Inflation : quelles répercussions sur les loyers ?

Conséquence de l’inflation, l’indice de référence des loyers subit une augmentation de 2.48% au premier trimestre 2022 par rapport au premier trimestre 2021. Utile pour limiter les augmentations de loyers chaque année, l’IRL contribue toutefois à la perte de pouvoir d’achat des ménages français.

L’indice de référence des loyers en forte augmentation

L’indice de référence des loyers sert de base au calcul de la révision des loyers dans le parc privé (locations vides et meublées). Il est publié chaque trimestre par l’INSEE. Son calcul repose sur l’évolution des prix au cours des 12 derniers mois sans prendre en compte toutefois le prix du tabac et des loyers. L’IRL a ainsi été établi à 133.93 pour le 1er trimestre 2022 soit une augmentation de +2.48% par rapport au premier trimestre 2021 où il s’établissait à 130.69. 

A noter que l’IRL est également utilisé pour la révision des redevances des contrats de location-accession, des loyers des bâtiments d’habitation des fermages et des baux ruraux. 

Comment calculer le nouveau loyer ?

Le loyer est révisable tous les ans à la date anniversaire du contrat de bail. Le propriétaire ou l’agence immobilière qui gère le bail se base sur le montant du loyer en cours, l’IRL du trimestre de référence et l’IRL du même trimestre de l’année précédente. La formule de calcul est la suivante : 

Nouveau loyer = loyer en cours X IRL du trimestre de référence / IRL du même trimestre de l’année précédente.

Par exemple pour un contrat de location signé le 1er février 2021 dont le loyer s’élève à 800€, la révision du loyer au 1er février 2022 se calcule comme suit : 800 X133.93/130.69 soit 819.83 €.

Les aides disponibles en cas de difficultés

L’augmentation du prix du loyer conjuguée à la perte de pouvoir d’achat due à l’inflation peut amener certains ménages à des difficultés financières. En cas de problèmes pour verser son loyer, il existe des solutions. La première d’entre elles est de contacter immédiatement son bailleur pour négocier avec lui un plan d’apurement de la dette sous la forme d’un échéancier. 

La deuxième solution est de se rapprocher de la Caf pour savoir elle peut consentir à prendre en charge le loyer impayé moyennant un remboursement échelonné. Elle pourra aussi peut-être proposer l’allocation de logement familial à défaut de l’APL. Cette aide est destinée aux allocataires de prestations familiales, elle prend en charge une partie du loyer.

Enfin, les salariés du privé et les moins de 30 ans peuvent avoir recours à la garantie Visale via l’organisme Action logement. Cette garantie vise à payer les dettes de loyers impayés dans la limite de 36 mensualités, comprenant les 3 ans du bail et les reconductions. Les étudiants quant à eux ont droit à 9 mensualités. 

Enfin, en cas d’échec, il est encore possible de rencontrer un juriste de l’ADIL (Agence départementale d’information sur le logement) gratuitement au service « SOS loyers impayés ». Le Fonds de solidarité pour le logement (FSL) peut également être saisi.