La Commission de régulation de l’énergie vient d’annoncer une évolution favorable du prix repère du gaz pour février. Cette référence mensuelle, qui guide les consommateurs dans leurs choix d’offres depuis la disparition des tarifs réglementés, enregistre une diminution pour le troisième mois consécutif. Mais cette baisse suffira-t-elle à compenser les récentes hausses de l’abonnement ?
Des tarifs en baisse pour tous les usages
Pour les zones couvertes par GRDF, qui représentent 95% du territoire national, le kilowattheure destiné à la cuisine et à l’eau chaude s’affichera à 0,129 euro le mois prochain, contre 0,132 euro actuellement. La diminution atteint près de 2,5%. Les ménages utilisant le gaz pour se chauffer bénéficieront d’une baisse encore plus marquée, avec un tarif qui chute à 0,099 euro par kilowattheure, au lieu de 0,102 euro en janvier. Cette réduction de 3,3% permet même de repasser sous le seuil symbolique des 10 centimes, un niveau qui n’avait plus été observé depuis juin 2024.
Cette évolution s’explique principalement par la détente des marchés de gros européens. Les stocks de gaz du continent affichent des niveaux rassurants pour la saison, tandis que la diversification des approvisionnements continue de porter ses fruits. Les références de coût d’approvisionnement, qui reflètent les prix sur le marché de gros, orientent ainsi la tendance à la baisse.
Des économies variables selon votre profil de consommation
Les foyers ayant souscrit une offre indexée au prix repère devraient constater une diminution de leur facture dès le mois prochain. Pour un consommateur qui se chauffe au gaz et utilise environ 1 416 kilowattheures mensuels, l’économie devrait avoisiner 5 euros par rapport à janvier. Sur l’année, cela représente une réduction d’environ 40 euros pour les profils chauffage. Les petits consommateurs, en revanche, ne verront qu’une différence minime sur leur quittance mensuelle.
L’abonnement, quant à lui, ne bouge pas en février après avoir connu une augmentation significative de 13 euros par an en janvier. Cette hausse du coût fixe vient donc atténuer les bénéfices de la baisse du prix variable pour de nombreux ménages. La méthode d’indexation employée par votre fournisseur influencera également le montant exact de votre économie, certains appliquant la référence uniquement sur une partie de leurs tarifs.
Les consommateurs résidant dans des zones desservies par des Entreprises locales de distribution connaissent un prix repère spécifique. Les écarts de coûts d’infrastructure et commerciaux entre ces territoires et la zone GRDF justifient ces différences tarifaires. Plusieurs grandes villes françaises sont concernées par cette particularité.
Au-delà de février, le répit risque d’être de courte durée. La Commission a déjà validé des ajustements pour le transport et le stockage du gaz qui entreront en vigueur au printemps. Dès avril, les tarifs d’acheminement subiront une hausse moyenne de 3,4%, tandis que les revenus autorisés des infrastructures de stockage seront revus à la hausse pour financer la sécurité du système et les efforts contre les fuites de méthane. Ces évolutions pourraient entraîner une augmentation du prix final d’environ 0,3% dès le deuxième trimestre.
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