<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" >

<channel>
	<title>Economie &#8211; 365EUROS</title>
	<atom:link href="https://www.365euros.com/category/economie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.365euros.com</link>
	<description>Votre argent, jour après jour</description>
	<lastBuildDate>Mon, 11 May 2026 11:47:53 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.365euros.com/wp-content/uploads/2023/06/cropped-SCR-20230619-jruo-32x32.png</url>
	<title>Economie &#8211; 365EUROS</title>
	<link>https://www.365euros.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Gazole non routier : ce que les artisans du BTP peuvent vraiment espérer toucher en mai</title>
		<link>https://www.365euros.com/gazole-non-routier-ce-que-les-artisans-du-btp-peuvent-vraiment-esperer-toucher-en-mai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 11:47:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Budget]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Emploi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4748</guid>

					<description><![CDATA[Les petites entreprises du bâtiment et des travaux publics savent désormais à quoi s&#8217;en tenir. Le décret instaurant un coup de pouce sur le gazole non routier, promis en avril par l&#8217;exécutif, est paru au Journal officiel le 10 mai. Le texte fixe une ristourne de vingt centimes par litre acheté en mai, avec un ... <a title="Gazole non routier : ce que les artisans du BTP peuvent vraiment espérer toucher en mai" class="read-more" href="https://www.365euros.com/gazole-non-routier-ce-que-les-artisans-du-btp-peuvent-vraiment-esperer-toucher-en-mai/" aria-label="En savoir plus sur Gazole non routier : ce que les artisans du BTP peuvent vraiment espérer toucher en mai">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les petites entreprises du bâtiment et des travaux publics savent désormais à quoi s&rsquo;en tenir. Le décret instaurant un coup de pouce sur le gazole non routier, promis en avril par l&rsquo;exécutif, est paru au Journal officiel le 10 mai. Le texte fixe une ristourne de vingt centimes par litre acheté en mai, avec un plafond de quatre mille euros par société. Une bouffée d&rsquo;oxygène pour des artisans dont les engins tournent toujours, malgré une facture énergétique devenue incontrôlable depuis l&#8217;embrasement du Moyen-Orient.</p>



<p>Le dispositif s&rsquo;adresse aux structures de moins de vingt salariés qui consomment du GNR dans le cadre de leur activité. Sont visées la construction routière et autoroutière, les travaux en tunnel, le terrassement, la démolition, la maçonnerie de gros œuvre, la charpente, et plus largement l&rsquo;essentiel des métiers où les pelleteuses, bulldozers et engins de chantier sont indispensables. L&rsquo;aide prend la forme d&rsquo;une subvention versée par la direction générale des finances publiques, calculée sur les factures de carburant émises entre le 1er et le 31 mai 2026.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des conditions strictes pour filtrer les bénéficiaires</h3>



<p>Pour prétendre à la subvention, une entreprise doit afficher un chiffre d&rsquo;affaires annuel inférieur à 50 millions d&rsquo;euros, ou un total de bilan qui ne dépasse pas 43 millions. Elle doit aussi être à jour de ses obligations déclaratives fiscales et sociales au 31 mars 2026, et ne pas accuser d&rsquo;arriérés impayés au-delà de 1 500 euros à cette même date. Les sociétés en procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire sont exclues du dispositif.</p>



<p>Le dépôt des demandes s&rsquo;effectuera en ligne entre le 8 juin et le 3 juillet, via une procédure dématérialisée. Le dossier devra contenir une déclaration sur l&rsquo;honneur ainsi que les factures d&rsquo;achat de GNR du mois de mai, consignées dans un tableur dont le modèle sera mis à disposition sur impots.gouv.fr. Une clause de récupération a été insérée dans le texte : si la somme versée dépasse 600 euros et que l&rsquo;excédent brut d&rsquo;exploitation de l&rsquo;exercice incluant mai 2026 atteint au moins 98 % de celui de l&rsquo;année précédente, l&rsquo;entreprise devra restituer l&rsquo;aide. Autrement dit, le filet de sécurité ne profitera pleinement qu&rsquo;à celles dont la rentabilité aura réellement encaissé le choc.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une réponse jugée tardive par les fédérations professionnelles</h3>



<p>Les organisations du secteur réclamaient un geste depuis plusieurs semaines. La Capeb avait alerté dès le début du printemps sur les conséquences du conflit pour ses adhérents : la moitié des artisans interrogés disaient déjà ressentir un impact sur leur activité, et plus de neuf sur dix subissaient de plein fouet la flambée des produits dérivés du pétrole. Le prix du GNR pèse particulièrement sur les trésoreries des petites structures, qui peinent à répercuter ces surcoûts auprès de donneurs d&rsquo;ordre publics ou privés en position de force dans la négociation. Côté gouvernement, l&rsquo;argument retenu pour justifier ce ciblage est connu : éviter le saupoudrage et concentrer les fonds publics sur les acteurs les plus dépendants des énergies fossiles et les plus fragilisés par la conjoncture.</p>



<p>L&rsquo;aide GNR n&rsquo;est qu&rsquo;un volet d&rsquo;un plan annoncé le 21 avril, dans la foulée de l&rsquo;aggravation des tensions au Moyen-Orient et du maintien du prix à la pompe au-dessus des deux euros. L&rsquo;exécutif a en parallèle reconduit des dispositifs en direction des transporteurs, des pêcheurs et des agriculteurs, sans pour autant ressortir l&rsquo;arme de la remise généralisée sur les carburants, jugée trop coûteuse pour les finances publiques. Pour les artisans du bâtiment, la mesure intervient toutefois dans un environnement déjà éprouvant : recul du marché de la construction neuve, prix du bitume tirés par le baril, hausse confirmée du prix repère du gaz au 1er mai, et progression continue des index BT publiés par l&rsquo;Insee. À cette équation s&rsquo;ajoute la pression sur les matériaux dérivés du pétrole — polystyrène, polyuréthane, membranes bitumineuses, PVC — dont les augmentations rognent les marges chantier après chantier. Vingt centimes par litre soulageront mécaniquement les comptes du mois de mai, mais ne règlent rien de la trajectoire de fond, qui dépend désormais bien plus de la géopolitique du détroit d&rsquo;Ormuz que des arbitrages de Bercy.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vos vacances en avion coûtent désormais 100 dollars de plus : la facture salée de la guerre en Iran</title>
		<link>https://www.365euros.com/vos-vacances-en-avion-coutent-desormais-100-dollars-de-plus-la-facture-salee-de-la-guerre-en-iran/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Apr 2026 10:37:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Budget]]></category>
		<category><![CDATA[Conso]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4744</guid>

					<description><![CDATA[Un voyage Paris-New York alourdi de 129 euros rien qu&#8217;en carburant, un Barcelone-Berlin qui grimpe de 26 euros, des compagnies européennes qui prévoient déjà de faire passer l&#8217;addition aux passagers. Les chiffres publiés mardi par l&#8217;ONG Transport &#38; Environment mettent des euros précis sur ce que beaucoup de voyageurs pressentaient en consultant les comparateurs depuis ... <a title="Vos vacances en avion coûtent désormais 100 dollars de plus : la facture salée de la guerre en Iran" class="read-more" href="https://www.365euros.com/vos-vacances-en-avion-coutent-desormais-100-dollars-de-plus-la-facture-salee-de-la-guerre-en-iran/" aria-label="En savoir plus sur Vos vacances en avion coûtent désormais 100 dollars de plus : la facture salée de la guerre en Iran">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Un voyage Paris-New York alourdi de 129 euros rien qu&rsquo;en carburant, un Barcelone-Berlin qui grimpe de 26 euros, des compagnies européennes qui prévoient déjà de faire passer l&rsquo;addition aux passagers. Les chiffres publiés mardi par l&rsquo;ONG Transport &amp; Environment mettent des euros précis sur ce que beaucoup de voyageurs pressentaient en consultant les comparateurs depuis quelques semaines : la crise énergétique déclenchée par la guerre au Moyen-Orient est en train de redessiner le budget vacances de millions d&rsquo;Européens.</p>



<p>L&rsquo;étude compare les tarifs du kérosène au 16 avril à ceux en vigueur juste avant le déclenchement du conflit opposant les États-Unis et Israël à l&rsquo;Iran, le 28 février. Bilan : un surcoût moyen de 88 euros par passager sur les vols long-courriers au départ de l&rsquo;Europe, soit environ 104 dollars, et 29 euros sur les liaisons intra-européennes. Pour arriver à ces montants, l&rsquo;organisation a calculé la consommation moyenne sur l&rsquo;ensemble des vols partant du continent, puis divisé le total par le nombre de passagers transportés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un kérosène qui a tout simplement doublé depuis février</h2>



<p>Le carburéacteur s&rsquo;est installé durablement au-dessus des 100 dollars le baril depuis le début des hostilités. En Europe du Nord-Ouest, la tonne s&rsquo;échange désormais autour de 1 700 dollars, soit environ deux fois et demie le prix moyen observé en 2025. Plusieurs facteurs expliquent cette flambée : le blocage quasi total du détroit d&rsquo;Ormuz par les Gardiens de la Révolution iraniens depuis début mars, qui coupe l&rsquo;un des principaux axes d&rsquo;approvisionnement pétrolier mondial, l&rsquo;arsenal de sanctions qui restreint l&rsquo;offre disponible, et une spéculation financière qui amplifie les mouvements sur les marchés à terme.</p>



<p>Pour les compagnies aériennes, l&rsquo;impact est brutal. Le carburant, qui représentait environ 25 à 30% des coûts d&rsquo;exploitation avant le conflit selon l&rsquo;Association internationale du transport aérien, s&rsquo;approche désormais des 45% chez certains transporteurs. Lufthansa, Ryanair et Air France-KLM avaient prévenu dès le mois de mars qu&rsquo;une fermeture prolongée d&rsquo;Ormuz les obligerait à répercuter la hausse sur les billets. La promesse est tenue : Air France a confirmé 100 euros supplémentaires sur un aller-retour long-courrier, tandis qu&rsquo;Air France-KLM applique des surcharges carburant pouvant atteindre 319 euros sur ses vols transatlantiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des annulations de vols déjà en cours et des pénuries qui se profilent</h2>



<p>Au-delà du prix, c&rsquo;est désormais la disponibilité des sièges qui commence à inquiéter. La compagnie scandinave SAS a annoncé la suppression d&rsquo;au moins un millier de vols en avril. Le low-cost franco-espagnol Volotea a coupé plusieurs liaisons devenues non rentables, notamment vers la Corse. Lufthansa a fermé sa filiale régionale CityLine plus tôt que prévu et cloué au sol ses appareils les plus anciens et les plus gourmands. easyJet anticipe une perte avant impôts comprise entre 540 et 560 millions de livres pour son premier semestre fiscal 2026. Les compagnies les mieux couvertes par leurs contrats d&rsquo;achat anticipé — Ryanair, easyJet, ou encore Swiss qui a sécurisé 80% de ses besoins 2026 via le hedging de Lufthansa — résistent mieux, mais cette protection s&rsquo;érodera mécaniquement dans les mois à venir.</p>



<p>Le patron de l&rsquo;IATA, Willie Walsh, a qualifié la situation d&rsquo;inquiétante et n&rsquo;écarte pas le scénario d&rsquo;annulations de vols faute de carburant dès la fin du mois de mai en Europe. L&rsquo;Italie a déjà mis en place un rationnement sur certains de ses aéroports. L&rsquo;Union européenne doit publier ce mercredi des lignes directrices sur la gestion des stocks limités de kérosène, et Bruxelles étudie la suspension temporaire de certaines taxes sur les billets pour amortir le choc sur le pouvoir d&rsquo;achat.</p>



<p>Diane Vitry, qui pilote le pôle aviation chez Transport &amp; Environment, met en garde contre la tentation d&rsquo;accuser la réglementation environnementale européenne de plomber un secteur déjà fragilisé. Pour elle, la dépendance aux importations pétrolières est le vrai point faible révélé par cette crise, et non les lois qui cherchent à en sortir. L&rsquo;ONG souligne d&rsquo;ailleurs que les surcoûts liés à la flambée pétrolière dépassent largement ceux induits par la mise en conformité avec les politiques climatiques européennes, notamment le mandat d&rsquo;incorporation de carburants durables à partir de 2030, que plusieurs transporteurs cherchent précisément à assouplir.</p>



<p>Cette séquence laisse entrevoir une recomposition durable de l&rsquo;économie du transport aérien européen. Les voyageurs devront probablement composer avec une fenêtre estivale 2026 plus chère de 20 à 40% selon les projections de l&rsquo;IATA, et surtout moins prévisible : réservations plus tardives, horaires volatils, routes allongées par l&rsquo;impossibilité de survoler certaines zones. Le train tire son épingle du jeu sur les courtes et moyennes distances, les alternatives ferroviaires étant redevenues compétitives face à un kérosène qui ne redescendra probablement pas tant que le détroit d&rsquo;Ormuz restera sous tension. À plus longue échéance, la crise pourrait paradoxalement accélérer les investissements dans les carburants aériens alternatifs et dans la production européenne de kérosène de synthèse, dossier jusqu&rsquo;ici freiné par le coût élevé de ces solutions face à un pétrole bon marché. La souveraineté énergétique, souvent évoquée pour l&rsquo;électricité et le gaz, s&rsquo;invite désormais avec force dans le débat aérien.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Carburant en France : pourquoi les pompes se vident et ce que ça annonce pour les semaines à venir</title>
		<link>https://www.365euros.com/carburant-en-france-pourquoi-les-pompes-se-vident-et-ce-que-ca-annonce-pour-les-semaines-a-venir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 14:46:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4724</guid>

					<description><![CDATA[Fin mars 2026, trouver du carburant dans certaines régions françaises relève du parcours du combattant. Le nombre de stations-service en rupture a explosé en quelques semaines, passant d&#8217;une soixantaine fin février à près de 700 au 28 mars, selon les relevés du site prix-carburant.eu. Le diesel est le produit le plus touché, mais les essences ... <a title="Carburant en France : pourquoi les pompes se vident et ce que ça annonce pour les semaines à venir" class="read-more" href="https://www.365euros.com/carburant-en-france-pourquoi-les-pompes-se-vident-et-ce-que-ca-annonce-pour-les-semaines-a-venir/" aria-label="En savoir plus sur Carburant en France : pourquoi les pompes se vident et ce que ça annonce pour les semaines à venir">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Fin mars 2026, trouver du carburant dans certaines régions françaises relève du parcours du combattant. Le nombre de stations-service en rupture a explosé en quelques semaines, passant d&rsquo;une soixantaine fin février à près de 700 au 28 mars, selon les relevés du site prix-carburant.eu. Le diesel est le produit le plus touché, mais les essences SP95, SP98 et E10 connaissent aussi des tensions localisées.</p>



<p>La Haute-Garonne, les Bouches-du-Rhône et la Gironde figurent parmi les départements les plus affectés. À Toulouse, des automobilistes ont fait face à des stations entièrement vides le dernier week-end de mars. Le gazole est en première ligne, avec un taux de rupture trois fois supérieur à la normale d&rsquo;après le site l&rsquo;Automobiliste. Et la situation ne se limite pas au sud : la Seine-Maritime, le Bas-Rhin, le Nord ou encore le Loiret subissent également des difficultés d&rsquo;approvisionnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le plafonnement de TotalEnergies, un effet boomerang inattendu</h2>



<p>L&rsquo;une des causes directes de cette tension est liée au mécanisme de prix plafonné mis en place par TotalEnergies. Le 12 mars, le groupe a annoncé bloquer l&rsquo;essence à 1,99 euro le litre et le gazole à 2,09 euros dans ses 3 300 stations métropolitaines, autoroutes et zones rurales comprises. Une mesure pensée pour protéger les automobilistes dans un contexte de flambée des cours du pétrole. Mais l&rsquo;effet a été inverse sur le terrain : des centaines de milliers de conducteurs se sont rués vers les pompes TotalEnergies pour profiter de l&rsquo;écart de prix avec les concurrents. Résultat, les capacités de stockage et les délais de livraison n&rsquo;ont pas suivi. Selon les représentants de la filière, certaines stations ne disposent tout simplement pas de la logistique nécessaire pour absorber un tel afflux. La fédération Mobilians a d&rsquo;ailleurs souligné que cette course au prix le plus bas provoque mécaniquement des ruptures dans les points de vente les plus sollicités.</p>



<p>Ce phénomène de « plein préventif » ne se limite d&rsquo;ailleurs pas aux stations TotalEnergies. Les enseignes Leclerc, Carrefour, Intermarché et Super U ont toutes signalé une affluence inhabituelle depuis le début du mois, dans un climat où les automobilistes redoutent autant la hausse des tarifs que la panne sèche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La crise au Moyen-Orient, un facteur structurel derrière la flambée</h2>



<p>Au-delà du comportement des consommateurs, le contexte international pèse lourd. Depuis début mars, la paralysie du trafic maritime dans le détroit d&rsquo;Ormuz, par où transite une part considérable des exportations mondiales de pétrole et de gaz, a fait bondir le cours du Brent de plus de 13 %. Le baril a franchi la barre symbolique des 100 dollars le 11 mars, un seuil qui ne laisse rien présager de bon pour les prix à la pompe. La France, grande importatrice de diesel, est particulièrement exposée à ces variations. Le prix moyen du gazole dépassait déjà les 2,22 euros le litre à la fin mars.</p>



<p>Les départements d&rsquo;outre-mer et la Corse font figure de territoires encore plus vulnérables, leur approvisionnement dépendant de chaînes logistiques plus longues et plus fragiles. À La Réunion, le préfet a annoncé fin mars un sans-plomb à 1,96 euro et un gazole à 1,77 euro au 1er avril, en justifiant cette hausse par la contraction de l&rsquo;offre mondiale face à une demande toujours soutenue.</p>



<p>Le gouvernement tente de contenir la situation. Une cellule de crise se réunit quotidiennement à Bercy sous la direction du ministre de l&rsquo;Économie, et plusieurs réunions avec les distributeurs, les transporteurs et le monde agricole ont été organisées. Mesure exceptionnelle : une décision publiée au Journal officiel le 26 mars autorise à titre temporaire la commercialisation d&rsquo;un gazole non conforme aux spécifications habituelles, moins résistant au froid, afin de fluidifier l&rsquo;approvisionnement. Par ailleurs, la hausse de la contribution aux certificats d&rsquo;économie d&rsquo;énergie (CEE), passée de 11 à 16-17 centimes par litre depuis le 1er janvier 2026, ajoute une pression supplémentaire sur les tarifs, indépendamment de la conjoncture pétrolière.</p>



<p>À l&rsquo;étranger, certains pays envisagent des mesures plus radicales. Le Royaume-Uni étudie des dispositifs de rationnement et une réduction des limitations de vitesse pour diminuer la consommation. En France, les autorités assurent que les stocks stratégiques sont suffisants et que les sources d&rsquo;importation restent diversifiées, ce qui éloigne le spectre d&rsquo;une pénurie généralisée à court terme. Mais si le conflit au Moyen-Orient devait se prolonger ou s&rsquo;étendre, la marge de manœuvre pourrait se réduire rapidement. Le vrai risque, selon plusieurs analystes, n&rsquo;est pas tant de voir toutes les pompes à sec du jour au lendemain, mais plutôt de subir une érosion durable du pouvoir d&rsquo;achat automobile, avec un marché du carburant de plus en plus tendu et des ajustements tarifaires de moins en moins favorables aux consommateurs.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Flambée des carburants : pourquoi le plan à 70 millions d&#8217;euros du gouvernement ne convainc personne</title>
		<link>https://www.365euros.com/flambee-des-carburants-pourquoi-le-plan-a-70-millions-deuros-du-gouvernement-ne-convainc-personne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 17:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Crédit]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Epargne]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4720</guid>

					<description><![CDATA[La crise énergétique liée au conflit au Moyen-Orient continue de peser sur l&#8217;économie française. Le baril de Brent a franchi la barre des 110 dollars, et les conséquences se font sentir dans tous les secteurs qui dépendent du gazole pour fonctionner. Face à cette situation, l&#8217;exécutif a présenté vendredi 27 mars un dispositif d&#8217;aide d&#8217;environ ... <a title="Flambée des carburants : pourquoi le plan à 70 millions d&#8217;euros du gouvernement ne convainc personne" class="read-more" href="https://www.365euros.com/flambee-des-carburants-pourquoi-le-plan-a-70-millions-deuros-du-gouvernement-ne-convainc-personne/" aria-label="En savoir plus sur Flambée des carburants : pourquoi le plan à 70 millions d&#8217;euros du gouvernement ne convainc personne">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La crise énergétique liée au conflit au Moyen-Orient continue de peser sur l&rsquo;économie française. Le baril de Brent a franchi la barre des 110 dollars, et les conséquences se font sentir dans tous les secteurs qui dépendent du gazole pour fonctionner. Face à cette situation, l&rsquo;exécutif a présenté vendredi 27 mars un dispositif d&rsquo;aide d&rsquo;environ 70 millions d&rsquo;euros, restreint au mois d&rsquo;avril, pour soutenir les filières les plus exposées : transport routier, agriculture et pêche. Mais entre la colère des professionnels et les premières mobilisations sur le terrain, le compte n&rsquo;y est pas pour une large partie des intéressés.</p>



<p>Le choix du gouvernement est clair : pas de baisse générale des taxes à la pompe, pas de gel des prix. L&rsquo;exécutif refuse de toucher à la TVA sur les énergies, comme le demande le Rassemblement national, ou de bloquer les prix comme le réclame La France insoumise, par crainte de provoquer des pénuries. La stratégie repose sur des aides ciblées, financées non pas par de nouvelles dépenses mais par des annulations de crédits au sein des ministères concernés, sans passer par une loi de finances rectificative. Roland Lescure, ministre de l&rsquo;Économie, assume cette approche sectorielle et temporaire, en la présentant comme une réponse proportionnée à ce qu&rsquo;il considère comme un choc conjoncturel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des aides très inégales selon les filières</h2>



<p>Le transport routier capte la majorité de l&rsquo;enveloppe. Les TPE et PME du secteur bénéficieront d&rsquo;une aide forfaitaire de 50 millions d&rsquo;euros, représentant environ 20 centimes par litre de carburant consommé. Un guichet dédié doit être ouvert pour traiter les demandes, mais ni la date ni les critères précis n&rsquo;ont été communiqués à ce stade. Ce flou alimente la défiance des organisations professionnelles, qui redoutent un dispositif administrativement lourd et lent à déployer. La FNTR rappelle que les PME de transport ne disposent en moyenne que de 28 jours de trésorerie devant elles, ce qui rend toute attente supplémentaire potentiellement fatale.</p>



<p>Du côté agricole, l&rsquo;État a décidé d&rsquo;exonérer totalement le droit d&rsquo;accise sur le gazole non routier pour avril, ce qui revient à une baisse de 4 centimes par litre et coûtera environ 14 millions d&rsquo;euros au budget. Le gouvernement prévoit aussi de plaider auprès de Bruxelles pour une suspension du mécanisme d&rsquo;ajustement carbone aux frontières (MACF) sur les engrais importés, afin de limiter les surcoûts de production. Annie Genevard, ministre de l&rsquo;Agriculture, doit porter cette demande lors du conseil des ministres européens de l&rsquo;Agriculture et de la Pêche prévu le 30 mars.</p>



<p>Pour la pêche, l&rsquo;aide prend la forme d&rsquo;un remboursement de 20 centimes par litre de gazole marin sur facture, pour une enveloppe de 5 millions d&rsquo;euros. Le gazole de pêche étant déjà exonéré de taxes, le gouvernement ne pouvait pas agir par le levier fiscal. Pour certains navires, le carburant représente jusqu&rsquo;à la moitié des charges d&rsquo;exploitation, ce qui explique que des bateaux restent déjà à quai faute de rentabilité. En complément, Bpifrance lancera début avril une plateforme de prêts baptisée « Boost carburants », proposant aux TPE des prêts allant jusqu&rsquo;à 50 000 euros sur un à trois ans, et des facilités de report de cotisations sociales et d&rsquo;étalement fiscal ont été annoncées pour l&rsquo;ensemble des filières concernées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une colère généralisée, des mobilisations déjà en cours</h2>



<p>La réponse des professionnels a été quasi unanime : trop peu, trop tard. Le syndicat agricole majoritaire a vivement contesté la portée de l&rsquo;exonération sur le GNR, jugeant que 4 centimes de baisse face à une hausse de 60 centimes par litre en trois semaines revenait à offrir des miettes. La FNSEA a prévenu qu&rsquo;elle organiserait des actions si le monde agricole n&rsquo;était pas mieux entendu, alors que le début du printemps impose une activité intense dans les champs et donc une consommation élevée de carburant.</p>



<p>Chez les transporteurs, la grogne est encore plus visible. L&rsquo;OTRE a appelé à la mobilisation dès le samedi 28 mars dans plusieurs villes de France. Des opérations de barrage filtrant ont effectivement eu lieu sur l&rsquo;A7 au sud de Lyon, à hauteur de Chasse-sur-Rhône, où une vingtaine de poids lourds ont ralenti la circulation, ainsi qu&rsquo;à Clermont-Ferrand. Les routiers mobilisés décrivent une situation intenable : le gasoil livré en cuve aux entreprises coûte souvent plus cher que celui vendu en station-service, et les factures émises fin mars ne seront pas payées par les clients avant mi-mai au plus tôt. La FNTR a qualifié le dispositif gouvernemental de mécanisme trop complexe à mettre en œuvre, tandis que TLF a dénoncé une politique de « chèque » purement conjoncturelle. Plusieurs fédérations de transporteurs consultent leurs adhérents pour envisager des actions de plus grande ampleur dans les jours qui viennent.</p>



<p>Du côté de la pêche, les réactions sont légèrement plus nuancées. Les organisations de producteurs et les armateurs ont reconnu un premier signal positif, mais le comité national des pêches a rappelé que malgré cette aide, sortir en mer revenait toujours à travailler à perte pour de nombreux navires. Les pêcheurs normands, eux, ont parlé d&rsquo;une aumône insuffisante compte tenu du doublement du prix de leur carburant.</p>



<p>Au-delà des trois filières directement ciblées, d&rsquo;autres professions s&rsquo;estiment oubliées. Les infirmiers libéraux, gros rouleurs par nature, attendaient une aide sectorielle qui n&rsquo;est pas venue. Le gouvernement avait pourtant laissé entendre que des mesures pour les « gros rouleurs » étaient à l&rsquo;étude, mais rien de concret n&rsquo;a été annoncé à ce stade.</p>



<p>La question qui se pose maintenant est celle de la durée de la crise. En limitant ses aides au seul mois d&rsquo;avril, le gouvernement fait le pari que la flambée des cours se résorbera rapidement. Mais tant que le conflit au Moyen-Orient perturbe l&rsquo;approvisionnement mondial en pétrole, rien ne garantit un retour à la normale. L&rsquo;exécutif prévoit d&rsquo;accélérer la présentation de son plan d&rsquo;électrification de l&rsquo;économie, initialement programmé pour fin avril, avec l&rsquo;objectif de ramener la dépendance française aux énergies fossiles importées de 60 % à 40 % d&rsquo;ici 2030. En attendant, d&rsquo;autres pays européens ont déjà pris des mesures plus larges : l&rsquo;Espagne a abaissé la TVA sur les carburants de 21 % à 10 %, l&rsquo;Italie a instauré un crédit d&rsquo;impôt pour les transporteurs, et la Grèce a débloqué 300 millions d&rsquo;euros de subventions ciblées. Autant de comparaisons qui nourrissent le sentiment, chez les professionnels français, d&rsquo;être les parents pauvres de la réponse européenne à cette crise énergétique.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Prime d&#8217;activité : ce que la hausse d&#8217;avril 2026 va vraiment changer sur votre virement CAF</title>
		<link>https://www.365euros.com/prime-dactivite-ce-que-la-hausse-davril-2026-va-vraiment-changer-sur-votre-virement-caf/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 10:22:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Budget]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Emploi]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4717</guid>

					<description><![CDATA[La fiche de paie ne bouge pas, mais le complément versé par la CAF, lui, va prendre du volume à partir du mois d&#8217;avril. Pour des millions de travailleurs aux revenus modestes, la prime d&#8217;activité s&#8217;apprête à connaître sa plus forte augmentation depuis 2019. Deux mécanismes se cumulent cette année : la traditionnelle indexation sur ... <a title="Prime d&#8217;activité : ce que la hausse d&#8217;avril 2026 va vraiment changer sur votre virement CAF" class="read-more" href="https://www.365euros.com/prime-dactivite-ce-que-la-hausse-davril-2026-va-vraiment-changer-sur-votre-virement-caf/" aria-label="En savoir plus sur Prime d&#8217;activité : ce que la hausse d&#8217;avril 2026 va vraiment changer sur votre virement CAF">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La fiche de paie ne bouge pas, mais le complément versé par la CAF, lui, va prendre du volume à partir du mois d&rsquo;avril. Pour des millions de travailleurs aux revenus modestes, la prime d&rsquo;activité s&rsquo;apprête à connaître sa plus forte augmentation depuis 2019. Deux mécanismes se cumulent cette année : la traditionnelle indexation sur les prix et une mesure exceptionnelle inscrite dans la loi de finances 2026, adoptée par 49.3 en début d&rsquo;année. Le tout représente un effort budgétaire de près de 1,5 milliard d&rsquo;euros supplémentaires pour l&rsquo;État.</p>



<p>Concrètement, le gouvernement a prévu un relèvement significatif de la bonification individuelle, cette composante du calcul qui dépend directement du niveau de salaire de chaque travailleur au sein du foyer. Jusqu&rsquo;à présent plafonnée à 184,27 euros, elle passera à 240,63 euros à compter d&rsquo;avril. En parallèle, le montant forfaitaire de base — fixé à 633,31 euros pour une personne seule — sera revalorisé de 0,8 % pour s&rsquo;établir à 638,38 euros. Ce forfait ne constitue toutefois qu&rsquo;un élément parmi d&rsquo;autres dans une formule de calcul redoutablement technique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tous les allocataires ne sont pas logés à la même enseigne</h2>



<p>Le chiffre de « 50 euros de plus par mois » avancé par le Premier ministre Sébastien Lecornu dès janvier correspond à une moyenne. Dans les faits, le gain varie fortement d&rsquo;un foyer à l&rsquo;autre. Les profils les plus avantagés sont ceux dont les revenus se situent entre une et 1,4 fois le Smic, soit entre 1 440 et 2 000 euros nets mensuels environ pour une personne seule. Dans cette tranche, un célibataire sans enfant qui perçoit 1 660 euros par mois devrait voir sa prime grimper d&rsquo;environ 158 à 212 euros. Pour un revenu de 2 020 euros, le montant passerait de 16 à 70 euros.</p>



<p>En revanche, les travailleurs rémunérés en dessous du Smic ne profiteront pas de la mesure exceptionnelle. Le ministère du Travail a confirmé que le relèvement de la bonification individuelle ne les concerne pas. Pour une personne à temps partiel gagnant 800 euros mensuels, le gain se limitera à environ 5 euros supplémentaires, uniquement liés à la revalorisation de 0,8 % du forfait de base.</p>



<p>La situation familiale joue aussi un rôle déterminant. Un parent seul avec deux enfants touchant 1 660 euros nets pourrait passer de 113 à 168 euros de prime. En couple biactif avec deux enfants et un revenu cumulé d&rsquo;environ 3 560 euros, le gain serait de l&rsquo;ordre de 54 euros mensuels d&rsquo;après les exemples chiffrés diffusés par le gouvernement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un calendrier à ne pas confondre</h2>



<p>Le piège classique avec les prestations de la CAF, c&rsquo;est le décalage d&rsquo;un mois entre le droit et le virement. La revalorisation entre en vigueur pour les droits du mois d&rsquo;avril 2026, mais le versement correspondant n&rsquo;interviendra que le 5 mai. Les allocataires qui consulteront leur relevé bancaire début avril n&rsquo;y verront donc aucun changement — il faudra patienter jusqu&rsquo;au mois suivant.</p>



<p>Autre subtilité : la prime d&rsquo;activité est recalculée chaque trimestre sur la base des revenus déclarés. Selon le moment où chaque allocataire renouvelle sa déclaration trimestrielle, l&rsquo;effet concret de la hausse peut apparaître de manière légèrement décalée. Au total, ce sont environ 4,5 millions de foyers qui perçoivent cette aide, mais la réforme du bonus individuel cible spécifiquement près de 3 millions d&rsquo;entre eux.</p>



<p>Il faut rappeler que la prime d&rsquo;activité avait en réalité reculé en 2025. Son montant moyen par foyer était tombé à 185 euros en fin d&rsquo;année dernière, soit une baisse de 7,2 % sur un an, conséquence d&rsquo;ajustements défavorables dans la formule de calcul. La hausse d&rsquo;avril 2026 vient donc en partie compenser cette érosion récente. Pour juger du bénéfice réel, il faudra mettre en perspective les montants sur plusieurs exercices plutôt que de s&rsquo;arrêter à la seule comparaison mars-avril.</p>



<p>Du côté des syndicats, l&rsquo;enthousiasme est mesuré. Force Ouvrière et la CGT considèrent que ce type de dispositif ne remplace pas de véritables augmentations salariales versées par les employeurs. Pour ces organisations, la prime d&rsquo;activité revient à faire financer par l&rsquo;État — donc par le contribuable — ce que les entreprises devraient prendre en charge via la feuille de paie. Le débat n&rsquo;est pas nouveau, mais il prend une résonance particulière alors que le surcoût annuel de cette revalorisation est estimé à 700 millions d&rsquo;euros, dans un contexte budgétaire déjà sous tension.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;or décroche de 20 % en quelques jours : ce que les investisseurs n&#8217;avaient pas vu venir</title>
		<link>https://www.365euros.com/lor-decroche-de-20-en-quelques-jours-ce-que-les-investisseurs-navaient-pas-vu-venir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 15:37:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Epargne]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4714</guid>

					<description><![CDATA[Le métal jaune traverse une séquence que peu d&#8217;opérateurs de marché avaient anticipée. En neuf séances consécutives de repli, le cours de l&#8217;or au comptant est passé sous la barre des 4 200 dollars l&#8217;once ce lundi 23 mars, affichant un recul de plus de 7 % sur la seule journée. Par rapport au sommet ... <a title="L&#8217;or décroche de 20 % en quelques jours : ce que les investisseurs n&#8217;avaient pas vu venir" class="read-more" href="https://www.365euros.com/lor-decroche-de-20-en-quelques-jours-ce-que-les-investisseurs-navaient-pas-vu-venir/" aria-label="En savoir plus sur L&#8217;or décroche de 20 % en quelques jours : ce que les investisseurs n&#8217;avaient pas vu venir">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le métal jaune traverse une séquence que peu d&rsquo;opérateurs de marché avaient anticipée. En neuf séances consécutives de repli, le cours de l&rsquo;or au comptant est passé sous la barre des 4 200 dollars l&rsquo;once ce lundi 23 mars, affichant un recul de plus de 7 % sur la seule journée. Par rapport au sommet historique inscrit le 29 janvier dernier, à près de 5 595 dollars, la perte dépasse désormais 20 %. Sur la semaine écoulée, le plongeon atteint environ 11 %, soit la pire performance hebdomadaire enregistrée par le métal précieux depuis février 1983, d&rsquo;après les données compilées par Reuters. En 53 jours, la destruction de valeur à l&rsquo;échelle mondiale est estimée à quelque 8 700 milliards de dollars, en tenant compte de l&rsquo;ensemble des produits indexés, des ETF aurifères et des positions institutionnelles.</p>



<p>Ce mouvement est d&rsquo;autant plus frappant qu&rsquo;il se produit dans un environnement de guerre ouverte au Moyen-Orient, un type de contexte géopolitique qui, historiquement, pousse les capitaux vers l&rsquo;or. Depuis les frappes américano-israéliennes contre l&rsquo;Iran lancées fin février, le conflit est entré dans sa quatrième semaine. Le détroit d&rsquo;Ormuz, passage maritime par lequel transite environ un cinquième du pétrole et du gaz mondial, fait l&rsquo;objet d&rsquo;un bras de fer direct entre Washington et Téhéran. L&rsquo;administration Trump a posé un ultimatum pour la réouverture de cette voie, brandissant la menace de frappes sur les centrales électriques iraniennes. En retour, les autorités iraniennes ont prévenu qu&rsquo;elles cibleraient les infrastructures énergétiques, hydrauliques et informatiques des pays voisins, et menacé de miner l&rsquo;intégralité des eaux du Golfe persique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pétrole monte, l&rsquo;or descend : le paradoxe expliqué par les taux</h2>



<p>Le brut Brent s&rsquo;est maintenu au-dessus de 100 dollars le baril au cours des dernières semaines, une envolée directement alimentée par les perturbations autour d&rsquo;Ormuz et les destructions d&rsquo;infrastructures pétrolières. Or, au lieu de soutenir le métal jaune, cette flambée énergétique a produit l&rsquo;effet inverse. Le mécanisme est assez limpide : le renchérissement du pétrole alimente les anticipations d&rsquo;inflation durable, ce qui pousse les marchés à revoir complètement le scénario de politique monétaire. Lors de la réunion du FOMC du 18 mars, la Réserve fédérale a signalé qu&rsquo;une seule baisse de taux était envisageable en 2026, contre deux précédemment. Le dot plot mis à jour a constitué une surprise restrictive qui a heurté de plein fouet les actifs non rémunérés. Le dollar s&rsquo;est raffermi, l&rsquo;indice DXY grimpant vers les 100 points, tandis que le rendement du 10 ans américain est remonté à 4,2 %. La BCE, la Banque d&rsquo;Angleterre et la Banque du Japon ont également maintenu leurs taux inchangés la semaine dernière, tout en laissant entendre que de nouveaux tours de vis restaient possibles si les pressions inflationnistes persistaient. D&rsquo;après l&rsquo;outil FedWatch du CME, les marchés intègrent désormais une probabilité de 50 % pour un relèvement des taux de la Fed d&rsquo;ici octobre.</p>



<p>Dans un tel environnement, les obligations offrent des rendements réels redevenus attractifs. L&rsquo;or, qui par nature ne distribue ni coupon ni dividende, perd de son attrait relatif. Ce raisonnement n&rsquo;est pas nouveau — il avait déjà joué lors des épisodes de 2008, 2020 et 2022 — mais la rapidité de la correction actuelle a pris de court la majorité des intervenants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des ventes forcées qui amplifient la spirale baissière</h2>



<p>Au-delà de la mécanique des taux, un phénomène de liquidations en cascade a accentué le mouvement. Quand les marchés actions corrigent violemment et que la volatilité explose, des investisseurs institutionnels se retrouvent contraints de solder leurs positions sur l&rsquo;or pour répondre à des appels de marge ou compenser des pertes subies ailleurs dans leurs portefeuilles. L&rsquo;annonce du déploiement par le Pentagone de trois navires de guerre supplémentaires et de milliers de Marines au Moyen-Orient a encore accentué cette nervosité. La liquidité du métal, habituellement un avantage, se retourne dans ces moments-là contre lui : c&rsquo;est précisément parce qu&rsquo;il est facile à vendre que les gérants l&rsquo;utilisent comme variable d&rsquo;ajustement.</p>



<p>Les autres métaux précieux ont suivi le même chemin. L&rsquo;argent a abandonné plus de 8 % pour revenir autour de 62 dollars l&rsquo;once, le platine a cédé près de 8 % et le palladium a reculé de 4 %. Les minières aurifères ont également décroché, avec des baisses hebdomadaires de 6 à 7 % sur les principaux ETF du secteur.</p>



<p>Le schéma actuel rappelle ce qui s&rsquo;était produit dans les premières semaines de la guerre en Ukraine en 2022 : l&rsquo;or avait d&rsquo;abord bondi de 12 % avant de corriger brutalement de 10 %. Fin février 2026, lors du déclenchement des frappes en Iran, le cours avait brièvement flambé avant de s&rsquo;engager dans une descente quasi continue. Certains stratégistes estiment que ces phases de purge créent en réalité des points d&rsquo;entrée pour les investisseurs à horizon long. La demande structurelle des banques centrales, notamment en Chine et dans plusieurs pays émergents, n&rsquo;a pas disparu. Si le conflit venait à se stabiliser ou si l&rsquo;inflation reculait suffisamment pour que les banques centrales retrouvent des marges de manœuvre sur les taux, le métal pourrait reprendre son rôle traditionnel de protection patrimoniale. En attendant, la dynamique reste dictée par le triptyque dollar fort, taux orientés à la hausse et besoin de liquidité immédiate — trois forces qui, pour l&rsquo;heure, neutralisent le statut de valeur refuge de l&rsquo;or.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pétrole à 120 dollars, marchés en chute : l&#8217;Europe face au spectre d&#8217;une stagflation historique</title>
		<link>https://www.365euros.com/petrole-a-120-dollars-marches-en-chute-leurope-face-au-spectre-dune-stagflation-historique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 13:50:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Budget]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4694</guid>

					<description><![CDATA[Lundi 9 mars, le baril de pétrole a brièvement bondi de plus de 30 %, frôlant les 120 dollars, entraînant dans sa chute les principales Bourses européennes. Paris a perdu plus de 3 %, Francfort plus de 3,4 %, Milan près de 4 %. En quelques heures, le conflit au Moyen-Orient a cessé d&#8217;être une ... <a title="Pétrole à 120 dollars, marchés en chute : l&#8217;Europe face au spectre d&#8217;une stagflation historique" class="read-more" href="https://www.365euros.com/petrole-a-120-dollars-marches-en-chute-leurope-face-au-spectre-dune-stagflation-historique/" aria-label="En savoir plus sur Pétrole à 120 dollars, marchés en chute : l&#8217;Europe face au spectre d&#8217;une stagflation historique">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Lundi 9 mars, le baril de pétrole a brièvement bondi de plus de 30 %, frôlant les 120 dollars, entraînant dans sa chute les principales Bourses européennes. Paris a perdu plus de 3 %, Francfort plus de 3,4 %, Milan près de 4 %. En quelques heures, le conflit au Moyen-Orient a cessé d&rsquo;être une abstraction géopolitique pour devenir une donnée économique concrète, ressentie dans les portefeuilles d&rsquo;épargne, les carnets de commande et les prix à la pompe.</p>



<p>C&rsquo;est dans ce contexte que la Commission européenne a tiré la sonnette d&rsquo;alarme le 9 mars : un conflit prolongé, doublé de perturbations durables dans le détroit d&rsquo;Ormuz et d&rsquo;attaques contre les infrastructures énergétiques du Golfe, pourrait déboucher sur un choc stagflationniste majeur pour l&rsquo;économie mondiale et européenne. Le mot stagflation, longtemps relégué dans les manuels d&rsquo;histoire économique, refait surface avec une insistance qui commence à inquiéter les chancelleries du continent.</p>



<p>Au cœur des tensions se trouve le détroit d&rsquo;Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part considérable du pétrole et du gaz mondial, et dont le contrôle est désormais directement menacé par le conflit. Environ un cinquième du pétrole consommé dans le monde y transite chaque jour. Toute obstruction durable de ce couloir maritime ne tarderait pas à se répercuter sur les prix mondiaux de l&rsquo;énergie, puis, par capillarité, sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;économie productive. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand l&rsquo;énergie chère étouffe la croissance</h2>



<p>Le mécanisme stagflationniste fonctionne comme une double peine. Lorsque le prix du pétrole s&rsquo;envole, les entreprises voient leurs coûts de production augmenter et répercutent ces hausses sur leurs clients. Les investisseurs craignent un choc d&rsquo;inflation en raison de la flambée des prix des hydrocarbures, et une hausse de l&rsquo;inflation pourrait mettre en péril les baisses de taux des banques centrales, ce qui fait monter les taux d&rsquo;intérêt des dettes d&rsquo;État sur le Vieux Continent. Pendant ce temps, les ménages, dont le pouvoir d&rsquo;achat se comprime sous l&rsquo;effet des prix plus élevés, réduisent leur consommation. La croissance ralentit alors que l&rsquo;inflation reste soutenue — une configuration que les outils habituels de politique monétaire peinent à traiter.</p>



<p>Selon les projections de la Banque centrale européenne, une augmentation de 14,2 % des prix du pétrole et de 20 % des prix du gaz entraînerait une hausse de 0,5 point de pourcentage de l&rsquo;inflation dans la zone euro. Ces estimations ne tiennent pas encore compte de possibles perturbations plus larges des chaînes d&rsquo;approvisionnement, ni d&rsquo;un affaiblissement potentiel de l&rsquo;euro face au dollar, deux facteurs qui amplifieraient considérablement l&rsquo;impact.</p>



<p>Pour les économistes de Deutsche Bank, les États-Unis sont relativement protégés grâce à leur forte production énergétique domestique et à la solidité du dollar. L&rsquo;Europe, en revanche, figure parmi les zones les plus vulnérables, notamment parce qu&rsquo;elle dépend fortement des importations de pétrole et de gaz en provenance du Moyen-Orient. Le souvenir de 2022, quand la crise gazière liée à la guerre en Ukraine avait failli faire plonger l&rsquo;industrie européenne, est encore vif dans les mémoires. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Les années 1970, un miroir toujours redouté</h2>



<p>Le premier choc pétrolier de 1973-1974 constitue le précédent le plus emblématique. En représailles au soutien occidental à Israël lors de la guerre du Kippour, les pays arabes membres de l&rsquo;OPEP avaient décrété un embargo sur leurs exportations. Le prix du baril avait triplé en quelques mois, plongeant les économies occidentales dans une récession accompagnée d&rsquo;une inflation galopante — un phénomène que les économistes avaient alors baptisé « stagflation ».</p>



<p>Cinquante ans plus tard, la crainte d&rsquo;un scénario comparable structure une bonne partie des analyses. Les économistes de Bank of America, dans leur scénario central, n&rsquo;anticipent pas de conflit prolongé et estiment que le choc économique s&rsquo;estomperait dans les prochaines semaines. Mais si la guerre venait à s&rsquo;enliser, le tableau changerait radicalement. Dans le pire des cas, l&rsquo;économie de la zone euro serait confrontée à un risque de stagflation combinant stagnation et inflation, et Goldman Sachs prévoit que la BCE ne relèverait ses taux que si l&rsquo;inflation augmentait de 3,6 points de pourcentage d&rsquo;ici fin 2026.</p>



<p>Face à cette incertitude, les gouvernements du G7 ont commencé à évoquer un recours aux réserves stratégiques de pétrole pour atténuer la flambée. Cette option s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs partiellement concrétisée après que les ministres des Finances du G7 ont engagé des discussions sur une mobilisation coordonnée de ces réserves pour stabiliser les marchés. Un signal clair que les capitales occidentales ne veulent pas laisser les marchés seuls face à la pression spéculative.</p>



<p>La situation place aussi la BCE dans une posture délicate. Si le choc s&rsquo;avère persistant et se répercute sur les prix de base via les salaires et les services, la BCE pourrait être contrainte de remonter ses taux, alors même que la croissance marquerait le pas. C&rsquo;est précisément ce dilemme — resserrer pour contenir l&rsquo;inflation ou préserver la croissance — qui rend la stagflation si redoutable pour les décideurs économiques.</p>



<p>Au-delà de l&rsquo;urgence immédiate, le conflit au Moyen-Orient repose une question que l&rsquo;Europe avait cru progressivement résolue depuis la crise gazière de 2022 : celle de sa dépendance énergétique structurelle. Les précédents historiques montrent que les conséquences peuvent être considérables, tant sur les prix que sur la croissance, et que l&rsquo;économie mondiale reste tributaire de la géographie de l&rsquo;énergie. La transition vers les renouvelables avance, mais à un rythme que les turbulences géopolitiques risquent de rendre insuffisant, du moins à court terme. Pour les gouvernements européens, l&rsquo;enjeu n&rsquo;est plus seulement de gérer la crise du moment, mais d&rsquo;accélérer des mutations énergétiques dont la lenteur les rend structurellement vulnérables à chaque soubresaut du Moyen-Orient.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La France évite une nouvelle dégradation : Fitch confirme son A+ malgré des finances publiques sous tension</title>
		<link>https://www.365euros.com/la-france-evite-une-nouvelle-degradation-fitch-confirme-son-a-malgre-des-finances-publiques-sous-tension/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 15:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4684</guid>

					<description><![CDATA[C&#8217;est Fitch qui a ouvert ce printemps le bal des notations souveraines. L&#8217;agence américaine avait été la première, en septembre dernier, à abaisser la note de la France. Six mois plus tard, elle avait donc à nouveau son mot à dire. Le verdict, rendu vendredi 6 mars, a eu de quoi rassurer Bercy : la ... <a title="La France évite une nouvelle dégradation : Fitch confirme son A+ malgré des finances publiques sous tension" class="read-more" href="https://www.365euros.com/la-france-evite-une-nouvelle-degradation-fitch-confirme-son-a-malgre-des-finances-publiques-sous-tension/" aria-label="En savoir plus sur La France évite une nouvelle dégradation : Fitch confirme son A+ malgré des finances publiques sous tension">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>C&rsquo;est Fitch qui a ouvert ce printemps le bal des notations souveraines. L&rsquo;agence américaine avait été la première, en septembre dernier, à abaisser la note de la France. Six mois plus tard, elle avait donc à nouveau son mot à dire. Le verdict, rendu vendredi 6 mars, a eu de quoi rassurer Bercy : la note A+ est maintenue avec perspective stable, au motif que la France dispose d&rsquo;une économie diversifiée et d&rsquo;un revenu par habitant supérieur à la médiane des pays classés dans cette catégorie.</p>



<p>Le soulagement est relatif. La décision de Fitch intervient alors que la France peine à enrayer la progression de sa dette publique, et l&rsquo;agence avait déjà sanctionné Paris en septembre 2025 en invoquant l&rsquo;instabilité politique et les difficultés à conduire une trajectoire budgétaire crédible. Cette fois, Fitch estime que la situation économique française, bien que fragile, ne justifie pas pour l&rsquo;instant une nouvelle dégradation.</p>



<p>La croissance a joué en faveur de la France : elle a atteint 0,9% en 2025 au lieu des 0,7% initialement anticipés par le gouvernement. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a par ailleurs réussi à faire adopter un budget qualifié de compromis, avec le soutien des socialistes, en février dernier. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un budget 2026 adopté au prix de concessions importantes</h2>



<p>Ce vote du budget n&rsquo;a pas été sans contreparties. Le déficit public inscrit dans la loi de finances s&rsquo;établit à 5% du PIB, loin des 4,7% visés dans le projet initial, après 5,4% en 2025. Le gouvernement a dû lâcher du lest face à la gauche, notamment en suspendant la réforme des retraites.</p>



<p>Pour Fitch, cette situation reflète un problème structurel : les marges de manœuvre politiques pour réduire rapidement les déficits apparaissent limitées, surtout à l&rsquo;approche de l&rsquo;élection présidentielle de 2027. L&rsquo;agence juge d&rsquo;ailleurs que les négociations budgétaires à venir s&rsquo;annoncent tout aussi compliquées, et qu&rsquo;il existe peu de fenêtre pour accélérer l&rsquo;assainissement des comptes publics avant le scrutin. Côté déficit, Fitch table sur 4,9% du PIB en 2026, légère amélioration par rapport à 2025, mais encore bien au-dessus de la médiane de 3,3% observée parmi les pays notés A. </p>



<h2 class="wp-block-heading">La guerre au Moyen-Orient, une variable encore écartée de l&rsquo;équation</h2>



<p>Il est encore trop tôt pour que le conflit au Moyen-Orient soit intégré dans les calculs de l&rsquo;agence. Le gouverneur de la Banque de France a reconnu que la situation géopolitique pourrait peser légèrement sur l&rsquo;inflation et freiner la croissance, mais a écarté tout scénario de récession pour la France, soulignant que le contexte de 2026 diffère fondamentalement de celui de 2022, quand l&rsquo;invasion de l&rsquo;Ukraine avait fait flamber l&rsquo;ensemble des matières premières. Un économiste de l&rsquo;école de commerce IESEG note par ailleurs que la France bénéficie d&rsquo;une protection relative grâce à son parc nucléaire, qui la rend moins vulnérable aux chocs sur les prix du gaz et du pétrole.</p>



<p>Depuis la dégradation de septembre 2025, la France se retrouve au milieu du classement européen, au même niveau que la Belgique, l&rsquo;Estonie ou Malte — loin des cinq États membres qui conservent encore un triple A, dont l&rsquo;Allemagne, le Luxembourg et les Pays-Bas.</p>



<p>Les deux autres grandes agences ont encore à se prononcer : Moody&rsquo;s le 10 avril, puis S&amp;P Global Ratings le 29 mai. Cette dernière avait également ramené la note française à A+ à l&rsquo;automne avec perspective stable. Moody&rsquo;s, pour sa part, maintient toujours son classement Aa3, mais assortit ce rang d&rsquo;une perspective négative, ce qui signifie qu&rsquo;une prochaine dégradation reste envisageable.</p>



<p>Dans un contexte politique incertain et marqué par des tensions internationales, l&rsquo;équilibre entre discipline budgétaire et soutien à l&rsquo;économie s&rsquo;annonce comme l&rsquo;un des principaux défis des prochaines années. La France demeure sous surveillance : avec un déficit supérieur à la moyenne européenne et une dette publique largement au-delà des 110% du PIB, les prochaines évaluations dépendront en grande partie de la capacité de Paris à stabiliser ses comptes sans sacrifier la croissance.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>RSA, APL, prime d&#8217;activité… Ce que va vraiment changer l&#8217;allocation sociale unifiée pour des millions de Français</title>
		<link>https://www.365euros.com/rsa-apl-prime-dactivite-ce-que-va-vraiment-changer-lallocation-sociale-unifiee-pour-des-millions-de-francais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 15:06:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Budget]]></category>
		<category><![CDATA[Conso]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Emploi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4677</guid>

					<description><![CDATA[Début mars 2026, le gouvernement a franchi une étape décisive dans la refonte du système d&#8217;aides sociales en transmettant au Conseil d&#8217;État un avant-projet de loi portant sur la création d&#8217;une allocation de solidarité unifiée. Le texte devrait ensuite passer en Conseil des ministres en avril, avant un examen parlementaire programmé avant la pause estivale. ... <a title="RSA, APL, prime d&#8217;activité… Ce que va vraiment changer l&#8217;allocation sociale unifiée pour des millions de Français" class="read-more" href="https://www.365euros.com/rsa-apl-prime-dactivite-ce-que-va-vraiment-changer-lallocation-sociale-unifiee-pour-des-millions-de-francais/" aria-label="En savoir plus sur RSA, APL, prime d&#8217;activité… Ce que va vraiment changer l&#8217;allocation sociale unifiée pour des millions de Français">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Début mars 2026, le gouvernement a franchi une étape décisive dans la refonte du système d&rsquo;aides sociales en transmettant au Conseil d&rsquo;État un avant-projet de loi portant sur la création d&rsquo;une allocation de solidarité unifiée. Le texte devrait ensuite passer en Conseil des ministres en avril, avant un examen parlementaire programmé avant la pause estivale. Derrière l&rsquo;acronyme ASU se cache une transformation de grande ampleur, qui touche directement les millions de foyers bénéficiaires du RSA, de la prime d&rsquo;activité et des aides personnelles au logement.</p>



<p>Le constat de départ est simple : le système actuel est illisible. Le non-recours aux aides est estimé à plus d&rsquo;un milliard d&rsquo;euros pour le seul RSA, en partie parce que les démarches sont complexes et les règles de calcul opaques. La complexité actuelle génère plusieurs effets négatifs : perte de confiance dans le système, renoncement à reprendre une activité par crainte d&rsquo;y perdre financièrement, ou refus de demander une aide par peur de devoir rembourser des indus par la suite. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Pas une fusion, mais une harmonisation profonde des règles de calcul</h2>



<p>L&rsquo;ASU ne supprime pas le RSA, la prime d&rsquo;activité ou les APL pour les remplacer par une prestation radicalement différente. Le projet de loi prévoit d&rsquo;harmoniser trois éléments fondamentaux communs à ces allocations : la base de ressources servant au calcul, la définition du foyer et la date de référence des revenus pris en compte. Ces trois données unifiées permettront de constituer un revenu social de référence. Ce revenu de référence pourrait également servir de socle aux aides versées par les collectivités territoriales, ce qui contribuerait à rationaliser l&rsquo;ensemble du millefeuille social à l&rsquo;échelle locale.</p>



<p>Le Dispositif de ressources mensuelles centralisera toutes les informations et unifiera les bases de données sociales, mettant fin aux disparités de calcul entre les différentes aides. Les déclarations bénéficieront d&rsquo;un pré-remplissage automatique, ce qui réduira les risques d&rsquo;erreurs et les remboursements d&rsquo;indus. Sur le fond, l&rsquo;un des objectifs les plus concrets de la réforme concerne l&rsquo;effet du retour à l&#8217;emploi sur les revenus. Aujourd&rsquo;hui, une augmentation même modeste de salaire peut provoquer une chute rapide des aides, au point que le gain net reste minime voire nul. Le projet entend corriger cela en garantissant que toute hausse de 100 euros de revenus d&rsquo;activité se traduise par un bénéfice réel d&rsquo;au moins 50 euros pour le foyer. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un déploiement progressif jusqu&rsquo;en 2030, avec des gagnants et des perdants annoncés</h2>



<p>Le calendrier est étalé sur plusieurs années : l&rsquo;adoption de la loi est visée à l&rsquo;été 2026, l&rsquo;ouverture d&rsquo;un compte social unique est programmée pour 2027, et la généralisation technique complète de l&rsquo;ASU est attendue au 1er janvier 2030. Ce compte social unique permettra à chaque allocataire de consulter ses droits en temps réel, de simuler l&rsquo;impact d&rsquo;un changement de situation et d&rsquo;anticiper les conséquences d&rsquo;une reprise d&rsquo;activité.</p>



<p>Selon l&rsquo;étude d&rsquo;impact citée dans les documents officiels, 1,5 million de foyers devraient gagner en moyenne 110 euros par mois, tandis que 629 000 ménages verraient leurs aides diminuer d&rsquo;environ 40 euros mensuels et que 867 000 resteraient globalement à niveau stable. Ces chiffres alimentent les inquiétudes d&rsquo;associations et d&rsquo;élus locaux qui redoutent que la neutralité budgétaire affichée par le gouvernement se fasse au détriment des ménages les plus fragiles. La crainte d&rsquo;un nivellement par le bas est réelle, d&rsquo;autant que le périmètre exact des aides concernées et les barèmes définitifs restent à préciser.</p>



<p>Sur le plan politique, le projet divise sans suivre les clivages habituels. D&rsquo;un côté, certains souhaitent que la réforme accentue l&rsquo;incitation au travail ; de l&rsquo;autre, on défend la préservation des filets de sécurité existants sans affaiblir les bénéficiaires actuels. Les Républicains eux-mêmes ont revu leur position début 2026, jugeant finalement la réforme trop complexe à mettre en œuvre.</p>



<p>La réforme intervient dans un contexte où la France cherche à moderniser son modèle social tout en maîtrisant ses dépenses publiques. La question du non-recours aux aides, longtemps sous-estimée, pourrait paradoxalement se retourner contre l&rsquo;équilibre budgétaire du dispositif : rendre le système plus lisible et automatique devrait mécaniquement attirer de nouveaux bénéficiaires jusqu&rsquo;ici exclus faute d&rsquo;information ou de démarches abouties. C&rsquo;est précisément ce pari — réduire la pauvreté sans augmenter la facture — qui rend l&rsquo;exercice aussi ambitieux que périlleux.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Français n&#8217;ont jamais autant épargné : un record vieux de 45 ans pulvérisé en 2025</title>
		<link>https://www.365euros.com/les-francais-nont-jamais-autant-epargne-un-record-vieux-de-45-ans-pulverise-en-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lagarde]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 11:26:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Epargne]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.365euros.com/?p=4674</guid>

					<description><![CDATA[Sur l&#8217;ensemble de l&#8217;année 2025, le taux d&#8217;épargne des ménages français s&#8217;est établi à 18,3 % du revenu disponible brut, en légère progression par rapport à 2024. Pour trouver trace d&#8217;un niveau comparable, il faut remonter à 1979 — soit près d&#8217;un demi-siècle — en dehors de la période exceptionnelle du Covid. Plus frappant encore, ... <a title="Les Français n&#8217;ont jamais autant épargné : un record vieux de 45 ans pulvérisé en 2025" class="read-more" href="https://www.365euros.com/les-francais-nont-jamais-autant-epargne-un-record-vieux-de-45-ans-pulverise-en-2025/" aria-label="En savoir plus sur Les Français n&#8217;ont jamais autant épargné : un record vieux de 45 ans pulvérisé en 2025">Lire plus</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;année 2025, le taux d&rsquo;épargne des ménages français s&rsquo;est établi à 18,3 % du revenu disponible brut, en légère progression par rapport à 2024. Pour trouver trace d&rsquo;un niveau comparable, il faut remonter à 1979 — soit près d&rsquo;un demi-siècle — en dehors de la période exceptionnelle du Covid. Plus frappant encore, le taux d&rsquo;épargne financière a atteint 9,1 %, son plus haut niveau depuis que l&rsquo;INSEE a commencé à mesurer cette donnée en 1950.</p>



<p>Derrière ces chiffres se dessine un comportement qui dure depuis cinq ans. Les ménages encaissent les crises les unes après les autres — pandémie, guerre en Ukraine, conflit au Proche-Orient, poussée inflationniste, instabilité politique en France, retour de Donald Trump à la Maison-Blanche — et chaque nouvelle secousse renforce le réflexe de précaution. Résultat : même quand le pouvoir d&rsquo;achat s&rsquo;améliore légèrement, la consommation ne suit pas. Au premier trimestre 2025, alors que les revenus gagnaient 0,3 %, les ménages réduisaient simultanément leurs dépenses de 0,2 %.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;assurance vie grande gagnante, le Livret A délaissé</h2>



<p>Tout cet argent mis de côté ne loge pas aux mêmes endroits qu&rsquo;avant. L&rsquo;assurance vie a capté l&rsquo;essentiel du flux, avec une collecte nette de 50,6 milliards d&rsquo;euros sur l&rsquo;année. Le Livret A, lui, a subi une décollecte de 2,1 milliards d&rsquo;euros — une inversion de tendance qui s&rsquo;explique mécaniquement par l&rsquo;évolution des rendements. En l&rsquo;espace d&rsquo;un an, entre février 2025 et février 2026, le taux du Livret A a été divisé par deux, rendant le produit nettement moins attractif face aux fonds euros, dont les rendements tournaient autour de 2,7 % en 2025, avec des offres boostées pouvant frôler les 4,5 % pour les contrats les plus compétitifs. Les unités de compte ont également bien performé, portées par la bonne tenue des marchés financiers : elles ont représenté 40 % de la collecte totale en assurance vie.</p>



<p>Deux facteurs structurels s&rsquo;ajoutent aux raisons conjoncturelles. Le vieillissement de la population joue un rôle de premier plan : selon les données de l&rsquo;INSEE, les personnes de 65 ans et plus ont pesé pour les deux tiers de la hausse du taux d&rsquo;épargne entre 2023 et 2024, leur consommation n&rsquo;ayant pas suivi la revalorisation de leurs pensions. Par ailleurs, les doutes sur l&rsquo;avenir du système de retraite incitent de plus en plus d&rsquo;actifs à se constituer un capital personnel. S&rsquo;y ajoute une différence culturelle persistante avec les Américains : les Français réinvestissent massivement les gains tirés de leurs placements plutôt que de les consommer, ce qui gonfle mécaniquement le taux d&rsquo;épargne financière d&rsquo;année en année.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un léger recul en fin d&rsquo;année, la prudence reste de mise pour 2026</h2>



<p>Le quatrième trimestre 2025 a marqué une légère inflexion. La consommation des ménages a progressé de 0,4 % sur la période, alors que leur pouvoir d&rsquo;achat reculait de 0,3 %, ramenant le taux d&rsquo;épargne de 18,3 % à 17,9 % du revenu disponible brut. Un mouvement limité, qui ne remet pas en question la tendance lourde de l&rsquo;année.</p>



<p>Pour 2026, une nouvelle décrue semble probable, sans être garantie. La baisse des rendements des livrets et des produits de court terme devrait mécaniquement décourager certains flux d&rsquo;épargne. Des achats différés depuis plusieurs années — automobile, équipement du logement — pourraient finalement être réalisés. La faible inflation, traditionnellement associée à une reprise de la consommation, plaide aussi dans ce sens. Mais les incertitudes géopolitiques persistent, le déficit public reste à un niveau préoccupant, et le chômage repart à la hausse. Dans ce contexte, le taux d&rsquo;épargne devrait rester aux alentours de 17,5 % du revenu disponible brut — encore très loin du niveau d&rsquo;avant-Covid.</p>



<p>La question qui se pose désormais est celle de l&rsquo;allocation de cette épargne massive. Une part croissante s&rsquo;oriente vers des supports investis en actions ou en fonds diversifiés, signalant un glissement progressif vers un financement direct de l&rsquo;économie réelle. Si ce mouvement s&rsquo;amplifie, il pourrait modifier en profondeur la structure du patrimoine financier des Français, longtemps dominé par des produits à capital garanti, et rapprocher progressivement le modèle hexagonal d&rsquo;une logique d&rsquo;investissement plus dynamique, à l&rsquo;image de ce qui se pratique au Royaume-Uni ou aux États-Unis</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
