation publiés en septembre permettent de comprendre la tendance, mais pas de calculer seul le pourcentage qui sera appliqué aux pensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au 17 septembre, le barème de l&rsquo;Agirc-Arrco affiche toujours une valeur de service du point de 1,4386 euro. Cette valeur est inchangée depuis le 1er novembre 2024, après l&rsquo;absence de revalorisation au 1er novembre 2025. Pour connaître le montant 2026, il faut attendre la décision du conseil d&rsquo;administration du régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qui change</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Agirc-Arrco est le régime de retraite complémentaire obligatoire des salariés du secteur privé. La pension est calculée en points : le total acquis pendant la carrière est multiplié par la valeur de service du point. Lorsque cette valeur augmente, la pension brute Agirc-Arrco progresse dans la même proportion, hors effet d&rsquo;une majoration, d&rsquo;une minoration ou d&rsquo;un prélèvement propre à la situation du retraité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les années 2024 à 2026, l&rsquo;accord national interprofessionnel du 5 octobre 2023 encadre cette revalorisation. Il prévoit une évolution au 1er novembre fondée sur la dernière prévision de l&rsquo;Insee concernant les prix à la consommation en moyenne annuelle hors tabac, diminuée d&rsquo;un facteur de soutenabilité de 0,40 point.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette règle ne donne pas encore un taux définitif. Le conseil d&rsquo;administration fixe chaque année la valeur du point dans le cadre prévu par l&rsquo;accord. Il doit aussi tenir compte d&rsquo;un éventuel écart entre la prévision utilisée l&rsquo;année précédente et l&rsquo;inflation finalement constatée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux limites protègent le montant nominal de la retraite. La valeur de service du point ne peut pas diminuer en valeur absolue pendant la période couverte par l&rsquo;accord. Sa hausse ne peut pas non plus dépasser l&rsquo;évolution des salaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi l&rsquo;inflation d&rsquo;août ne suffit pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Insee a mesuré une hausse des prix à la consommation de 2,4 % sur un an en août 2026. Pour l&rsquo;ensemble hors tabac, la hausse atteint 2,3 % sur un an. Il serait pourtant faux de retrancher simplement 0,40 point à l&rsquo;un de ces deux chiffres pour annoncer la revalorisation Agirc-Arrco.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chiffre d&rsquo;août compare les prix d&rsquo;un seul mois à ceux d&rsquo;août 2025. L&rsquo;accord retient une autre mesure : la prévision de l&rsquo;inflation en moyenne annuelle hors tabac pour l&rsquo;ensemble de 2026. Cette moyenne compare le niveau moyen des prix de toute l&rsquo;année 2026 à celui de 2025. Elle intègre donc les mois déjà connus et les prévisions pour la fin de l&rsquo;année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Note de conjoncture de septembre montre d&rsquo;ailleurs que la trajectoire des prix reste mouvante. Les prix de l&rsquo;énergie ont fortement accéléré au cours de l&rsquo;année et l&rsquo;Insee anticipe encore une diffusion partielle de cette hausse vers d&rsquo;autres prix. Une estimation publiée aujourd&rsquo;hui peut donc différer du paramètre finalement retenu par l&rsquo;Agirc-Arrco.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prudence vaut aussi pour les pourcentages relayés avant la réunion du conseil d&rsquo;administration. Ils peuvent constituer une estimation cohérente à un instant donné, mais ils ne deviennent applicables qu&rsquo;après la décision officielle et la publication de la nouvelle valeur du point.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qui est concerné</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La revalorisation concerne les personnes qui perçoivent une pension complémentaire Agirc-Arrco, soit le régime des anciens salariés du secteur privé. Elle porte uniquement sur cette retraite complémentaire. La retraite de base obéit à d&rsquo;autres règles et à un autre calendrier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les actifs ne voient pas leur pension augmenter puisqu&rsquo;ils ne la perçoivent pas encore. La valeur de service reste toutefois importante pour eux : elle sert à convertir leur total de points en montant annuel brut au moment de leur départ. Il ne faut pas la confondre avec la valeur d&rsquo;achat du point, utilisée pour déterminer le nombre de points obtenus grâce aux cotisations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un retraité, la hausse s&rsquo;applique au montant brut de la pension complémentaire. Le montant net peut évoluer différemment si son taux de prélèvement à la source ou ses prélèvements sociaux changent en même temps. Comparer seulement deux virements mensuels peut donc masquer l&rsquo;effet exact de la revalorisation du point.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Montants, dates et conditions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La formule de base est simple : nombre de points multiplié par valeur de service du point. Avec la valeur actuelle de 1,4386 euro, 5 000 points correspondent à 7 193 euros bruts par an, soit environ 599,42 euros bruts par mois avant les éventuelles majorations, minorations et retenues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois le taux officiel publié, son impact peut être estimé directement sur la pension complémentaire brute actuelle. Une hausse hypothétique de 1 % ajouterait environ 5,99 euros bruts par mois à une pension Agirc-Arrco de 599,42 euros. Cet exemple explique le calcul ; il ne préjuge pas du taux qui sera décidé pour novembre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;écart peut paraître faible sur un mois, mais il se répercute ensuite sur chaque versement tant que la valeur du point ne change pas de nouveau. Pour une pension complémentaire brute de 300 euros par mois, chaque point de pourcentage de revalorisation représente 3 euros bruts mensuels. Pour 1 000 euros, il en représente 10.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qu’il faut vérifier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Attendez la publication de la nouvelle valeur de service du point par l&rsquo;Agirc-Arrco. C&rsquo;est cette valeur, et non une estimation de presse ou un calcul effectué à partir du seul indice d&rsquo;août, qui permettra de connaître la hausse applicable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur votre espace personnel ou votre relevé, repérez ensuite votre nombre total de points et le montant brut de votre retraite complémentaire. Ces deux informations permettent de contrôler le calcul. Le montant annuel brut avant majoration ou minoration correspond au nombre de points multiplié par la valeur du point en vigueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque le versement revalorisé apparaîtra, comparez de préférence les montants bruts. Si le net ne progresse pas exactement au même rythme, vérifiez séparément le prélèvement à la source et les prélèvements sociaux. Cette distinction évite d&rsquo;attribuer à la revalorisation du point une variation qui vient en réalité de la fiscalité ou du taux de CSG.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au 17 septembre 2026, la seule information certaine est donc le cadre de calcul. Une revalorisation au 1er novembre est possible, mais son taux et la nouvelle valeur du point restent à décider officiellement.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Première épargne : une méthode simple pour commencer sans déséquilibrer son budget</title>
		<link>https://www.365euros.com/premiere-epargne-methode-budget/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Bernanque]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 09:04:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Epargne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4818</guid>

					<description><![CDATA[Depuis le 1er août 2026, le Livret A et le LDDS rapportent 1,7 % par an, contre 1,5 % auparavant. Le taux du LEP reste fixé à 2,5 %. Ces taux concernent les titulaires de ces livrets et les personnes qui envisagent d’en ouvrir un, mais ils ne disent pas combien vous pouvez épargner chaque ... <a title="Première épargne : une méthode simple pour commencer sans déséquilibrer son budget" class="read-more" href="https://www.365euros.com/premiere-epargne-methode-budget/" aria-label="En savoir plus sur Première épargne : une méthode simple pour commencer sans déséquilibrer son budget">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 1er août 2026, le Livret A et le LDDS rapportent 1,7 % par an, contre 1,5 % auparavant. Le taux du LEP reste fixé à 2,5 %. Ces taux concernent les titulaires de ces livrets et les personnes qui envisagent d’en ouvrir un, mais ils ne disent pas combien vous pouvez épargner chaque mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour commencer sans déséquilibrer votre budget, ne partez pas d’un pourcentage trouvé en ligne. Calculez d’abord ce qu’il reste vraiment après les dépenses du mois, y compris celles qui n’arrivent qu’une ou deux fois par an. Le premier virement peut être modeste : il doit surtout éviter le découvert et rester ajustable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Banque de France résume le principe sans fixer de norme : le bon niveau d’épargne est celui qui ne met pas le budget dans le rouge. Une moyenne nationale ne répond donc pas à la question individuelle. Au premier trimestre 2026, le taux d’épargne financière des ménages atteignait 9,5 %, mais ce chiffre mélange des situations très différentes. Il ne constitue pas un objectif à reproduire sur votre salaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qui change</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux du Livret A a été relevé de 0,2 point le 1er août 2026, à 1,7 %. Le LDDS suit le même taux. Le LEP reste à 2,5 % pour les personnes qui remplissent ses conditions de revenus et de domicile fiscal. La rémunération est donc meilleure qu’au premier semestre pour le Livret A et le LDDS, mais cette hausse ne doit pas transformer une marge fragile en versement obligatoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement de taux s’applique aux sommes déjà placées comme aux nouveaux versements à partir de sa date d’effet. Il ne change ni la disponibilité de l’argent, ni l’absence de versement périodique obligatoire sur le Livret A. Pour une première épargne, la vraie question reste le montant que le compte peut supporter tous les mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La méthode commence par séparer quatre montants : les ressources nettes, les charges fixes, les dépenses courantes et les dépenses irrégulières. L’épargne vient ensuite. La traiter comme une facture prioritaire sans avoir fait ce calcul peut conduire à virer de l’argent vers un livret, puis à le reprendre quelques jours plus tard ou à payer des frais de découvert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ressources comprennent le salaire, la pension, les allocations et les autres revenus réellement disponibles. Les charges fixes regroupent notamment le loyer ou le crédit immobilier, l’énergie, les assurances, les abonnements, les impôts mensualisés et les remboursements de prêts. Les courses, les transports, la santé et les loisirs relèvent plutôt des dépenses courantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste une catégorie facile à oublier : les dépenses irrégulières. Une assurance payée une fois par an, l’entretien de la voiture, des frais scolaires ou un équipement à remplacer ne disparaissent pas parce qu’ils ne sont pas prélevés chaque mois. Additionnez ces dépenses prévisibles sur l’année, puis divisez-les par douze. Cette provision réduit la capacité d’épargne affichée, mais elle évite de confondre une marge temporaire avec une somme durablement disponible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qui est concerné</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 1er août 2026, le taux de 1,7 % concerne tous les titulaires d’un Livret A ou d’un LDDS. Le taux de 2,5 % concerne les titulaires d’un LEP qui continuent de remplir les conditions du produit. Si vous ouvrez l’un de ces livrets après cette date, vérifiez également que la banque affiche bien le taux en vigueur et, pour le LEP, qu’elle a contrôlé votre éligibilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La méthode de calcul s’adresse d’abord aux personnes qui n’ont encore aucune réserve disponible, mais aussi à celles dont l’épargne varie fortement d’un mois à l’autre. Elle convient aux revenus réguliers comme aux revenus irréguliers, à condition d’adapter la période d’observation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec un salaire stable, trois mois de relevés permettent souvent de repérer les dépenses habituelles. Avec des revenus variables, il est plus prudent d’examiner une période plus longue et de calculer la capacité sur un mois bas, pas sur le meilleur mois de l’année. Un versement automatique trop élevé peut être diminué ou suspendu ; cette souplesse vaut mieux qu’un objectif impossible à tenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le compte est déjà à découvert, si des prélèvements sont rejetés ou si les mensualités de crédit ne peuvent plus être payées normalement, la priorité n’est pas de constituer une épargne coûte que coûte. Il faut d’abord stabiliser la situation. Les Points Conseil Budget proposent un diagnostic gratuit, confidentiel et sans condition. Ils peuvent aider à reprendre les dépenses, les droits et les dettes dans le bon ordre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Montants, dates et conditions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Prenons un exemple mensuel : 1 850 euros de ressources nettes, 1 150 euros de charges fixes, 500 euros de dépenses courantes et 100 euros de dépenses irrégulières ramenées au mois. La marge calculée est de 100 euros : 1 850 &#8211; 1 150 &#8211; 500 &#8211; 100.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Virer immédiatement ces 100 euros laisserait le compte sans aucune souplesse. Un premier versement de 30 euros conserve un tampon de 70 euros. Ce montant n’est pas une recommandation générale ; il illustre seulement une règle prudente. Après deux ou trois mois sans reprise sur le livret ni découvert, le virement peut être augmenté. S’il provoque une tension, il doit être réduit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour une réserve destinée aux imprévus, la disponibilité de l’argent compte davantage qu’une promesse de rendement élevé. Les livrets d’épargne réglementée permettent des retraits à tout moment. Le Livret A n’impose aucun versement périodique et ses opérations courantes sont gratuites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au 30 août 2026, le Livret A et le LDDS rapportent 1,7 % par an depuis le 1er août. Le LEP est rémunéré à 2,5 %, sous condition de revenus et de domicile fiscal. Ces taux peuvent changer : vérifiez la date et votre éligibilité avant l’ouverture. Pour une première réserve, ne bloquez pas une somme dont vous pourriez avoir besoin pour une facture proche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qu’il faut vérifier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Commencez par reprendre vos trois derniers relevés, davantage si vos revenus fluctuent. Notez les ressources encaissées, les charges fixes, les dépenses courantes et les paiements annuels ou trimestriels. Écartez les entrées exceptionnelles : une prime ponctuelle ou un remboursement ne doit pas gonfler artificiellement la capacité mensuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fixez ensuite l’objectif de la réserve. Une dépense imprévue, une baisse temporaire de revenus et un projet prévu ne répondent pas au même calendrier. La première somme disponible sert à absorber un aléa court. Les projets de moyen ou long terme viennent après et peuvent nécessiter d’autres produits, d’autres durées et une évaluation séparée des risques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Choisissez enfin une date de virement placée après l’arrivée du revenu principal et avant les dépenses les plus variables. Commencez avec un montant que le mois peut supporter. Contrôlez le solde avant le virement suivant et regardez si vous avez dû reprendre l’argent épargné pour payer des charges normales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au bout de trois mois, la décision est simple : maintenir le montant s’il laisse une marge réelle, l’augmenter progressivement si le tampon reste intact, ou le réduire si le compte se tend. La régularité n’a d’intérêt que si elle respecte le budget. Une petite somme conservée vaut mieux qu’un gros virement annulé par un découvert.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Facture d’électricité : ce qui a changé au 1er août 2026</title>
		<link>https://www.365euros.com/facture-electricite-turpe-aout-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Bernanque]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 06:45:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Conso]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4763</guid>

					<description><![CDATA[Le tarif d’acheminement de l’électricité a augmenté le 1er août 2026. Le TURPE appliqué au réseau de distribution progresse de 3,04 % en moyenne. Cela ne signifie pas que la facture de chaque foyer augmente automatiquement de 3,04 % : l’acheminement n’est qu’une partie du prix total. Toutes choses égales par ailleurs, l’effet moyen estimé ... <a title="Facture d’électricité : ce qui a changé au 1er août 2026" class="read-more" href="https://www.365euros.com/facture-electricite-turpe-aout-2026/" aria-label="En savoir plus sur Facture d’électricité : ce qui a changé au 1er août 2026">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le tarif d’acheminement de l’électricité a augmenté le 1er août 2026. Le TURPE appliqué au réseau de distribution progresse de 3,04 % en moyenne. Cela ne signifie pas que la facture de chaque foyer augmente automatiquement de 3,04 % : l’acheminement n’est qu’une partie du prix total. Toutes choses égales par ailleurs, l’effet moyen estimé pour un particulier est d’environ 1 % TTC, avec un résultat différent selon le contrat et la consommation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qui change</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le TURPE, ou tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité, finance l’acheminement de l’électricité jusqu’aux logements. Il contribue notamment au fonctionnement, à l’entretien et à la modernisation des réseaux gérés par Enedis, les entreprises locales de distribution et RTE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 1er août 2026, le TURPE 7 HTA-BT augmente de 3,04 % en moyenne. Cette partie concerne le réseau de distribution auquel sont raccordés les particuliers. Le tarif du réseau de transport, le TURPE 7 HTB, progresse pour sa part de 3,34 % en moyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux pourcentages ne doivent pas être additionnés. Pour un consommateur raccordé au réseau de distribution, l’évolution de 3,04 % intègre déjà celle du transport. Ajouter 3,04 % et 3,34 % conduirait donc à surestimer le changement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne faut pas davantage appliquer directement 3,04 % au total TTC de l’ancienne facture. Le TURPE ne représente qu’un des blocs du prix payé. La fourniture d’énergie, la commercialisation, l’accise, la contribution tarifaire d’acheminement et la TVA participent aussi au montant final.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qui est concerné</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le tarif d’acheminement est identique quel que soit le fournisseur d’électricité. Le changement du 1er août concerne donc le coût d’utilisation du réseau, que le client ait choisi le fournisseur historique ou un autre fournisseur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son effet visible dépend toutefois du contrat. Un client au tarif réglementé, un client ayant une offre de marché indexée et un client ayant une offre à prix fixe ne lisent pas nécessairement la même évolution sur leur facture au même moment. Le fournisseur doit appliquer les conditions tarifaires et les modalités de révision prévues au contrat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement ne demande aucune démarche auprès du gestionnaire de réseau. Il ne modifie ni la puissance souscrite, ni l’option Base, Heures Pleines/Heures Creuses ou Tempo choisie par le client. Ces caractéristiques continuent cependant d’influencer le prix de l’abonnement et du kilowattheure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Montants, dates et conditions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La hausse de 3,04 % s’applique à la grille du TURPE 7 HTA-BT depuis le 1er août 2026. Les composantes fixées par cette grille sont prévues jusqu’au 31 juillet 2027, avant l’évolution annuelle suivante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mesurer l’ordre de grandeur sur une facture de particulier, la Commission de régulation de l’énergie et le Médiateur national de l’énergie retiennent un effet moyen d’environ 1 % TTC, toutes choses égales par ailleurs. Cette estimation ne constitue pas une hausse garantie de 1 % pour chaque foyer. Une consommation plus forte augmente la part variable, tandis que la puissance, l’option tarifaire et le prix du fournisseur modifient la répartition de la facture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre chiffre a circulé pour le 1er août : une hausse moyenne de 2,5 % TTC des tarifs réglementés, proposée par la CRE le 16 juillet 2026. Ce pourcentage ne mesure pas le TURPE seul. Il combine l’acheminement avec d’autres éléments, notamment les coûts d’approvisionnement et de capacité ainsi que la fiscalité. Dans cette proposition, la baisse de l’accise de 30,85 à 30,62 euros par MWh pour les puissances inférieures ou égales à 36 kVA atténue une partie des hausses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comparer directement 3,04 %, environ 1 % et 2,5 % revient donc à comparer trois périmètres différents : la grille du réseau de distribution, l’effet moyen estimé de ce seul mouvement sur une facture TTC, et l’évolution moyenne proposée pour l’ensemble du tarif réglementé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qu’il faut vérifier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Commencez par identifier le nom exact de votre offre, votre option tarifaire et votre puissance souscrite. Vérifiez ensuite si le prix de l’énergie est fixe, indexé sur le tarif réglementé ou révisable selon une autre formule. Cette information figure dans le contrat et sur les documents tarifaires transmis par le fournisseur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la prochaine facture, distinguez l’abonnement, la consommation en kilowattheures et les taxes. Une hausse du total ne prouve pas à elle seule que le TURPE en est l’unique cause : la période facturée, le relevé de consommation, une régularisation ou un changement de prix contractuel peuvent aussi intervenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrôlez enfin la date couverte par la facture. Un document qui chevauche juillet et août peut comporter une répartition entre l’ancienne et la nouvelle grille. Pour comparer proprement deux périodes, utilisez des consommations proches et séparez l’effet du prix de celui du nombre de kilowattheures utilisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cas d’écart inexpliqué, demandez au fournisseur le détail du calcul et la date d’application de chaque composante. Le point essentiel est simple : le coût du réseau a bien augmenté au 1er août 2026, mais l’impact réel ne se lit qu’en tenant compte de l’ensemble du contrat et de la consommation facturée.</p>


<!-- redaction-idea-id: 365-20260815-BF6AFAAC -->]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Livret A à 1,7 % : combien rapporte vraiment la hausse depuis le 1er août ?</title>
		<link>https://www.365euros.com/livret-a-1-7-combien-rapporte-hausse-aout-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Bernanque]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 15:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Epargne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4759</guid>

					<description><![CDATA[Le taux du Livret A est passé de 1,5 % à 1,7 % le 1er août 2026. La hausse s’applique aussi au LDDS, tandis que le LEP reste rémunéré à 2,5 %. Pour 10 000 € laissés sur un Livret A pendant les cinq derniers mois de 2026, les 0,2 point supplémentaires représentent environ 8,33 ... <a title="Livret A à 1,7 % : combien rapporte vraiment la hausse depuis le 1er août ?" class="read-more" href="https://www.365euros.com/livret-a-1-7-combien-rapporte-hausse-aout-2026/" aria-label="En savoir plus sur Livret A à 1,7 % : combien rapporte vraiment la hausse depuis le 1er août ?">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le taux du Livret A est passé de 1,5 % à 1,7 % le 1er août 2026. La hausse s’applique aussi au LDDS, tandis que le LEP reste rémunéré à 2,5 %. Pour 10 000 € laissés sur un Livret A pendant les cinq derniers mois de 2026, les 0,2 point supplémentaires représentent environ 8,33 € d’intérêts en plus. Le changement est donc favorable, mais son effet sur quelques mois reste mesuré.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qui change</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 1er août 2026, le Livret A rapporte 1,7 % par an, contre 1,5 % depuis le 1er février. La progression est de 0,2 point, soit une augmentation relative de la rémunération d’environ 13 %. Il ne faut cependant pas confondre cette variation du taux avec un gain de 13 % sur le capital : le Livret A reste un produit d’épargne rémunéré à 1,7 % par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le LDDS suit exactement le même mouvement. Son taux est également passé à 1,7 % le 1er août. Les intérêts du Livret A et du LDDS restent exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Le taux annoncé correspond donc à une rémunération nette pour l’épargnant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le LEP ne baisse pas : son taux est maintenu à 2,5 %. Il conserve ainsi un avantage de 0,8 point par rapport au Livret A. Cette différence représente 8 € par an pour chaque tranche de 1 000 € placée pendant une année complète, à condition de rester éligible au LEP et de maintenir le même solde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution intervient alors que <a href="https://www.365euros.com/livret-a-decollecte-premier-semestre-2026/">les retraits du Livret A ont dépassé les dépôts au premier semestre 2026</a>. Le nouveau taux modifie la rémunération à compter d’août, mais il ne change ni le plafond du livret ni la disponibilité de l’épargne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qui est concerné</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La hausse concerne automatiquement tous les titulaires d’un Livret A ou d’un LDDS. Il n’y a aucune demande à effectuer auprès de la banque. Le nouveau taux s’applique aux sommes déjà présentes et aux nouveaux versements, dès lors qu’elles produisent effectivement des intérêts selon la règle des quinzaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plafond des versements reste fixé à 22 950 € pour le Livret A d’une personne physique et à 12 000 € pour le LDDS. Les intérêts capitalisés peuvent porter le solde au-delà de ces plafonds sans obliger le titulaire à retirer l’excédent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les détenteurs d’un LEP ne bénéficient pas d’une hausse au 1er août, puisque le taux reste à 2,5 %. Ils conservent toutefois une rémunération supérieure. Le plafond des versements du LEP est de 10 000 €, hors intérêts capitalisés, et sa détention reste soumise à des conditions de revenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La date d’un versement compte autant que le taux. Les intérêts sont calculés le 1er et le 16 de chaque mois. Un dépôt réalisé entre le 1er et le 15 commence à produire des intérêts le 16 ; un dépôt réalisé à partir du 16 est pris en compte au premier jour du mois suivant. Les sommes doivent donc rester placées pendant une quinzaine entière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Montants, dates et conditions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mesurer uniquement le bénéfice de la hausse entre le 1er août et le 31 décembre 2026, on peut comparer le nouveau taux de 1,7 % à l’ancien taux de 1,5 %. La différence annuelle est de 0,2 %, appliquée pendant dix quinzaines sur les vingt-quatre que compte une année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calcul est le suivant : solde constant × 0,2 % × 10 ÷ 24. Avec cette hypothèse, la hausse ajoute environ :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>0,83 € pour 1 000 € placés ;</li><li>4,17 € pour 5 000 € placés ;</li><li>8,33 € pour 10 000 € placés ;</li><li>19,13 € pour 22 950 €, soit le plafond de versement du Livret A.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces montants correspondent au supplément produit par le passage de 1,5 % à 1,7 %, pas à la totalité des intérêts versés en 2026. À 1,7 %, un solde constant de 10 000 € produit environ 70,83 € sur les dix quinzaines d’août à décembre. Avec un taux maintenu à 1,5 %, il aurait produit 62,50 € sur la même période.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calcul réel de la banque peut différer si le solde a changé, si un versement n’a pas couvert une quinzaine entière ou si un retrait est intervenu. Les intérêts accumulés sont ajoutés au capital au 31 décembre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qu’il faut vérifier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier contrôle consiste à regarder le solde réellement présent à chaque quinzaine, pas seulement le montant affiché aujourd’hui. Un versement arrivé en cours de mois ne produit pas nécessairement des intérêts dès son jour de dépôt. De même, un retrait peut faire perdre les intérêts de la quinzaine en cours selon sa date de valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut ensuite distinguer le Livret A du LEP. Une personne éligible au LEP conserve un écart de rémunération significatif avec un taux de 2,5 %, mais l’ouverture et le maintien du livret dépendent des plafonds de revenus applicables. Le meilleur taux théorique n’est utile que si les conditions de détention sont remplies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la hausse de 0,2 point ne justifie pas à elle seule de déplacer une épargne nécessaire à court terme ou de fermer un autre produit. Le Livret A et le LDDS gardent surtout leur rôle d’épargne disponible, garantie et défiscalisée. Pour savoir ce que le nouveau taux ajoutera réellement en 2026, il faut appliquer le calcul au solde conservé pendant chaque quinzaine restante.</p>


<!-- redaction-idea-id: 365-20260815-E9F8DE40 -->]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Allocation de rentrée scolaire 2026 : montants et versement du 18 août</title>
		<link>https://www.365euros.com/allocation-rentree-scolaire-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Bernanque]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 09:09:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Budget]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4755</guid>

					<description><![CDATA[L’allocation de rentrée scolaire sera versée le 18 août 2026 en métropole, en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique. Hors Mayotte, son montant net atteint 426,87 €, 450,41 € ou 466,02 € selon l’âge de l’enfant. Mayotte applique un barème distinct. Les familles doivent dans tous les cas remplir les conditions de ressources et, parfois, ... <a title="Allocation de rentrée scolaire 2026 : montants et versement du 18 août" class="read-more" href="https://www.365euros.com/allocation-rentree-scolaire-2026/" aria-label="En savoir plus sur Allocation de rentrée scolaire 2026 : montants et versement du 18 août">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">L’allocation de rentrée scolaire sera versée le 18 août 2026 en métropole, en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique. Hors Mayotte, son montant net atteint 426,87 €, 450,41 € ou 466,02 € selon l’âge de l’enfant. Mayotte applique un barème distinct. Les familles doivent dans tous les cas remplir les conditions de ressources et, parfois, effectuer une démarche avant le paiement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qui change</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Hors Mayotte, les montants de l’ARS ont été revalorisés pour la rentrée 2026. Ils s’élèvent désormais à :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>426,87 € pour un enfant de 6 à 10 ans ;</li><li>450,41 € pour un enfant de 11 à 14 ans ;</li><li>466,02 € pour un enfant de 15 à 18 ans.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">À Mayotte, le barème dépend du niveau scolaire : 429,01 € en primaire, 452,67 € au collège et 468,36 € au lycée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hors Mayotte, la tranche appliquée dépend de l’âge de l’enfant à des dates précises. Pour la première tranche, l’enfant doit avoir 6 ans avant le 1er janvier 2027 et moins de 11 ans au 31 décembre 2026. Pour la deuxième, il doit avoir au moins 11 ans et moins de 15 ans au 31 décembre 2026. Pour la troisième, il doit avoir atteint 15 ans au 31 décembre 2026 sans avoir 18 ans révolus au 15 septembre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier varie selon le lieu de résidence. À Mayotte et à La Réunion, le versement était prévu le 4 août 2026. En métropole, en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique, il est prévu le 18 août. Les droits sont consultables dans le compte Caf à partir du 30 juillet à Mayotte et à La Réunion, et du 12 août dans les autres territoires cités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La date annoncée correspond à la mise en paiement par l’organisme. L’apparition de la somme sur le compte bancaire peut intervenir plus tard selon les délais de l’établissement financier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qui est concerné</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ARS est destinée aux familles aux revenus modestes ayant à charge un enfant scolarisé, étudiant ou apprenti. Pour la rentrée 2026, elle peut être accordée pour les enfants nés entre le 16 septembre 2008 et le 31 décembre 2020. Un enfant plus jeune peut également ouvrir droit à l’aide s’il entre déjà au CP.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un enfant âgé de 6 à 15 ans, le versement est automatique lorsque la famille est déjà allocataire, que son dossier est à jour et qu’elle remplit les conditions. L’absence de démarche ne signifie donc pas que les contrôles de ressources ou de scolarisation disparaissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux situations demandent une intervention de la famille :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>si l’enfant a moins de 6 ans et entre au CP, un certificat de scolarité doit être transmis à la Caf ;</li><li>si l’enfant a entre 16 et 18 ans, sa scolarité, ses études ou son apprentissage doivent être déclarés en ligne.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Une famille qui n’est pas encore allocataire doit créer son compte et déposer une demande. Les assurés du régime agricole accomplissent leurs démarches auprès de la MSA.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Montants, dates et conditions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’ARS 2026, ce sont les ressources annuelles de 2024 qui servent de référence. Le plafond permettant de recevoir l’allocation à taux plein dépend du nombre d’enfants à charge :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>28 956 € pour un enfant ;</li><li>35 638 € pour deux enfants ;</li><li>42 320 € pour trois enfants ;</li><li>6 682 € supplémentaires par enfant à charge au-delà de trois.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces plafonds portent sur les ressources retenues par la Caf ou la MSA, pas simplement sur le salaire mensuel actuel. La composition de la famille est également prise en compte selon la situation applicable avant la rentrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un dépassement léger du plafond ne ferme pas nécessairement tout droit. Une allocation différentielle, d’un montant inférieur à l’ARS à taux plein, peut être calculée. Le résultat dépend des ressources et de la composition du foyer ; il doit être vérifié directement dans le compte Caf ou auprès de la MSA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les 16-18 ans, une déclaration tardive de scolarité ou d’apprentissage peut décaler le paiement. L’aide n’est alors pas forcément perdue, mais elle peut arriver après le versement général du 18 août, une fois la situation justifiée et le dossier traité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qu’il faut vérifier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant d’attendre le virement, il faut contrôler quatre points : l’année de naissance de l’enfant, sa situation à la rentrée, les ressources 2024 du foyer et l’état du dossier auprès de la Caf ou de la MSA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le compte Caf, les droits doivent être consultables à partir du 12 août 2026 pour les foyers de métropole, de Guadeloupe, de Guyane et de Martinique. Une alerte demandant un certificat de scolarité ou une déclaration pour un jeune de 16 à 18 ans doit être traitée pour que le paiement puisse être déclenché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si aucun droit n’apparaît alors que les conditions semblent remplies, il faut vérifier que le dossier est à jour avant de conclure à un refus. Un changement récent de situation familiale, une déclaration manquante ou un rattachement au régime agricole peuvent modifier l’organisme compétent ou retarder l’examen.</p>


<!-- redaction-idea-id: 365-20260812-E9F8DE40 -->]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Livret A : les retraits dépassent les dépôts de 5,93 milliards d’euros au premier semestre 2026</title>
		<link>https://www.365euros.com/livret-a-decollecte-premier-semestre-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Bernanque]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Jul 2026 10:02:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Assurance]]></category>
		<category><![CDATA[Epargne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4753</guid>

					<description><![CDATA[Entre janvier et juin 2026, les retraits effectués sur les Livrets A ont dépassé les versements de 5,93 milliards d’euros. Cette décollecte nette ne signifie pas que les épargnants ont retiré seulement cette somme : elle mesure l’écart entre tous les retraits et tous les dépôts. Dans le même temps, le taux annuel du Livret ... <a title="Livret A : les retraits dépassent les dépôts de 5,93 milliards d’euros au premier semestre 2026" class="read-more" href="https://www.365euros.com/livret-a-decollecte-premier-semestre-2026/" aria-label="En savoir plus sur Livret A : les retraits dépassent les dépôts de 5,93 milliards d’euros au premier semestre 2026">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Entre janvier et juin 2026, les retraits effectués sur les Livrets A ont dépassé les versements de 5,93 milliards d’euros. Cette décollecte nette ne signifie pas que les épargnants ont retiré seulement cette somme : elle mesure l’écart entre tous les retraits et tous les dépôts. Dans le même temps, le taux annuel du Livret A passera de 1,5 % à 1,7 % le 1er août 2026.</p>
<h2>Ce qui change</h2>
<p>La <a href="https://www.caissedesdepots.fr/sites/cdc.fr/files/2026-07/2026%2007%2022%20-%20Communiqu%C3%A9%20Collecte%20mensuelle%20LA-LDDS%20-%20LEP%20juin26.pdf" target="_blank" rel="noopener">Caisse des Dépôts</a> a enregistré une décollecte nette de 920 millions d’euros pour le seul mois de juin. Il s’agit du sixième mois consécutif pendant lequel les retraits dépassent les versements.</p>
<p>Sur l’ensemble du premier semestre, l’écart atteint 5,93 milliards d’euros. L’encours total du Livret A est ainsi passé de 449,6 milliards d’euros à la fin de 2025 à 443,7 milliards d’euros à la fin de juin 2026.</p>
<p>Le <a href="https://cercledelepargne.com/lete-ne-sourit-pas-au-livret-a" target="_blank" rel="noopener">Cercle de l’Épargne</a> relève qu’il s’agit du plus mauvais premier semestre depuis le début de la série statistique en 2009. Le précédent premier semestre négatif, en 2015, s’était soldé par une décollecte de 2,45 milliards d’euros.</p>
<p>Ces chiffres décrivent un mouvement collectif. Ils ne prouvent pas qu’un Livret A particulier doit être fermé, ni qu’un autre placement convient automatiquement mieux.</p>
<h2>Qui est concerné</h2>
<p>La remontée du taux concerne tous les titulaires d’un Livret A. Elle sera appliquée automatiquement par les banques à partir du 1er août 2026 : aucune demande et aucun changement d’établissement ne sont nécessaires.</p>
<p>Les sommes déposées restent disponibles à tout moment. Le Livret A conserve donc son rôle d’épargne immédiatement accessible, notamment pour les dépenses imprévues. La décollecte nationale ne change pas cette disponibilité.</p>
<p>Le choix de conserver, de retirer ou de déplacer une partie de cette épargne dépend de l’usage prévu pour l’argent et de la situation de chacun. Les données de collecte ne constituent pas, à elles seules, une recommandation de placement.</p>
<h2>Montants, dates et conditions</h2>
<p>Le taux annuel reste fixé à 1,5 % jusqu’au 31 juillet 2026. Il passera à 1,7 % le 1er août, selon les informations publiées par le <a href="https://www.economie.gouv.fr/particuliers/gerer-mon-argent/gerer-mon-budget-et-mon-epargne/livret-comment-ca-marche" target="_blank" rel="noopener">ministère de l’Économie</a>.</p>
<p>L’écart de 0,2 point représente 20 euros d’intérêts supplémentaires sur une année entière pour un solde stable de 10 000 euros. Cette comparaison ne correspond pas au gain réel de 2026, puisque le nouveau taux ne s’appliquera qu’à partir du mois d’août. Le montant effectivement crédité dépend aussi des dépôts et retraits effectués au cours de l’année.</p>
<p>Les intérêts sont calculés par quinzaine, le 1er et le 16 de chaque mois, puis ajoutés au capital le 31 décembre. Ils sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.</p>
<p>Pour un particulier, le plafond des versements reste fixé à 22 950 euros. Les intérêts capitalisés peuvent porter le solde au-delà de ce plafond.</p>
<h2>Ce qu’il faut vérifier</h2>
<p>Le nouveau taux s’applique à partir du 1er août 2026, mais les intérêts cumulés ne sont ajoutés au capital que le 31 décembre. Il ne faut donc pas attendre un versement mensuel distinct correspondant à la hausse du taux.</p>
<p>Avant de comparer le Livret A à une assurance-vie, à un compte à terme ou à un livret bancaire promotionnel, il faut regarder séparément la disponibilité des fonds, la durée du placement, la garantie du capital, la fiscalité et les conditions du taux annoncé. Deux rendements affichés ne décrivent pas forcément le même niveau de risque ni les mêmes contraintes.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Gazole non routier : ce que les artisans du BTP peuvent vraiment espérer toucher en mai</title>
		<link>https://www.365euros.com/gazole-non-routier-ce-que-les-artisans-du-btp-peuvent-vraiment-esperer-toucher-en-mai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Bernanque]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 11:47:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Budget]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Emploi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4748</guid>

					<description><![CDATA[Les petites entreprises du bâtiment et des travaux publics savent désormais à quoi s&#8217;en tenir. Le décret instaurant un coup de pouce sur le gazole non routier, promis en avril par l&#8217;exécutif, est paru au Journal officiel le 10 mai. Le texte fixe une ristourne de vingt centimes par litre acheté en mai, avec un ... <a title="Gazole non routier : ce que les artisans du BTP peuvent vraiment espérer toucher en mai" class="read-more" href="https://www.365euros.com/gazole-non-routier-ce-que-les-artisans-du-btp-peuvent-vraiment-esperer-toucher-en-mai/" aria-label="En savoir plus sur Gazole non routier : ce que les artisans du BTP peuvent vraiment espérer toucher en mai">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Les petites entreprises du bâtiment et des travaux publics savent désormais à quoi s&rsquo;en tenir. Le décret instaurant un coup de pouce sur le gazole non routier, promis en avril par l&rsquo;exécutif, est paru au Journal officiel le 10 mai. Le texte fixe une ristourne de vingt centimes par litre acheté en mai, avec un plafond de quatre mille euros par société. Une bouffée d&rsquo;oxygène pour des artisans dont les engins tournent toujours, malgré une facture énergétique devenue incontrôlable depuis l&#8217;embrasement du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif s&rsquo;adresse aux structures de moins de vingt salariés qui consomment du GNR dans le cadre de leur activité. Sont visées la construction routière et autoroutière, les travaux en tunnel, le terrassement, la démolition, la maçonnerie de gros œuvre, la charpente, et plus largement l&rsquo;essentiel des métiers où les pelleteuses, bulldozers et engins de chantier sont indispensables. L&rsquo;aide prend la forme d&rsquo;une subvention versée par la direction générale des finances publiques, calculée sur les factures de carburant émises entre le 1er et le 31 mai 2026.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des conditions strictes pour filtrer les bénéficiaires</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour prétendre à la subvention, une entreprise doit afficher un chiffre d&rsquo;affaires annuel inférieur à 50 millions d&rsquo;euros, ou un total de bilan qui ne dépasse pas 43 millions. Elle doit aussi être à jour de ses obligations déclaratives fiscales et sociales au 31 mars 2026, et ne pas accuser d&rsquo;arriérés impayés au-delà de 1 500 euros à cette même date. Les sociétés en procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire sont exclues du dispositif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dépôt des demandes s&rsquo;effectuera en ligne entre le 8 juin et le 3 juillet, via une procédure dématérialisée. Le dossier devra contenir une déclaration sur l&rsquo;honneur ainsi que les factures d&rsquo;achat de GNR du mois de mai, consignées dans un tableur dont le modèle sera mis à disposition sur impots.gouv.fr. Une clause de récupération a été insérée dans le texte : si la somme versée dépasse 600 euros et que l&rsquo;excédent brut d&rsquo;exploitation de l&rsquo;exercice incluant mai 2026 atteint au moins 98 % de celui de l&rsquo;année précédente, l&rsquo;entreprise devra restituer l&rsquo;aide. Autrement dit, le filet de sécurité ne profitera pleinement qu&rsquo;à celles dont la rentabilité aura réellement encaissé le choc.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une réponse jugée tardive par les fédérations professionnelles</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations du secteur réclamaient un geste depuis plusieurs semaines. La Capeb avait alerté dès le début du printemps sur les conséquences du conflit pour ses adhérents : la moitié des artisans interrogés disaient déjà ressentir un impact sur leur activité, et plus de neuf sur dix subissaient de plein fouet la flambée des produits dérivés du pétrole. Le prix du GNR pèse particulièrement sur les trésoreries des petites structures, qui peinent à répercuter ces surcoûts auprès de donneurs d&rsquo;ordre publics ou privés en position de force dans la négociation. Côté gouvernement, l&rsquo;argument retenu pour justifier ce ciblage est connu : éviter le saupoudrage et concentrer les fonds publics sur les acteurs les plus dépendants des énergies fossiles et les plus fragilisés par la conjoncture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;aide GNR n&rsquo;est qu&rsquo;un volet d&rsquo;un plan annoncé le 21 avril, dans la foulée de l&rsquo;aggravation des tensions au Moyen-Orient et du maintien du prix à la pompe au-dessus des deux euros. L&rsquo;exécutif a en parallèle reconduit des dispositifs en direction des transporteurs, des pêcheurs et des agriculteurs, sans pour autant ressortir l&rsquo;arme de la remise généralisée sur les carburants, jugée trop coûteuse pour les finances publiques. Pour les artisans du bâtiment, la mesure intervient toutefois dans un environnement déjà éprouvant : recul du marché de la construction neuve, prix du bitume tirés par le baril, hausse confirmée du prix repère du gaz au 1er mai, et progression continue des index BT publiés par l&rsquo;Insee. À cette équation s&rsquo;ajoute la pression sur les matériaux dérivés du pétrole — polystyrène, polyuréthane, membranes bitumineuses, PVC — dont les augmentations rognent les marges chantier après chantier. Vingt centimes par litre soulageront mécaniquement les comptes du mois de mai, mais ne règlent rien de la trajectoire de fond, qui dépend désormais bien plus de la géopolitique du détroit d&rsquo;Ormuz que des arbitrages de Bercy.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vos vacances en avion coûtent désormais 100 dollars de plus : la facture salée de la guerre en Iran</title>
		<link>https://www.365euros.com/vos-vacances-en-avion-coutent-desormais-100-dollars-de-plus-la-facture-salee-de-la-guerre-en-iran/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Bernanque]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Apr 2026 10:37:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Budget]]></category>
		<category><![CDATA[Conso]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4744</guid>

					<description><![CDATA[Un voyage Paris-New York alourdi de 129 euros rien qu&#8217;en carburant, un Barcelone-Berlin qui grimpe de 26 euros, des compagnies européennes qui prévoient déjà de faire passer l&#8217;addition aux passagers. Les chiffres publiés mardi par l&#8217;ONG Transport &#38; Environment mettent des euros précis sur ce que beaucoup de voyageurs pressentaient en consultant les comparateurs depuis ... <a title="Vos vacances en avion coûtent désormais 100 dollars de plus : la facture salée de la guerre en Iran" class="read-more" href="https://www.365euros.com/vos-vacances-en-avion-coutent-desormais-100-dollars-de-plus-la-facture-salee-de-la-guerre-en-iran/" aria-label="En savoir plus sur Vos vacances en avion coûtent désormais 100 dollars de plus : la facture salée de la guerre en Iran">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Un voyage Paris-New York alourdi de 129 euros rien qu&rsquo;en carburant, un Barcelone-Berlin qui grimpe de 26 euros, des compagnies européennes qui prévoient déjà de faire passer l&rsquo;addition aux passagers. Les chiffres publiés mardi par l&rsquo;ONG Transport &amp; Environment mettent des euros précis sur ce que beaucoup de voyageurs pressentaient en consultant les comparateurs depuis quelques semaines : la crise énergétique déclenchée par la guerre au Moyen-Orient est en train de redessiner le budget vacances de millions d&rsquo;Européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;étude compare les tarifs du kérosène au 16 avril à ceux en vigueur juste avant le déclenchement du conflit opposant les États-Unis et Israël à l&rsquo;Iran, le 28 février. Bilan : un surcoût moyen de 88 euros par passager sur les vols long-courriers au départ de l&rsquo;Europe, soit environ 104 dollars, et 29 euros sur les liaisons intra-européennes. Pour arriver à ces montants, l&rsquo;organisation a calculé la consommation moyenne sur l&rsquo;ensemble des vols partant du continent, puis divisé le total par le nombre de passagers transportés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un kérosène qui a tout simplement doublé depuis février</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le carburéacteur s&rsquo;est installé durablement au-dessus des 100 dollars le baril depuis le début des hostilités. En Europe du Nord-Ouest, la tonne s&rsquo;échange désormais autour de 1 700 dollars, soit environ deux fois et demie le prix moyen observé en 2025. Plusieurs facteurs expliquent cette flambée : le blocage quasi total du détroit d&rsquo;Ormuz par les Gardiens de la Révolution iraniens depuis début mars, qui coupe l&rsquo;un des principaux axes d&rsquo;approvisionnement pétrolier mondial, l&rsquo;arsenal de sanctions qui restreint l&rsquo;offre disponible, et une spéculation financière qui amplifie les mouvements sur les marchés à terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les compagnies aériennes, l&rsquo;impact est brutal. Le carburant, qui représentait environ 25 à 30% des coûts d&rsquo;exploitation avant le conflit selon l&rsquo;Association internationale du transport aérien, s&rsquo;approche désormais des 45% chez certains transporteurs. Lufthansa, Ryanair et Air France-KLM avaient prévenu dès le mois de mars qu&rsquo;une fermeture prolongée d&rsquo;Ormuz les obligerait à répercuter la hausse sur les billets. La promesse est tenue : Air France a confirmé 100 euros supplémentaires sur un aller-retour long-courrier, tandis qu&rsquo;Air France-KLM applique des surcharges carburant pouvant atteindre 319 euros sur ses vols transatlantiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des annulations de vols déjà en cours et des pénuries qui se profilent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du prix, c&rsquo;est désormais la disponibilité des sièges qui commence à inquiéter. La compagnie scandinave SAS a annoncé la suppression d&rsquo;au moins un millier de vols en avril. Le low-cost franco-espagnol Volotea a coupé plusieurs liaisons devenues non rentables, notamment vers la Corse. Lufthansa a fermé sa filiale régionale CityLine plus tôt que prévu et cloué au sol ses appareils les plus anciens et les plus gourmands. easyJet anticipe une perte avant impôts comprise entre 540 et 560 millions de livres pour son premier semestre fiscal 2026. Les compagnies les mieux couvertes par leurs contrats d&rsquo;achat anticipé — Ryanair, easyJet, ou encore Swiss qui a sécurisé 80% de ses besoins 2026 via le hedging de Lufthansa — résistent mieux, mais cette protection s&rsquo;érodera mécaniquement dans les mois à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le patron de l&rsquo;IATA, Willie Walsh, a qualifié la situation d&rsquo;inquiétante et n&rsquo;écarte pas le scénario d&rsquo;annulations de vols faute de carburant dès la fin du mois de mai en Europe. L&rsquo;Italie a déjà mis en place un rationnement sur certains de ses aéroports. L&rsquo;Union européenne doit publier ce mercredi des lignes directrices sur la gestion des stocks limités de kérosène, et Bruxelles étudie la suspension temporaire de certaines taxes sur les billets pour amortir le choc sur le pouvoir d&rsquo;achat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Diane Vitry, qui pilote le pôle aviation chez Transport &amp; Environment, met en garde contre la tentation d&rsquo;accuser la réglementation environnementale européenne de plomber un secteur déjà fragilisé. Pour elle, la dépendance aux importations pétrolières est le vrai point faible révélé par cette crise, et non les lois qui cherchent à en sortir. L&rsquo;ONG souligne d&rsquo;ailleurs que les surcoûts liés à la flambée pétrolière dépassent largement ceux induits par la mise en conformité avec les politiques climatiques européennes, notamment le mandat d&rsquo;incorporation de carburants durables à partir de 2030, que plusieurs transporteurs cherchent précisément à assouplir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette séquence laisse entrevoir une recomposition durable de l&rsquo;économie du transport aérien européen. Les voyageurs devront probablement composer avec une fenêtre estivale 2026 plus chère de 20 à 40% selon les projections de l&rsquo;IATA, et surtout moins prévisible : réservations plus tardives, horaires volatils, routes allongées par l&rsquo;impossibilité de survoler certaines zones. Le train tire son épingle du jeu sur les courtes et moyennes distances, les alternatives ferroviaires étant redevenues compétitives face à un kérosène qui ne redescendra probablement pas tant que le détroit d&rsquo;Ormuz restera sous tension. À plus longue échéance, la crise pourrait paradoxalement accélérer les investissements dans les carburants aériens alternatifs et dans la production européenne de kérosène de synthèse, dossier jusqu&rsquo;ici freiné par le coût élevé de ces solutions face à un pétrole bon marché. La souveraineté énergétique, souvent évoquée pour l&rsquo;électricité et le gaz, s&rsquo;invite désormais avec force dans le débat aérien.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pétrole sous les 90 dollars : la chute-surprise qui pourrait enfin soulager les automobilistes français</title>
		<link>https://www.365euros.com/petrole-sous-les-90-dollars-la-chute-surprise-qui-pourrait-enfin-soulager-les-automobilistes-francais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Bernanque]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 09:41:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Budget]]></category>
		<category><![CDATA[Conso]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4739</guid>

					<description><![CDATA[Vendredi 17 avril 2026 a marqué un tournant sur les marchés de l&#8217;énergie. En l&#8217;espace de quelques heures, le baril de Brent a perdu près de 10 %, repassant sous la barre symbolique des 90 dollars pour la première fois depuis plus d&#8217;un mois. Le déclencheur : une déclaration du ministre iranien des Affaires étrangères, ... <a title="Pétrole sous les 90 dollars : la chute-surprise qui pourrait enfin soulager les automobilistes français" class="read-more" href="https://www.365euros.com/petrole-sous-les-90-dollars-la-chute-surprise-qui-pourrait-enfin-soulager-les-automobilistes-francais/" aria-label="En savoir plus sur Pétrole sous les 90 dollars : la chute-surprise qui pourrait enfin soulager les automobilistes français">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Vendredi 17 avril 2026 a marqué un tournant sur les marchés de l&rsquo;énergie. En l&rsquo;espace de quelques heures, le baril de Brent a perdu près de 10 %, repassant sous la barre symbolique des 90 dollars pour la première fois depuis plus d&rsquo;un mois. Le déclencheur : une déclaration du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, annonçant sur X la réouverture totale du détroit d&rsquo;Ormuz aux navires commerciaux pendant la durée du cessez-le-feu en cours au Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la clôture européenne, le Brent pour livraison en juin s&rsquo;échangeait autour de 90,38 dollars, en recul de 9,07 %. Son équivalent américain, le WTI, plongeait davantage, à 83,85 dollars, soit une chute de 11,45 %. Ces niveaux n&rsquo;avaient plus été observés depuis le début du mois de mars, au moment où le conflit déclenché le 28 février par les frappes américano-israéliennes en Iran avait précipité les cours au-dessus de 119 dollars le baril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;annonce iranienne a été perçue par les salles de marché comme le premier véritable signal de désescalade depuis le début des hostilités. Pour les analystes d&rsquo;Interactive Brokers et de Lipow Oil Associates, interrogés par l&rsquo;AFP, le pire de la crise géopolitique semble désormais écarté, même si aucun accord de paix définitif n&rsquo;a été signé entre Washington et Téhéran. Le cessez-le-feu entre les deux pays, officiellement en vigueur, expire théoriquement le 22 avril, ce qui maintient une part d&rsquo;incertitude sur la suite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un mouvement qui se propage bien au-delà du seul marché pétrolier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La respiration a été immédiate sur les Bourses européennes. Paris a gagné 1,97 % sur la séance, Francfort 2,27 %, Milan 1,75 % et Londres 0,73 %. À New York, le S&amp;P 500 a atteint un nouveau sommet historique à 7 126 points, porté par la perspective d&rsquo;un allègement durable de la facture énergétique mondiale. Les valeurs aériennes, chimiques et industrielles, particulièrement pénalisées depuis le début du conflit, ont été les principales bénéficiaires du mouvement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les effets se sont aussi fait sentir sur les marchés obligataires. Le rendement du Bund allemand à dix ans, référence en zone euro, est repassé sous la barre des 3 %, à 2,97 %, contre 3,03 % la veille. L&rsquo;OAT française a suivi, tombant à 3,59 %. Aux États-Unis, le taux à dix ans est revenu à 4,24 %. Ces reflux traduisent un allègement des craintes inflationnistes qui s&rsquo;étaient réinstallées depuis mars, au moment où les cours du brut flirtaient avec les 120 dollars et où certains économistes évoquaient un scénario de stagflation en zone euro. Seul le dollar, qui s&rsquo;était renforcé à la faveur du conflit, a connu une journée de montagnes russes avant de reprendre un peu de terrain face à l&rsquo;euro en fin de séance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le détroit d&rsquo;Ormuz, rappelons-le, concentre à lui seul près de 20 % du commerce mondial d&rsquo;hydrocarbures, avec quelque 13 millions de barils transitant chaque jour par ses eaux. Sa paralysie quasi totale depuis fin février avait entraîné l&rsquo;ancrage de plus de 150 pétroliers en dehors du détroit, contraint plusieurs compagnies maritimes à suspendre leurs rotations, et provoqué la plus grave rupture d&rsquo;approvisionnement énergétique depuis les chocs pétroliers des années 1970.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La prudence reste de mise sur un dénouement durable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La normalisation ne se décrétera toutefois pas en un jour. Plusieurs infrastructures gazières et pétrolières du Golfe ont été endommagées pendant le conflit, à commencer par la raffinerie qatarie de Ras Laffan, premier site mondial de production de GNL, touchée le 2 mars. Les spécialistes estiment qu&rsquo;il faudra plusieurs mois avant un retour à la normale des flux, et dans le cas de certains sites stratégiques, entre trois et cinq années de travaux de remise en état. Le blocus américain des ports iraniens demeure par ailleurs pleinement opérationnel, Donald Trump ayant précisé sur Truth Social qu&rsquo;il ne serait levé qu&rsquo;une fois la totalité des points de négociation avec Téhéran finalisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette confusion persistante a rapidement rattrapé l&rsquo;optimisme initial. Le lendemain même de l&rsquo;annonce, samedi 18 avril, l&rsquo;Iran a indiqué reprendre le « strict contrôle » du détroit en réaction au maintien du blocus américain, rouvrant la porte à de nouvelles tensions sur les cours. Les pétroliers et assureurs, échaudés par deux mois de crise, restent d&rsquo;ailleurs réticents à reprendre massivement la route du détroit sans garanties solides, notamment sur la couverture des risques de guerre qui avait été suspendue dès le 5 mars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les consommateurs français, la détente observée sur les marchés commence malgré tout à se matérialiser. Le litre de gazole s&rsquo;établissait à 2,273 euros en moyenne nationale mi-avril, en recul d&rsquo;environ neuf centimes sur une semaine. Le sans-plomb 95-E10 suivait la même trajectoire, à un rythme légèrement plus rapide en raison d&rsquo;une exposition moindre au gazole importé du Proche-Orient, dont la France tire 29 % de sa consommation. Bercy entend désormais accélérer cette répercussion et a brandi la menace d&rsquo;un décret d&rsquo;encadrement des marges, présenté comme un outil de dissuasion à l&rsquo;égard des distributeurs. La ministre déléguée à l&rsquo;Énergie, Maud Bregeon, a rappelé dans la presse qu&rsquo;en quelques jours, le baril était passé de 115 à moins de 90 dollars, et que la baisse devait se lire rapidement à la pompe. Le ministre du Commerce, Serge Papin, a de son côté évoqué dans le Journal du Dimanche la métaphore d&rsquo;un médecin qui prépare ses instruments sans nécessairement avoir à s&rsquo;en servir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un plan de soutien au transport routier, doté de 50 millions d&rsquo;euros et publié au Journal officiel le 18 avril, est par ailleurs entré en vigueur dans la foulée. Il prévoit une aide modulable en fonction du type de véhicule, avec un plafond de 60 000 euros par entreprise, à destination des sociétés de moins de 1 000 salariés exerçant dans le transport de marchandises, le transport de voyageurs par autocar ou le transport sanitaire. Une reconduction en mai est à l&rsquo;étude, tandis que les pêcheurs et les agriculteurs bénéficient de dispositifs parallèles, notamment un remboursement de 20 centimes par litre de gazole marin et une exonération de droit d&rsquo;accise sur le gazole non routier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du court terme, cette nouvelle flambée suivie d&rsquo;une correction brutale alimente les réflexions sur la dépendance énergétique européenne. La France importe aujourd&rsquo;hui 51 % de son gazole et une part significative de son GNL via la route du Golfe, ce qui l&rsquo;expose mécaniquement à chaque soubresaut régional. L&rsquo;épisode de 2026 aura probablement un effet d&rsquo;accélérateur sur plusieurs chantiers : relance des discussions autour des stocks stratégiques européens, accélération de l&rsquo;électrification du parc automobile, réflexion sur la diversification des approvisionnements via les terminaux GNL de la façade atlantique, et remise sur la table du dossier des biocarburants, dont l&rsquo;E85, produit à partir de betteraves et de céréales françaises, a démontré une nouvelle fois sa résilience face aux chocs pétroliers. La volatilité des cours du brut, qui ont oscillé entre 67 et 119 dollars en moins de deux mois, pèsera durablement dans les arbitrages budgétaires comme dans les choix industriels à venir.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pétrole, gaz, engrais : pourquoi avril 2026 pourrait devenir le mois le plus noir de l&#8217;histoire énergétique mondiale</title>
		<link>https://www.365euros.com/petrole-gaz-engrais-pourquoi-avril-2026-pourrait-devenir-le-mois-le-plus-noir-de-lhistoire-energetique-mondiale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Bernanque]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 11:59:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conso]]></category>
		<category><![CDATA[Budget]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4736</guid>

					<description><![CDATA[Le patron de l&#8217;Agence internationale de l&#8217;énergie (AIE) ne mâche plus ses mots. Lors d&#8217;une conférence de presse tenue ce lundi 14 avril, à l&#8217;issue d&#8217;une rencontre avec les dirigeants du FMI et de la Banque mondiale, Fatih Birol a posé un constat glaçant : la crise que traverse le marché de l&#8217;énergie depuis fin ... <a title="Pétrole, gaz, engrais : pourquoi avril 2026 pourrait devenir le mois le plus noir de l&#8217;histoire énergétique mondiale" class="read-more" href="https://www.365euros.com/petrole-gaz-engrais-pourquoi-avril-2026-pourrait-devenir-le-mois-le-plus-noir-de-lhistoire-energetique-mondiale/" aria-label="En savoir plus sur Pétrole, gaz, engrais : pourquoi avril 2026 pourrait devenir le mois le plus noir de l&#8217;histoire énergétique mondiale">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le patron de l&rsquo;Agence internationale de l&rsquo;énergie (AIE) ne mâche plus ses mots. Lors d&rsquo;une conférence de presse tenue ce lundi 14 avril, à l&rsquo;issue d&rsquo;une rencontre avec les dirigeants du FMI et de la Banque mondiale, Fatih Birol a posé un constat glaçant : la crise que traverse le marché de l&rsquo;énergie depuis fin février dépasse en ampleur tous les chocs précédents, y compris ceux de 1973, 1979 et la crise gazière liée au conflit ukrainien en 2022. Selon lui, si l&rsquo;on cumule les perturbations de ces trois épisodes passés, on reste en dessous du niveau de désorganisation actuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mécanisme est simple à comprendre. En mars, les tankers qui livraient encore du pétrole et du gaz dans le monde transportaient des cargaisons chargées avant le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, le 28 février dernier. Ce stock tampon est désormais épuisé. Depuis le début du mois d&rsquo;avril, plus aucun chargement n&rsquo;a pu quitter les ports du Golfe. La fermeture du détroit d&rsquo;Ormuz par l&rsquo;Iran, en représailles à l&rsquo;offensive menée par les États-Unis et Israël, bloque un passage par lequel transitent environ 20 % du pétrole mondial et une part comparable du gaz naturel liquéfié. Résultat : le marché perd environ 12 millions de barils par jour, et les pertes d&rsquo;avril seront selon l&rsquo;AIE deux fois supérieures à celles du mois précédent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des dégâts matériels qui se compteront en années de reconstruction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du blocage maritime, ce sont les infrastructures elles-mêmes qui ont été touchées en profondeur. Plus de 75 sites énergétiques ont subi des dommages dans la région, dont un tiers se trouvent dans un état jugé proche de la destruction totale. Le Qatar, premier exportateur mondial de GNL avec environ 20 % de l&rsquo;offre planétaire, a déclaré la force majeure dès le 4 mars après qu&rsquo;une frappe a réduit les capacités du site de Ras Laffan. Ces installations représentent des décennies d&rsquo;investissements et leur remise en service prendra des mois, voire des années. Même un cessez-le-feu — comme celui, fragile, annoncé la semaine dernière entre Washington et Téhéran — ne suffira pas à rétablir rapidement la production. La directrice générale du FMI a d&rsquo;ailleurs souligné que les difficultés persisteront bien au-delà de la fin des hostilités, en raison de l&rsquo;ampleur des destructions physiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et la crise ne se limite pas au brut et au gaz. Elle touche aussi les engrais, les produits pétrochimiques, le soufre et l&rsquo;hélium, autant de matières premières dont les chaînes d&rsquo;approvisionnement mondiales dépendent étroitement. Des tensions sur le kérosène et le diesel apparaissent déjà en Asie et pourraient gagner l&rsquo;Europe dans les semaines à venir. Dans plusieurs pays, la perspective d&rsquo;un rationnement énergétique n&rsquo;est plus un scénario théorique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une riposte financière internationale à la mesure du choc</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l&rsquo;urgence, les grandes institutions financières mondiales ont mis en place un dispositif de coordination inédit. L&rsquo;AIE, le FMI et la Banque mondiale ont formé un groupe de travail commun pour évaluer les besoins et piloter la réponse. Le FMI a indiqué s&rsquo;attendre à des demandes d&rsquo;aide d&rsquo;urgence comprises entre 20 et 50 milliards de dollars en provenance des pays les plus vulnérables, notamment les économies à faible revenu et fortement importatrices d&rsquo;énergie. De son côté, la Banque mondiale a précisé pouvoir débloquer 25 milliards de dollars à court terme via ses instruments de crise, et jusqu&rsquo;à 70 milliards en six mois en réorientant certains programmes existants. Le président de la Banque mondiale a qualifié la situation de « choc systémique », tout en rappelant que des crises avaient déjà été surmontées par le passé grâce à un leadership fort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour gagner du temps, les 32 pays membres de l&rsquo;AIE, dont la France, ont déjà libéré 400 millions de barils de réserves stratégiques début mars. Le patron de l&rsquo;AIE rappelle que plus de 80 % de ces stocks restent disponibles. Mais il prévient lui-même que ces réserves ne constituent qu&rsquo;un palliatif temporaire : elles atténuent la pression sans résoudre le problème de fond. La seule véritable solution, selon lui, reste la réouverture du détroit d&rsquo;Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan macroéconomique, les dégâts sont déjà mesurables. La Banque mondiale a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour les pays émergents, désormais attendue à 3,65 % en 2026 contre 4 % estimés en octobre dernier, avec un scénario pessimiste à 2,6 % si le conflit s&rsquo;enlise. L&rsquo;inflation dans ces économies pourrait atteindre 4,9 % cette année, voire 6,7 % dans l&rsquo;hypothèse la plus défavorable. Le FMI estime que 45 millions de personnes supplémentaires risquent de basculer dans l&rsquo;insécurité alimentaire aiguë si les livraisons d&rsquo;engrais restent perturbées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, cette crise pourrait accélérer des mutations déjà en gestation. Le directeur de l&rsquo;AIE estime que l&rsquo;architecture énergétique mondiale va connaître une transformation profonde dans les prochaines années. Le déploiement des énergies renouvelables — solaire et éolien en tête — pourrait s&rsquo;intensifier à l&rsquo;échelle de quelques mois seulement, ces technologies ayant l&rsquo;avantage d&rsquo;une installation rapide. La relance de programmes nucléaires, notamment les petits réacteurs modulaires, fait aussi partie des pistes évoquées, de même que la prolongation de la durée de vie des centrales existantes. L&rsquo;AIE recommande par ailleurs des mesures de sobriété immédiates : réduction des limitations de vitesse, recours au télétravail et diminution de l&rsquo;usage des équipements énergivores. Des mesures qui rappellent, à bien des égards, les restrictions mises en place pendant la pandémie de Covid-19.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
