Dès le premier jour de février 2026, les Français verront leur quotidien financier se modifier sur plusieurs fronts. Entre ajustements des taux d’épargne, révisions des prix de l’énergie et modifications des services de transport, ce mois marque un tournant dans l’organisation budgétaire des ménages.
Les produits d’épargne voient leurs taux réajustés
Les détenteurs de livrets réglementés devront s’adapter à une nouvelle donne. Le taux de rémunération du livret A descend à 1,5 %, contre 1,7 % auparavant. Cette évolution touche également le LDDS qui suit la même trajectoire. Quant au LEP, réservé aux foyers aux revenus modestes, sa rémunération passe de 2,7 % à 2,5 %. Les autorités justifient ces ajustements par l’évolution du contexte économique et la stabilisation de l’inflation sur les derniers mois. Cette baisse, bien que significative pour les épargnants, reste en phase avec la dynamique générale des prix à la consommation observée récemment.
L’énergie affiche des signaux encourageants
Du côté des factures énergétiques, la tendance s’inverse favorablement. Les abonnés à l’électricité bénéficieront d’une diminution notable de la contribution tarifaire d’acheminement, qui passe sous la barre des 16 %. Cette mesure se traduit par une économie annuelle d’environ dix euros pour un foyer moyen. Les professionnels gros consommateurs, notamment les artisans boulangers, pourraient économiser jusqu’à deux cents euros sur l’année. La CRE a également proposé une baisse supplémentaire de 0,83 % sur les tarifs électriques, en attente de validation gouvernementale. Le gaz suit une trajectoire similaire avec des ajustements tarifaires à la baisse.
Les services bancaires n’échappent pas aux hausses. Les établissements financiers appliquent une augmentation moyenne de 3 % sur les frais de gestion des comptes et des cartes. Cette progression, nettement supérieure au taux d’inflation actuel, concerne principalement les frais de tenue de compte et les opérations de retrait dans les distributeurs externes. Les organisations de défense des consommateurs pointent cette disproportion alors que le contexte économique général s’améliore. Parallèlement, les sociétés autoroutières appliquent une hausse modérée de 0,86 % sur leurs tarifs de péage, marquant un ralentissement par rapport aux années précédentes.
À compter du 7 février, les passagers aériens devront suivre une nouvelle procédure en cas de litige. Avant toute action en justice concernant un refus d’embarquement, une annulation ou un retard conséquent, la saisine du médiateur Tourisme et Voyage devient obligatoire. Cette médiation préalable vise à désengorger les tribunaux et favoriser des résolutions amiables des différends entre compagnies aériennes et voyageurs.
Ces modifications interviennent dans un contexte où l’économie française cherche son équilibre entre soutien au pouvoir d’achat et ajustements nécessaires dans différents secteurs. Les mois à venir permettront d’observer l’impact réel de ces mesures sur les budgets des ménages, particulièrement pour ceux qui cumulent plusieurs de ces postes de dépenses. La vigilance reste de mise pour les consommateurs qui devront peut-être réorganiser leurs priorités budgétaires face à ces évolutions contrastées.