Micro-crédit ou mini-crédit : que choisir pour faire face à une difficulté financière ?

Pour faire face à une dépense imprévue ou une fin de mois difficile, les Français ont de plus en plus recours aux crédits rapides de faibles montants. Depuis février 2022, le montant du micro-crédit est passé à 8 000€ remboursables sur 7 ans. Il ne faut pas le confondre avec le mini-crédit ou crédit express dont les modalités sont peu régulées. 

Le micro-crédit : un prêt à vocation sociale

Le micro-crédit a été conçu pour les personnes exclues du prêt bancaire classique en raison d’une situation professionnelle instable ou d’une situation financière précaire. Pour y prétendre, le demandeur doit pouvoir justifier d’un projet d’insertion sociale (passer son permis de conduire par exemple pour accéder à l’emploi) ou professionnelle (formation, achat d’un ordinateur, achat d’une voiture) mais pas seulement. Il peut aussi s’agir de l’amélioration de son logement ou de soins de santé mal remboursés. 

Ce prêt limite les frais : les taux d’intérêt varient de 1.5 à 4%, aucun frais de dossier n’est facturé à l’emprunteur. En cas de difficulté de remboursement, la durée du micro-crédit peut être allongée à tout moment jusqu’à atteindre 7 ans au maximum. 

Le micro-crédit est délivré par les banques mais il faut obligatoirement passer par une association telle que les maisons pour l’emploi, les régies de quartier, les CCAS (centres communaux d’action sociale) ou encore l’ADIE (Association pour le droit à l’initiative économique) pour faire sa demande de prêt. Un accompagnateur social est alors désigné comme intermédiaire entre la banque et l’emprunteur. Il sera à leurs côtés jusqu’au remboursement complet du prêt. 

Bon à savoir : le micro-crédit est garanti par l’état, la banque est donc protégée de tout risque d’impayé.

A ne pas confondre avec le mini crédit

Le mini-crédit peut être souscrit par toute personne solvable. Il est caractérisé par son faible montant, entre 100 et 2 500€, remboursable sur une durée très courte, en général 3 mois. Il permet de boucler une fin de mois difficile ou une facture imprévue. Ce prêt est davantage assimilé à une facilité de paiement, il s’obtient d’ailleurs en 48 heures, parfois moins. Toutefois, il faut se méfier du coût. Un découvert bancaire autorisé est souvent moins cher en regard du montant emprunté et de la durée de remboursement. Le taux annualisé peut ainsi atteindre entre 21% et 2 234% ! Et pour disposer de l’argent en moins de 48 heures, il faut payer l’option « express », facturée jusqu’à 40€ selon les acteurs du marché. De plus, le prêt est accordé sans justificatif à fournir. Certains vont jusqu’à demander l’accès au compte bancaire pour vérifier la solvabilité du demandeur. Face à ses dérives, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a tenu à rappeler en date du 1er avril 2022 deux règles de vigilance avant de se lancer dans ce type de prêt : vérifier que l’organisme de prêt est bien enregistré au Registre des agents financiers (Regalfi) et que les coûts respectent bien la réglementation sur l’usure.